ChangeNow - Futur CES / VivaTech des innovations écologiques et sociales au Grand Palais

Les années 2020 sont celles de l'action et plus seulement de l'évangélisation. ChangeNow y fait écho en devenant l'événement incontournable de toutes les innovations sociales et environnementales. (English version - Voir aussi article sur les innovations dans l'économie circulaire et les innovations au CES Las Vegas : IA, IoT, Sustainability...)

 

Installée au Grand Palais après  2 ans à Station F, ChangeNow va désormais pouvoir être The Place to Go comme le CES Las Vegas pour l'innovation technologique, le Mobile World Congress pour les innovations mobiles et digitales (B2B) auxquelles je participe depuis plus de 5 ans.

 

A la différence du CES où la Tech for Tech prime, ChangeNow donne du sens à la tech et plus largement à l'innovation notamment sociale et économique. Il promeut des solutions innovantes, "scalables" à grande échelle, pérenne sur le plan économique qui répondent à un des 17 objectifs de développement durable (ODD ou Sustainable Development Goals, SDG) définis par l'ONU.

 

Quel serait le futur avec ChangeNow ? Nous pourrions imaginer un monde où se nourrir contribuerait à améliorer notre planète plutôt que de la mettre en péril, où les matériaux utilisés seraient réutilisables sans polluer, où le transport utiliserait le vent plutôt que le pétrole, où les produits seraient conçus pour être facilement réutilisés et leurs impacts négatifs neutralisés, où les déchets deviendraient des ressources pour émerveiller les enfants.

 

Ce sont en réalité les 6 innovations qui m'ont le plus interpellé à ChangeNow.

  • Planctonid a développé une nouvelle forme d'agriculture fondée sur les micro-algues capables d'absorber 180 fois plus de CO2 que les arbres pour la même surface et de rendre vivables des eaux truffées de nitrates .
  • Paptic produit des emballages à base de résidus de bois remplaçant le plastique utilisé pour les sacs et emballages.
  • Neoline a créé son premier cargo à voile pour transporter le fret (280 conteneurs) avec une première ligne en 2021 entre Saint-Nazaire et Baltimore.
  • Resortecs produit un fil à coudre qui se dissout à haute température tout en étant lavable et repassable. Cela permet très facilement de décomposer un jean en ses différents éléments (textile, boutons, tirettes...) et d'en créer un ou de le réparer beaucoup plus facilement.
  • Planetcare a développé un filtre pour les machines à laver pour que les microfibres provenant en particulier de nos vêtements synthétiques ne polluent pas nos rivières et océans.
  • Ocean Sole Africa transforme les tongs jetées par les touristes en " peluches " multi-colores.

Il y a bien d'autres innovations citées ci-dessous : le vrac par Jean Bouteille, les moteurs électriques à énergie solaire (Saurea), les bateaux dépolluant les rivières de The Ocean Cleanup... 

Sommaire

Il y a 3 articles, le 2e est consacré à l'économie circulaire (le transport / la logistique, l'emballage, l'usage, le recyclage/la réutilisation, le compostage, la dépollution) et le 3e sur l'énergie, la biodiversité et l'eau.

(Liens directs vers les parties de l'article)

Urgence à agir

Il y a urgence pour les grands groupes et entreprises à investir dans ces domaines et avoir des modèles économiques "sustainable" (sinon elles perdent au minimum 50% des talents). Il faut désormais les financer, industrialiser, les solutions, les déployer.


Un bon signe est la venue de plus de politiques à ChangeNow qu'au #CES2020 (Muriel Pénicaud, Brune Poirson, Kat BorlonganLise Kingo de l'ONU), de personnalités comme Nicolas Hulot, Tony Estanguet (pour Paris 2024) et de beaucoup de personnes de l'écosystème digital. Ce ne sera pas de trop pour accélérer le changement vers des modèles durables.

 

L’Europe a aussi promu son initiative JEDI, Joint European Disruptive Initiative pour attaquer des problèmes comme les micro-plastiques, les pesticides... et éviter qu'on se retrouve en tenaille entre Trump s'il est réélu et Xi Jinping

Paradoxes

Je souhaite aussi soulever plusieurs paradoxes, celui de The Explorers qui a filmé avec des images superbes notre planète pour donner envie de la sauvegarder mais qui pour les montrer doit faire la pub pour la 8K de Samsung (dont le streaming vidéo consommera beaucoup d'énergie).

 

Je suis confiant avec Roberto M. de Samsung que les choses vont bouger aussi chez eux d'autant qu'ils sont intéressés d'échanger avec Emmanuel Faber, PDG de Danone afin de mettre en place un diagnostic et les mesures en ligne avec les 17 SDG. L'ONU en collaboration avec B Corp en mis en place SDG Action Manager, un outril permettant à chaque entreprise de se mesurer par rapport à ces objectifs)

Une amie m'a alerté sur l'utilisation de gobelets recyclables dans les talks de ChangeNow. Faut-il alors utiliser des gobelets réutilisables ?

 

Comme dans un grand nombre de cas, ça dépend (ici du nombre de réutilisations, de la matière...) ! Le plus simple est d'une part de mesurer et de réduire les impacts écologiques en fonction du contexte. Difficile de demander à chaque intervenant de payer une consigne avant de boire de l'eau.

Dernier paradoxe, en voulant faire mieux, on fait moins bien.

 

L'exemple le plus criant est Ecoams Planet qui vend des élastiques recyclables pour réduire la taille de l'espace occupé par les bouteilles en plastique. Je vous laisse juge de la pertinence de cette solution !

 

Paper on the rocks pourrait aussi poser problème. En réduisant la consommation d'arbres pour produire du papier, ils utilisent de la pierre (provenant de déchets BTP) et des déchets agricoles.

 

Le problème est que leurs cahiers ne sont recyclables que par eux car ils mélangent les matières.

Innovations Economie Circulaire

L'économie circulaire repose sur des équations simples pour qu'elle soit pérenne économiquement. Pour le recyclage d'un produit, le coût logistique et de traitement d'un produit à recycler doit être inférieur au coût de la matière vierge pour un même niveau de qualité.

 

Pour la réutilisation, le coût logistique et de traitement d'un produit à réutiliser doit être inférieur au coût de la matière vierge, de production et logistique pour un même niveau de qualité et d'usage.  L'objectif est de réduire les coûts logistiques et de transports notamment en réduisant la taille des cercles.

 

D'autre part, il faut intégrer le taux de recyclage des produits recyclés et le taux de réutilisation des produits réutilisés. Le plastique par exemple ne se recycle que quelques fois (hors recyclage chimique de plus en plus en vogue qui pose d'autres problèmes) à la différence du verre et de l'acier.

 En plus du bénéfice écologique, les innovations ci-dessous ont pour objectif de réduire les coûts de recyclage et de réutilisation et d'avoir un niveau de qualité à l'usage similaire voire supérieur un produit fabriqué de manière linéaire (production -> usage -> déchet).

Production écologique

Production locale

Fruit and Food propose de partager vos excédents de fruits et légumes produits dans vos jardins.

 

Vous n'êtes pas soumis à la fiscalité des bénéfices agricoles (tolérance du fisc) si la surface de votre jardin est inférieure à 500 m2 et que votre potager est attenant à la maison.

Peas & love propose de louer des parcelles de potager communs pour moins de 40€ par mois gérées par un "community farmer" et de pouvoir récolter les fruits et légumes de la parcelle alors que Culture et compagnies (destiné aux entreprises) propose qu'un maraîcher vienne cultiver vos surfaces disponibles (si votre entreprise a des espaces verts) et vous.

 

Les produits sont vendus localement aux salariés ou peuvent l'être aussi à des AMAP locales (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), restaurant d'entreprise.

Fleurs d'ici a un mode plus classique de vente mettant en relation des producteurs locaux de fleurs (provenant en très grande majorité de l'étranger, Pays-Bas mais aussi Kenya, Équateur, Colombie ...) avec des consommateurs. Ils proposent aussi un abonnement.

 

Pour l'anecdote, ils tracent leur production grâce à la blockchain. Je ne suis pas sûr que cela vaille le coup de le mettre en avant et que la blockchain soit indispensable dans ce cas.

 

 

En direct des éleveurs vendent aussi du lait en circuit court en revanche, ils distribuent dans les supermarchés Super U et Leclerc (Ouest de la France).

 

Une des problématiques de ces structures est leur scalabilité car leur maillage local rend très difficile un développement national et international. L’objectif est de contourner le réseau des grossistes voire de détaillants. Ils ont certes de nombreux points à améliorer mais ont aussi un rôle pour structurer le marché, mutualiser les risques, faciliter la communication (évite la multiplicité d’interlocuteurs) …  La réglementation peut certainement favoriser le développement de multiples entités et initiatives de production locale en circuit court.

 

En revanche, cela me semble difficile de créer des acteurs nationaux et internationaux sur ces domaines à moins de créer de nouveaux types de grossistes sous forme de plateformes à la sauce Uber ou Amazon. Dans ce cas, on perd complètement l'esprit initial.

Produire sans entrants chimiques ou en réduisant les externalités négatives

Solubio (Brésil) fournit des solutions permettant aux agriculteurs de créer leurs propres biopesticides et biofongicides afin d'éviter l'usage de produits chimiques.

 

En les produisant localement, ils sont beaucoup plus efficaces et concentrés que s'ils étaient transportés et conditionnés (c'est une matière vivante ... !) pour une quantité adaptée.

Bioma est une entreprise suisse qui a développé des produits enzymatiques (sans OGM, sans produits chimiques et ne nécessitant pas d'équipement de protection individuelle pour s'en protéger) qui permet de réduire drastiquement l'ammoniaque (NH3) dans les fumiers ce qui par conséquent réduit l'acidification et de l'eutrophisation des milieux.

 

En France, l'agriculture contribue à hauteur de 97 % aux émissions nationales d'ammoniac dont 46 % proviennent des élevages bovins laitiers et allaitants.

Solicaz pose une délicate question car leur métier est de revégétaliser des terres exploitées. Soutenu par le groupe de luxe Kering ( Marques Gucci, YSL, Balenciaga, Boucheron... dirigé par François Pinault, qui à l'origine était dans le négoce de bois ... ;) ).

 

Solicaz permet de revégétaliser par exemple des mines d'or n'utilisant pas de cyanure ou de mercure (ce dernier est amalgamé avec l'or pour faciliter l'extraction d'or mais les vapeurs de mercure sont extrêmement toxiques d'où d'ailleurs son interdiction dans les thermomètres).

 

 

 

Y a-t-il un risque d'effet rebond ? Sachant qu'on peut revégétaliser, va-t-on plus exploiter les ressources naturelles ?

Planctonid proposerait la solution idéale ... des photo-bioréacteurs remplis de micro-algues.

 

Se fondant sur une bibliothèque de plusieurs dizaines de milliers de micro-algues différentes, ils sont capables selon l'intrant (l'eau naturelle, azotée, phosphorée, polluée et même des métaux lourds), le CO2 et la lumière, de les transformer en produits alimentaires (les micro-algues séchées et mises en poudre) pour nourrir des élevages, de servir de complément alimentaire pour un impact écologique bien moindre (dont aucun dégagement de méthane) et me de réaliser des bio-plastiques.

Pour une surface équivalente, ces micro-algues pourraient capter 180 fois plus de CO2 que des forêts. La difficulté est d'industrialiser le processus de production car les micro-algues doivent être consciencieusement choisies, cultivées à la bonne température avec les conditions lumineuses adéquates.

 

Compte tenu de leur multiplication, il faut gérer leur récupération ainsi que le cycle de l'eau. On ne peut pas par exemple les mettre dans une cuve transparente et attendre qu'elles se multiplient car les microalgues au centre ne peuvent survivre n'ayant plus accès à la lumière. Planctonid a passé le cap de l'industrialisation, ils traitent en pilote des eaux usées à Saint-Nazaire (et réduit l'eutrophisation des rivières) et a construit une usine visitable à Alicante en Espagne 

Planctonid a choisi des plaques verticales types verre à double vitrage. Sunoleo propose aussi des photobioréacteurs plus petits pour produire de la biomasse en revanche ils utilisent des cuves intégrant des puits de lumière. Selon moi, il y a plusieurs problèmes à ce dispositif, la lumière absorbée par les micro-algues est différente selon leur emplacement, distance par rapport au puits de lumière et profondeur dans la cuve.

 

Je suis aussi un peu circonspect sur le mode de récupération des micro-algues par un système de vidange. Nous verrons...

 

En tout cas, il est évident, que nous basculerons d'ici quelques années du traitement chimique vers un traitement biochimique avec les micro-algues, mais aussi les enzymes et bactéries. Les Dupont de Nemours, BASF et consorts devraient a priori massivement investir puis basculer dans ce domaine. Il est aussi fort probable que des industriels s'amusent à modifier génétiquement les éléments biologiques pour augmenter leur efficacité et leur champ d'utilisation pour le meilleur et ... pour le pire. (NB : Planctonid n'apporte aucune modification génétique à ses microalgues). .

 

 

 

Pour la faim, il y avait évidemment des burgers sans viande ! HankBurgers Vegan avait installé un stand qui ne désemplissait pas sur base des Beyond Burgers, concurrent de l'Impossible Burger, présent au CES Las Vegas.

 

Ne rêvons pas, pour réaliser ces produits ultra-transformés, il faut beaucoup d'énergie, utiliser soit des organismes génétiquement modifiés (ex : le soja léghémoglobine ou hème, qui donne la texture et le goût de la viande aux Impossible Burger) ou d'autres produits interdits aux animaux (selon INRAE). Pour la viande artificielle, non seulement elle est extrêmement coûteuse mais en plus les bénéfices environnementaux sont très réduits.

Si jamais vous adorez le quinoa, n’oubliez qu’il provient à 80% de Bolivie et du Pérou, le reste provenant de l'Equateur, des États-Unis et de la Chine.

 

Saluons néanmoins la production de quinoa en Anjou dans le Maine-et-Loire 😊

Selon le rapport du GIEC, 80% de la déforestation est générée par l'agriculture principalement à cause de l'élevage industriel & la culture du soja pour l'alimentation animale (63 % de la déforestation en Amazonie).

 

Le système alimentaire mondial contribue jusqu'à 30 % aux émissions mondiales totales de gaz à effet de serre (2007-2016), principalement à cause de l'élevage du bétail (14,5%), la culture du riz et l'épandage d'engrais. 

Pour avoir une vision équilibrée de l'impact de l'élevage sur notre planète, je vous conseille aussi la lecture de cet article de l'organisme public l'INRAE, l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

 

Quelques exemples : 86% de l’alimentation mondiale des animaux se composent d’aliments non consommables par l’homme (feuilles, herbes…), 13% de grains et 1% de soja, manioc…, l’élevage utilise majoritairement des terres non cultivables (dites non arables : prairies, montagnes, steppes…).

 

En revanche, en calculant les surfaces dans les camemberts, on s’aperçoit que l’élevage représente environ 40% des terres cultivables …

 

Produire avec des intrants écologiques

Nous utilisons immodérément des colorants. Or leur production provient souvent de composés chimiques ( les colorants azoïques représentent 60-70 % de la production et certains sont toxiques et mutagènes).

 

Pili crée des colorants biodégradables mais résistants aux lavages grâce à des micro-organismes analogues aux levures utilisées pour fabriquer la bière, le pain. Ils consomment 5 fois moins d'eau, produisent 10 fois moins de CO2...

Pour remplacer le plastique, Paptic (vidéo) produit des emballages à base de résidus de bois.

 

Il résiste aux déchirures et à l'humidité à la différence du papier et est recyclable et réutilisable à la différence des plastiques utilisés pour les emballages.

De manière plus anecdotique en termes d'impact, Krown.Bio fabrique des objets de décoration à partir de mycélium (racines de champignons) et de déchets agricoles. 

 

Luma Arles transforme grâce à l'impression 3D des algues en lampes, bocaux ...

 

Marine Innovation utilise aussi des algues et d'autres sous-produits (mélasse d'huile de palme...) pour fabriquer des emballages, boîte à oeufs, cales dans les packagings.

 

Lactips propose des granulés thermoplastiques grâce à des protéines de lait. Ses emballages sont biodégradables et même comestibles et pourraient remplacer de nombreux sachets (riz, détergents...)


Enfin, l'éco-conception est aussi anticiper et faciliter le désassemblage de son produit. Resortecs fabrique des fils qui se dissolvent sous la chaleur et qui permettent de désassembler des vêtements en leurs différents composants tout en étant lavable, repassable.

 

Cela permet très facilement de décomposer un jean par exemple en ses différents éléments (textile, boutons, tirettes...) et d'en créer ou réparer un nouveau beaucoup plus facilement. Il y a trois types de fils qui se dissolvent à des températures différentes. Un à 190°C pour les vêtements qui se repassent, un autre à 170° et 100°C pour les tricots.

 

La température de repassage est certes supérieure à 200°C mais comme le fer à repasser ne passe pas nécessairement longtemps sur les fils et que la température se diffuse dans le tissu, les tests actuels n'ont pas montré qu'ils se dissolvent. A l'inverse, la température de dissolution ne peut être trop élevée pour éviter que les vêtements brûlent !

Démarche

Voilà pour la première partie de ce guide de ChangeNow qui en comportera encore bien d'autres (ça prend du temps de l'écrire !).

 

La démarche est celle que j'utilise pour analyser les startups et innovations au CES Las Vegas depuis quelques années (cf. debrief 2020, 2019, 2018), fondée sur de nombreux échanges avec les startups, entreprises, une veille technologique, la lecture de nombreux articles et ouvrages... D'autre part, je cherche à remettre en perspective les innovations par rapport à d'autres solutions, en tenant compte de leur viabilité économique et de leurs impacts sociaux et environnementaux (je réalise des expertises à 360° de startups et innovations pour la BPI).

Modèle économique

Comme toutes les entreprises citées ci-dessus, j'ai aussi un modèle économique. Mes écrits sont accessibles gratuitement.

 

Je réalise pour des entreprises, des missions pour "sourcer" des innovations (ChangeNow, CES Las Vegas, MWC mais potentiellement toutes les startups et innovations internationales), les évaluer, concevoir et construire des solutions avec les partenaires développant ces solutions qui répondent aux problématiques des entreprises clientes et les déployer.

 

Aujourd'hui, la plupart de mes missions concernent de nouvelles technologies comme l'IA, l'Internet des Objets et la blockchain. L'article suivant présente le projet que j'ai réalisé pour déployer des robots collaboratifs dans une entreprise de mode. Je m'étends vers des projets ayant un impact environnemental et/ou social.

 

Si vous souhaitez que je réalise un débrief/conférence ou formation spécifique à vos métiers pour identifier les innovations, tendances et disruptions (Mobilité, Énergie, Santé, Economie Circulaire, Smart City, 5G, IA, Blockchain, IoT  ...) , n'hésitez pas à me contacter :)  Je pilote aussi des projets d'innovation sur ces sujets. 

 

Dimitri Carbonnelle - Fondateur de Livosphere

 

Conseil en Innovation (IA, IoT, Blockchain, Robots) - Contact (contact@livosphere.com )

Conférences, Formation, Architecte et réalisation de projets innovants :  De la recherche d'innovations, de startups à leur déploiement et accompagnement dans vos projets ( de la recherche d'innovations / nouvelles technologies au déploiement de celles-ci dans votre entreprise)