Retour du CES Las Vegas 2016 et MWC Barcelone - reconnaissance visuelle, gestuelle, IA, voiture connectée...

Le CES Las Vegas est passé il y a deux mois et le MWC s’est achevé récemment. C’est ici l’occasion de présenter les principaux produits et évolutions que j'ai remarqués dans ces deux salons.

 

En bref, concernant le CES, j’ai vu l’évolution des startups et l’arrivée de grands groupes qui adoptent soit des stratégies de startups (notamment le prototype fonctionnel présenté au CES à l’image d’Eram et La Poste) soit les accueillent (La Poste et Engie). Les startups ont mûries, les plus anciennes Withings, Netatmo, Parrot sont « plus sages » et commencent à être rejointes par de nouvelles (Giroptic, Hexo+) dont certaines tout juste sorties d’Eurêka Park (Lima).

 

Enfin, les tendances de fonds au CES sont 

  • Le développement de l'interface naturelle dans l’Internet des Objets en particulier la reconnaissance vocale et gestuelle qui vont enfin les rendre indépendants des smartphones (car il n’y a plus besoin de leur écran)
  • Les débuts de l’intelligence artificielle
  • Des produits modulaires favorisant leur réparation et évolutivité et potentiellement un nouveau modèle économique (à l’image des In-App)
  • L’apparition d’objets connectés robotisés (au-delà de la serrure connectée existant déjà).
  • Un focus sur la voiture connectée et autonome qui concentre l'ensemble de ces technologies (et qui fera l'objet d'une étude spécifique que je finalise avec Les Echos).

MWC - Mobile World Congress Barcelone

S’agissant souvent de technologies sous-jacentes au mobile et objets connectés, le MWC est moins spectaculaire (hormis les smartphones) que le CES en revanche, il permet d’anticiper sur les technologies qui seront largement répandues dans les prochaines années au CES et dans les produits.

 

Pour le MWC, les principales tendances que j’ai identifiées sont :

  • L’omniprésence de la 5G avec une promesse : la réduction du délai de latence (plus que l’augmentation du débit) qui n’arrive malgré tout qu’en 2020 au plus tôt (et vers 2023 pour IoT)
  • L’arrivée de nombreuses technologies intermédiaires (NB-LTE, NB-IoT, LTE-M…) en plus de Sigfox et Lora
  • La réalité virtuelle mise à toutes les sauces en combinaison avec des smartphones (cf Samsung et LG qui intègre un peu de modularité) ou sans smartphone (HTC Vive)
  • L’arrivée en force de Huawei avec la moitié d’un Hall qui présente des produits et solutions couvrant un champ très large autour des réseaux telcos, IoT, cloud...    

Quelques autres points :

  • L’arrivée de l'eSim, la percée de la biométrie
  • « Le quasi abandon d’AllJoyn » par Qualcomm qui rejoint OIC (Open Internet Consortium) pardon OCF (Open Connectivity Forum) !

CES Las Vegas et la FrenchTech 

CES FrenchTech

La France était particulièrement bien représentée avec ses start-ups qui représentaient près de 30 % des start-ups (128 dans l’Eurêka Park contre 32 % pour les Américains).

 

Il y avait de très nombreuses nouvelles start-ups donc Sensorwake, un réveil olfactif,  Romy (machine capable de concevoir des crèmes personnalisées en fonction de ses habitudes… et données remontées par les objets connectés de l'utilisatrice (montre et bracelet connecté, par exemple), B-sensory (sextoy connecté à des lectures érotiques), 10-Vins ( machine permettant de carafer le vin en quelques minutes), Oliba (tracker pour ne pas perdre le doudou), Bubbles ( Bulles de rechargement intégrant des beacons en B2B mais aussi en B2C  avec le PSG notamment)

Le nouveau  modèle économique : le consommable

 

La plupart des startups ont tiré la leçon de l’un des affres liés aux objets connectés, leur modèle économique.

 

L’effet ciseaux peut être fatal entre la baisse des prix des produits et la hausse des coûts des services liés aux objets connectés (support, hébergement, sécurisation…) qui ne peut être compensé par des ventes de services qu’un nombre marginal de consommateurs sont prêts à payer. La seule solution en B2C (hors B2B comme marque blanche, OEM, co-branding..) est la vente de consommables qui a été la vache à lait de fabricants comme HP pour les imprimantes ou Nespresso.

 

Sensorwake vend des capsules de parfum créées par Givaudan, société suisse, leader mondial de l’industrie de la parfumerie et des arômes, 10-Vins vend des flacons de vin spécifiques à D-Vine (la machine) et authentifiés par NFC (un flacon par verre), Romy vend ses dosettes de cosmétiques, B-Sensory vend les livres électroniques. Bubbles a lui un modèle économique fondé sur le B2B soit la location à des CHR Cafés Hotels Restaurants, magasins soit des partenariats avec des marques qui peuvent proposer leurs produits via des notifications push (ex : produits L’Oréal chez des coiffeurs ou des produits licenciés du PSG pour des Bubbles vendus au grand public), Breazit devenu Lumière pour le diffuseur connecté d’huiles essentielles.

 

Prynt (Polaroid pour smartphones) et encore avant Kolibree (avec ses brossettes) avaient initié le mouvement (cf debrief du CES 2015)

Les startups deviennent des scale-ups.

 

L’Eurêka  Park, Mecque de l’innovation n’accueille les startups normalement que deux ans de suite ce qui présente un double intérêt : un prix pour un stand nu d’environ 1000 USD  et la certitude d’avoir tous les médias, politiques, distributeurs passer près de votre stand.

 

L'année d'après il est possible d'aller à l’Eureka Park Next, plus cher environ 6000 USD mais moins couru (Holî y était après quelques années sur Eurêka Park ;)

 

Le grand saut, ce sont les autres Halls, pour beaucoup South Hall où sont notamment  les Parrot, Withings, Netatmo et consorts …  Giroptic (Caméra 360¨) et Hexo+ (drone suiveur avec caméra) étaient déjà en dehors de l’Eurêka Park l’année dernière. En revanche, c'était une première pour Lima (NAS / stockage de données) et le coût supérieur (10 000 USD pour le stand nu aux alentours de 30 000 USD pour l’installation …)

 

L’année prochaine ce sera très intéressant de voir les startups françaises qui ont réussi à rentrer dans le grand bain sachant qu’en 2014, il y avait une trentaine de startups de la FrenchTech à Eurêka Park, en 2015, 67 et 128 en 2016.

 

En reprenant le debrief que j’avais fait du CES 2014, j’ai retrouvé parmi les nouvelles startups Kolibree (brosse à dents), Mother de Sen.se (racheté), Medissimo (chez La Poste) dans les grands halls du CES 2016.

 

Ceux qui n’étaient pas au CES sont Okidokeys (racheté par Somfy), Cityzen Science, ISKN (stylo), Meg (pot de fleurs), BodyCap (thermomètre sous forme de pilule à ingérer). Signée (boîte aux lettres connectée) n’était pas lui à Eurêka.

 

Il y aura certainement un gros taux de chute l’année prochaine ce qui est normal pour des startups mais aussi beaucoup de scale-ups.

Les Usual Suspects : Parrot, Withings, Netatmo (ci-contre photo des produits CES 2015)

 

Les Usual Suspects des objets connectés au CES sont Parrot, Withings et Netatmo et ils ont été nettement plus sages que l’année dernière

 

L’année dernière, les Withings et Netatmo avaient fait feu de tout bois en matière d’innovation en lançant chacun une caméra Home et Welcome en même temps que Myfox et Awox. Cela constituait une vraie rupture en ouvrant une nouvelle catégorie de produits pour eux sur un marché, il est vrai, en très forte croissance mais très concurrentiel (cf Nest Cam ex DropCam, Logitech, Xiaomi…). Withings a en plus lancé sa montre connectée Activité et Pop, aussi un nouveau marché pour Withings.

 

Pour Withings, cette course à l’innovation qui s’est traduite en multiplication de produits et catégorie de produits a dû représenter un vrai challenge. Cela s’est sans doute répercuté sur les produits qui ont eu pas mal de défauts de jeunesse (Aura, Pop et Home) et sur un risque de brouiller l’image de la marque centrée sur le bien-être et la santé et qui s’étend sur le « lifestyle » avec sa montre Activité et la sécurité (caméra qui intégrait un capteur de CO2 …)

 

Netatmo créait aussi une nouvelle catégorie avec sa caméra Welcome en intégrant une fonction de reconnaissance faciale embarquée (et non dans le cloud).

 

Parrot l’année dernière lui avait lancé H2O, son pot de fleurs connecté (plus une version avec bouteille d’eau après son Flower Power du CES 2014) et ses mini-drones Bebop. (cf Article sur mes prédictions sur Parrot en 2016)

En 2016, restons sages

 

Cette année, tout le monde a été plus sage. Netatmo a décliné sa caméra intérieure en une version extérieure capable de reconnaître si un animal, un véhicule ou une personne est passé devant. C’est une bonne extension de gamme tout en gardant une cohérence dans les produits (avec la reconnaissance visuelle)

 

Withings revient à ses premières amours le bien-être et la santé avec des produits nettement plus simples que les années précédentes : un thermomètre connecté et un tracker d'activité utilisant l(e-Ink pour accroître fortement l’autonomie.

 

Parrot a lui choisi de développer Disco, une aile volante, première du genre mais dans la continuité de ses drones (avec des sensations différentes comme un planeur versus un hélicoptère).  

Même si Mother de Sen.se n’est au CES que depuis 2 ans et a été racheté, de par sa figure emblématique, Rafi, il est intéressant de voir son évolution.

 

J’avais été très sceptique sur le succès de Mother à son lancement où je disais que vendre Mother était un peu comme vouloir grimper l’Annapurna par la face Nord et que Rafi était le Michel Herzog des objets connectés (ce qui rétrospectivement a du vrai)  (cf CES 2014). Il est très difficile de vendre un produit générique quand un marché commence à décoller. C‘est un peu comme vendre un couteau-suisse à quelqu’un qui n’a jamais vu de couteaux et de miser sur le fait que le marché des couteaux suisses dépassera celui des couteaux normaux.

 

Cette année, Sen.se a fait deux pivots majeurs, il a créé des Peanuts (ex Motion cookies en couleur) spécifiques à des usages et il a permis d’utiliser le Peanut sans passer par la Mother (communication en 868 Mhz propriétaire avant, remplacé sur le Peanut par une connexion Bluetooth).

 

Il a aussi créé une catégorie d’usages pour les seniors avec la Silver Mother. Je devine que la prochaine version intégrera du Sigfox pour se débarrasser complètement du fil à la patte du smartphone afin de savoir si Mamie a bien pris ses médicaments sans qu’elle ait nécessairement le Bluetooth activé sur son iPhone 6s ou Samsung G7 !

 

On verra si cela sera suffisant pour attirer les clients...

Les grands groupes et marques

 Accueil des startups

 

De nombreux groupes et marques ont fait leur premier pas au CES avec différentes stratégies.

 

Au préalable, saluons La Poste qui était déjà fortement présente l’année dernière et a fait coup double en présentant Domino, son premier objet connecté et en invitant startups ( dont Medissimo, Netwyse Labs avec le Gablys, Sensing Labs…) et groupes (Atol, Malakoff Médéric, Legrand) et en créant des scénarios et applications combinant les différentes solutions de chaque entreprise via son Hub domotique.

 

 

 

 En plus de leurs solutions, Engie accueillait aussi de nombreuses start-ups (installé à l'Eurêka Park ! ce qui était assez inhabituel),

 

Dassault Systèmes a fait son premier CES ainsi que Airbus qui, vu son stand ressemble à une jeune startup inexpérimentée qui n'a pas réussie à se caser à Eurêka Park (c'est une des divisions allemande qui y était).

 

 

Legrand n'avait aucun stand mais était une peu partout (La Poste, Zigbee Alliance...), 

Les partenariats grands groupes et startups

 

Engie a aussi développé une stratégie de partenariat avec Netatmo.  Il distribue son thermostat connecté mais a développé un thermostat propre (qui a gagné un Award) et qui ressemble très fortement à celui de Netatmo (forme, e-ink, taille...)

 

Domino Pizza a aussi fait son bouton connecté par Flic qui permet d’acheter sa Pizza directement. 

 

C'est une tendance de plus en plus forte que les partenariats entre grands groupes et startups qui généralement se font à trois niveaux :

  • partenariat commercial, le grand groupe vend des objets connectés d'une startup pour innover et surtout fidéliser ses clients
  • partenariat type OEM, la startup réalise son produit en marque blanche pour le grand groupe qui le revend sous sa marque (Domino Pizza / Flic, probablement thermostat d'Engie et Netatmo)
  • partenariat technologique où une startup intègre dans un produit du grand groupe des éléments de sa technologie (ex: Ticatag intégrant sa puce de localisation Bluetooth dans les lunettes Atol)

C'est une vraie opportunité  pour les startups d'objets connectés car elles peuvent s'appuyer sur un partenaire qui a déjà des clients et qui cherche à travailler avec des startups pour commencer à se transformer et intégrer la vague digitale.

 

Parmi Parrot, Netatmo et Withings, seul Withings a très peu utilisé ce levier B2B. Parrot l'a fait dès son origine depuis longtemps dans sur le marché OEM de l'automobile et se développe de plus en plus en B2B avec ses drones, sur des secteurs comme l'agriculture (cf article sur Prédictions 2016 pour Parrot). Netatmo en plus de son partenariat avec Engie, s'est aussi associé avec EDF (filiale Luminus en Belgique, filiale Cham, spécialisée dans la maintenance des chaudières gaz ou fioul), a Legrand parmi ses investisseurs.

 

 

 

Withings a fait une "opération commerciale" avec Axa, il propose aussi aux entreprises d'utiliser leur Pulse pour faire des challenges intra-entreprise pour stimuler l'activité de leurs employés, travaille avec des hôpitaux français (comme Georges Pompidou) et étrangers et réalise des projets de recherche avec eux.

 

A ma connaissance, Withings a pris le parti de ni faire de marque blanche ou co-branding ni de faire de partenariat industriel ou commercial avec un acteur.

 

 

 

Selon moi, il y a deux opportunités que Withings auraient pu poursuivre,

  • tout d'abord développer beaucoup plus de services comme l'a fait Visiomed en rachetant MIS (analyse prédictive de pré-diagnostic médical fondé sur l'intelligence artificielle) et en proposant non seulement du diagnostic médical mais aussi pour proposer une mise en relation avec des docteurs ou une plateforme médicale (cf Article sur les objets connectés et la santé à la suite de l'émission sur France Culture).
  • intégrer la technologie et leur savoir-faire dans les montres connectées en particulier pour les industriels de l'horlogerie qui lors de la sortie de Withings Activité ont dû certainement les solliciter

Nous verrons dans les mois et années prochaines pour voir comment le modèle économique de Withings évolue car aujourd'hui il est bâti sur la vente en B2C de produits alors que

  • les prix sont en forte chute,
  • qu'il y a une concurrence féroce de nouveaux acteurs comme Fitbit qui ont raflé la mise sur le plan mondial (24% de PDM des Wearables devant Apple) et qui malgré cela a chuté de près de 20% en bourse fin février et
  • la concurrence d'acteurs traditionnels comme Terraillon qui représente une part de marché accrue sur la marché des balances en particulier ou de nouveaux acteurs comme Under Armour, marque de sport (textile et chaussure) qui présente des solutions complètes

En revanche, il ne faut pas oublier que la priorité de Withings n'est pas le marché français qui doit représenter moins de 15% de leur CA, mais les Etats-Unis sur lesquels ils ont un fort potentiel de croissance.

 

Les grands groupes deviennent de plus en plus "Startup-friendly". Elles acceptent que les startups puissent collaborer avec leurs concurrents voire les y incitent (sinon cela réduirait d'autant leur marché).

Swarovski et Misfit

 

Néanmoins, la collaboration qui m’a le plus frappé est entre Swarovski et Misfit.

 

Ils ont crée ensemble un capteur d'activité sans batterie et avec une surface tactile qui a une autonomie d’une journée après être exposé à de lumière artificielle pendant 5 minutes. Le métier de base de Swarovski est de couper du cristal avec une extrême précision.

 

Grâce à son expertise, il a été capable non seulement faire un bijou, capteur d’activité à base de cristal, mais surtout de couper un cristal qui quel que soit son orientation est capable de concentrer la lumière reçue sur le cristal sur un point où est situé une cellule photovoltaïque qui génère l’énergie nécessaire au capteur. Misfit fournit la partie électronique.

 

Enfin, petit souvenir, voici un dernier usage qui rappellera à certains les prestations musicales de Jean-Michel Jarre il y a quelques années mais pour un prix nettement  inférieur ;) ainsi que le premier instrument électronique datant de 1919 par Léon Theremin (inventeur aussi du système d'écoute Bourane, (précurseur du micro espion laser).

Grandes Marques - Prototypes et Services

 

Les marques ont aussi compris que l’intérêt du CES était celui de tester des prototypes qui peuvent ensuite être déployés durant l'année. 

 

Les avantages sont multiples, cela permet de tester l’appétence des clients, distributeurs sur un produit sans nécessiter à ce stade de l’industrialiser. C’est aussi un très fort vecteur de communication en externe et en interne en matière d’innovation.

 

Les deux exemples majeurs sont Domino, le bouton connecté de la Poste et Eram, la chaussure multicolore connectée. Il est encore en phase de prototype (le prototype est fonctionnel avec une application pour les clients et les facteurs. Il est connecté en Sigfox (avec une antenne (base station) dédiée pour le CES !). Il devrait être testé avant juin. Coup de chapeau à Pierre, son designer, il a réussi le tour de force de garder le logo de la Poste ovale plutôt que de le rendre rond. La pression du doigt n'est pas également répartie sur une surface ovale ce qui crée à la longue des contraintes fortes qui peuvent déchirer l’enveloppe du bouton.

Eram lui a présenté ses chaussures connectées capables de changer la couleur directement en pointant son smartphone vers la couleur  de son choix pour qu’elle s'applique instantanément sur la chaussure. Ce n'est qu'un prototype néanmoins cela permet à Eram de tester le concept de créer un nouveau lien avec les distributeurs, de se faire connaître des medias et grand public dans le domaine de l'innovation et de développer un vrai produit répondant à des nouvelles attentes de ses clients après avoir bénéficié de toute l’expérience liée à la conception du produit …

 

Stabilo, situé dans la zone allemande d’Eurêka a aussi créé un stylo connecté avec la reconnaissance de caractères. Il était entraîné malheureusement sur deux, trois écritures.  Orée  design, connue pour ses objets de bureau en bois a aussi créé un stylo connecté. Il ne possède pas d’OCR mais semble avoir plus de chances d’être commercialisé que celui de Stabilo.

Les grandes marques et les services

 

Enfin les grands groupes ont mis en avant les services qu'il pouvait apporter au-delà de leurs produits. Terraillon présentait sa solution de coaching avec un nutritionniste pour 150€ pour 3 mois. Visiomed avec sa marque Bewell lui a mis en place, à la suite de son rachat de M.I.S., spécialisé en intelligence artificielle dans le diagnostic médical, un « Virtual Doctor » capable d’établir un pré-diagnostic médical.  Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans l’article suivant dans le cadre de l’émission sur la santé et les objets connectés sur France Culture.

 

Philips a lui proposé à la fois des services, de la vente de consommables et présenté des partenariats avec des start-ups. Il propose une solution complète d’hygiène buccale.  Il intègre en marque blanche, le Breathometer pour détecter la mauvaise haleine, une brosse à dents connectée avec un racleur de langue. Philips vend même des flacons de solution liquide sous sa marque pour aseptiser votre bouche ! 

Créer plutôt que copier le design

 

En revanche, il y a un point que Visiomed / BeWell aurait pu éviter c'est de copier autant la balance Withings (les deux premières). A l'exception de la couleur, il y a de très fortes ressemblances entre les deux (cercle central, croix, localisation du logo).

 

Tant qu'à faire Bewell a plus intérêt à créer son propre design (troisième balance par exemple) plutôt que reprendre celui d'un concurrent.

Spalding, le basket connecté

 

Dans un domaine très différent,  Spalding, fabt de ballons de basket a intégré une multitude de capteurs dans les chaussures, le ballon, le terrain pour fournir une vision complète et fournir les conseils adéquats.

 

Les startups doivent d’ailleurs faire très attention car les grandes marques se positionnent beaucoup plus sur les services et des solutions complètes qui prennent en main un problème (surpoids, mauvaise haleine…) plutôt que sur un produit. 

 

 

 

En revanche, une startup peut choisir de s’associer avec elles pour devenir un levier de développement. 

Grandes tendances : Interfaces naturelles : reconnaissance vocale, visuelle et intelligence artificielle

 

Les grandes tendances du CES confirmées par le MWC (Mobile World Congress à Barcelone) sont la reconnaissance vocale, visuelle et l’intelligence artificielle  

 

Des startups comme des grands groupes utilisent la reconnaissance vocale qui permet avantageusement de remplacer pour un coût bien moindre qu'un écran et le lien avec un smartphone et ouvre une palette d’interactions bien plus grandes et naturelles qu’un écran.

 

Le réveil Bonjour d’Holî est commandable à distance comme le réfrigérateur de Samsung (utilisant Nuance). Amazon est présent partout avec Alexa aujourd'hui disponible aux États-Unis. 

 

Intégré dans Triby d’Invoxia, il permet de créer très facilement sa liste de courses comme le montre la vidéo et évidemment ce n’est pas anodin, c’est même un cheval de Troie qu’Amazon offre gratuitement. Ford l’a aussi intégré dans ses véhicules en combinaison avec Nest. 

La reconnaissance gestuelle se développe aussi.

 

La télécommande Smart Remote de Seven Hugs est contextuelle en fonction du lieu et de la direction vers où on la dirige.

 

Bixit devient un accessoire à reconnaissance gestuelle grâce à une bonne de 4 capteurs de STM.

 

Awox utilise aussi le geste pour commander ses ampoules. Dans le domaine de la réalité virtuelle, 3DRudder permet de se déplacer dans un environnement virtuel en ayant les mains libres.

 

Enfin Delphi détecte le mouvement des yeux pour sélectionner les menus dans la voiture.  

 

Enfin, petit souvenir, voici un dernier usage qui rappellera à certains les prestations musicales de Jean-Michel Jarre il y a quelques années mais pour un prix nettement  inférieur ;) ainsi que le premier instrument électronique datant de 1919 par Léon Theremin (inventeur aussi du système d'écoute Bourane, (précurseur du micro espion laser).

 

Pour le plaisir : Oxygen avec un Thérémine, petit concert de Mozart et un Thérémine géant à Melbourne.

Reconnaissance visuelle

 

La reconnaissance visuelle a fait l’apparition l'année dernière avec  la caméra Welcome de Netatmo qui identifie une quinzaine de visages et déclinées avec sa version extérieure les véhicules les animaux les personnes.

 

La solution d’Aipoly permet d'identifier les différents types d'objets comme un nounours, un billet de banque … SmartMeUp, présent l’année dernière permet d’identifier les émotions, le sexe,  l'âge approximatif. Au MWC, cette technologie s’est largement répandue parmi les entreprises et permet à un annonceur de qualifier les types de personnes intéressées par leur publicité en fonction de leurs expressions, de leur âge, sexe …. et ainsi de mieux cibler leurs publicités notamment dans pour l'affichage en extérieur (abribus, métro…).

 

Intel Realsense qui intègre une caméra HD 1080p, une caméra infrarouge et un projecteur laser infrarouge permet de détecter la profondeur et suivre les mouvements. Il est ainsi capable de scanner un objet ou votre visage en 3D et de le replacer comme le montrait le stand d’Intel (mis en œuvre par une startup française Uraniom). Petite digression, Intel préfère l’androgyne à la feuille de vigne. ;)

Panasonic présentait une version améliorée de son miroir connecté et Homido montrait ses binocles VR mini- « lunettes VR » .

Intelligence Artificielle

 

L'intelligence artificielle en dehors de son application dans la reconnaissance visuelle et vocale commence à faire ses premiers pas mais devrait être largement présent au prochain CES. Les objets connectés deviennent smart ou « intelligents ». Ils apprennent à s’adapter au contexte, à nos habitudes pour proposer les meilleures solutions.

 

Craft.ai présent sur le stand de La Poste se veut notamment devenir un des moteurs d’intelligence artificielle dans l’Internet des Objets.

 

Des objets connectés comme Ween, thermostat connecté, qui se programme automatiquement sans nécessiter votre intervention et en apprenant sur vos comportements. Ubiant lui présentait sa plateforme cloud Hemis construite sur de l’intelligence artificielle en associant trois objets connectés : le Luminion communautaire, le Room Manager multi-­facteurs, et l’Eco Thermostat.

 

Les plus gros développements en intelligence artificielle ont lieu dans le domaine de la voiture autonome comme l'a montré Toyota avec son démonstrateur où des mini-véhicules apprennent à s’éviter au fur et à mesure.

 

Enfin, petit souvenir, voici un dernier usage qui rappellera à certains les prestations musicales de Jean-Michel Jarre il y a quelques années mais pour un prix nettement  inférieur ;) ainsi que le premier instrument électronique datant de 1919 par Léon Theremin (inventeur aussi du système d'écoute Bourane, (précurseur du micro espion laser).

 

Très récemment, Dji l’a intégré commercialement sur son DJI Phantom 4 qui offre trois solutions : Obstacle Avoidance, ActiveTrack et TapFly, qui évite les obstacles, suit un sujet en mouvement (sans capteur ou smartphone sur l’objet en question) ou permet de programmer une destination en évitant les obstacles.

Vidéo

Embarqué ou Cloud (déporté)

 

Comme on le voit dans ce dernier exemple, se pose la question d’embarquer ou non l’intelligence artificielle, la reconnaissance vocale…

 

Il est évidemment plus simple qu’un serveur à distance concentre la puissance de calcul mais rapidement on voit les limites d’une solution fondée exclusivement sur des plateformes Internet.

 

Que se passe-t-il si on perd la connexion ou la connexion est mauvaise ? Acceptera-t-on de transmettre des flux vidéos bruts ou juste des informations anonymisées sur Internet indiquant si la personne en face de la caméra est un homme, une femme, sourit ou pas…

 

La 5G réduira fortement le délai de latence mais cela ne suffit pas pour justifier d’abandonner les calculs embarqués, c’est d’ailleurs l’option choisie par Netatmo. En revanche, il est bien sûr judicieux de transmettre certaines données sur une plateforme centralisatrice sur Internet notamment pour accélérer la courbe d’apprentissage et mettre à jour régulièrement le firmware embarqué du produit.

 

SmartMeUp lui propose d'ailleurs une solution à la fois embarquée et sur plateforme, ce qui montre bien qu'il y a une complémentarité

Modularité

 

Il y a d’autres tendances comme le produit qui se modularise. Cela permet de le rendre évolutif, de le réparer plus facilement si une pièce ne fonctionne plus.

 

Le projet Ara de Google présentait le concept de smartphone modulable, Nexpaq propose la coque modulaire avec une quantité d’accessoires : un flash, un laser, des touches de raccourcis, une batterie de 400 mAh, un lecteur de cartes SD, un éthylomètre, un haut-parleur, un combo thermomètre/hygromètre, un analyseur de qualité d'air et 32 Go de mémoire flash (avec et sans port USB).

 

La modularité permet aussi de faciliter la vente de consommables en séparant l’électronique chère et le consommable, par exemple ici la pile connectée Roost, ou la table de DJ modulable, Aria wearable qui est un bracelet modulaire (avec des capteurs, batterie additionnelle, cameras…), Petrone, jouet qui ressemble très fortement au Jumping Sumo de Parrot et peut se transformer en mini-drone.

Au MWC, LG montrait avec son LG G5 un premier niveau de modularité qui permet d’ajouter une batterie additionnelle, une CAM Plus qui prend la forme d'un grip permettant de mieux tenir le smartphone en mains pour prendre des photos, un module audio haut de gamme, le Hi-Fi Plus B&O Play … qui seront complétés par d’autres.

 

L’intérêt est aussi évident sur le plan économique, on garde de plus en plus longtemps son smartphone alors entre chaque renouvellement, pourquoi ne pas inciter ses utilisateurs à acheter des extensions, modules… pour un prix nettement inférieur (100€ au lieu de 700€ pour le smartphone), en plus les marges sont nettement supérieures pour ces accessoires !

 

Cette tendance va certainement se renforcer pour les objets connectés qui ainsi vont pouvoir avoir un modèle économique plus proche du modèle récurrent.

Robots et les objets robotisés

 

Dernier point, les robots, il y avait un certain nombre, dont bien sûr Buddy de Blue Frog Robotics capable de vous suivre sans intervention d’un opérateur, le BB-8 de Sphero, des robots gadgets comme Grillbot qui nettoie votre grille de barbecue (indispensable aux Etats-Unis ;) présent aussi l'année dernière ou le robot qui déplace votre plante pour être ou pas à la lumière.

 

Le Tennibot, robot ramasseur de balle pourrait faire des malheureux parmi les jeunes licenciés de la FFT (Fédération Française de Tennis) qui ramassent les balles à Roland-Garros. Un signal faible intéressant est l’apparition des objets connectés robotisés : ils intègrent la robotique dans des objets beaucoup plus simples.

 

Le premier étant la serrure connectée comme Okidokeys racheté récemment par Somfy, ou le bouton pressoir Microbot qui se commande à distance. L'intérêt est de pouvoir agir sur des objets non connectés par l'intermédiaire d’un mini robot. Enfin, Cellrobot, mélange modularité et robot.

Voiture connectée et autonome

 

S’il y a un produit qui concentre toutes ces tendances, c’est le véhicule connecté et/ou autonome, c’est aussi l’une des raisons pour laquelle les voitures ont été parmi les stars du salon car elles réunissaient toutes ces technologies.

 

Comme l’année dernière, il communique avec les autres environnements comme le montre Ford avec Alexa et Works with Nest, devient multi-OS et s'ouvre à des écosystèmes externes (Ford Sync, CarPlay et Android Auto). Elle se bardent de capteurs, et de Lidars (encore très chers aujourd’hui mais qui devraient fortement baisser de prix et donc se démocratiser ce qui réduira leur prix…). Elle intègre la reconnaissance gestuelle et vocale (avec Alexa, Nuance Mix). Il réunit une puissance de calcul phénoménale (150 MacBook sur son unique puce selon NVidia) pour pouvoir intégrer l’intelligence artificielle (embarqué et déportée sur Internet). 

 

La voiture est robotisée non seulement en étant capable de stationner ou de conduire de manière autonome mais aussi comme BUDDe (concept car de VW) d’ouvrir automatiquement le coffre ou la porte à votre approche (utile si vous avez les bras remplis avec vos courses !)

 

La voiture commence à devenir  modulaire comme le prétend Faraday Future. Son châssis et le nombre de batteries sont modulables en fonction du besoin d’énergie (s’appuie sur une plateforme baptisée VPA ,Variable plateform Architecture pourra aussi bien servir de base à des berlines, SUV, voire pick-up). Faraday Future, ovni comme l’a été Tesla, a été financée par un milliardaire chinois Jia Yueting, le fondateur de Leshi TV, un site de vidéo sur Internet, équivalent de Netflix en Chine.

Voiture connectée "oxymore technologique"

 

La modularité avec la mise à jour à distance est les deux solutions à cet « oxymore technologique » qu’est la voiture connectée et autonome. Le cycle de développement d’un véhicule est très long (de 3 à 8 ans selon les fonctions et évolutions par rapport au véhicule antérieur) comparé au cycle de développement d’un smartphone ( aujourd’hui moins d’un an) et même des besoins clients : instantané.

 

A l’image des ordinateurs et smartphones, mis à jour quotidiennement et même plus en temps réel, le software mais aussi le hardware du véhicule connecté doit pouvoir être mis à jour immédiatement pour le premier cas ou dans les quelques jours pour le deuxième, pour éviter les rappels massifs de véhicule, pour contrer les attaques de hackers via des patches software et hardware et proposer directement tous les derniers services à l’ensemble de ses clients et pas uniquement à ceux qui achètent un nouveau véhicule.

 

Tesla le fait aujourd’hui en faisant bénéficier une grande partie de ses clients de l’Auto-Pilot via une mise à jour software. Il a aussi mis à jour son logiciel pour piloter la suspension pour anticiper et s’adapter aux nids de poule en fonction de la localisation du véhicule (amortisseurs à air Bilstein, ajustables). C’est aussi par ce biais, que les constructeurs automobiles peuvent transformer leur modèle économique en développant beaucoup plus fortement l’aftermarket (forte marge mais CA proportionnellement faible aujourd’hui ) par rapport à la vente initiale de véhicules neufs (faible marge mais CA élevé).

Qualcomm l’a bien compris en proposant un module télécoms (appelé en interne Agave) et intégrant un modèle 3G et 4G/LTE, facile à interchanger. Il permettra au propriétaire d’un véhicule d’aujourd’hui de pouvoir bénéficier de la 5G sans devoir racheter un nouveau véhicule !

 

Aujourd’hui, Qualcomm propose cette solution aux équipementiers et aux constructeurs. C’est un changement majeur de paradigme car aujourd’hui, le constructeur ne voulait justement pas donner la possibilité à ses clients de faire évoluer son véhicule pour le contraindre à acheter une nouvelle voiture avec toutes les nouvelles technologies.

Cette position n’est aujourd’hui plus tenable

  • de par la concurrence notamment de voitures low cost,
  • du passage d’un modèle de propriété à un modèle d’usage (Uber, Blablacar, Drivy…).,
  • de par les ressources nécessaires à la production d’un véhicule par rapport à une mise à jour des parties nécessaires
  • de par le besoin des clients d’avoir des solutions toujours à la pointe des technologies mais surtout qui s’adaptent à leurs besoins du moment et qui évoluent dans le temps (vacances , trajet domicile – travail, en cas de naissance, départ des enfants …)
  • de par la nécessité de mettre à jour les produits pour contrer le piratage ou les bugs

 

France Craft, une startup française illustre très bien ce profond changement de modèle. Je pense même que ce type de modèle va profondément bouleverser d’ici 4 à 8 ans l’industrie automobile.

 

Il commercialise un véhicule électrique ou hybride complètement modulaire et homologué pour la circulation. Le parti pris est un véhicule qui ne dépasse pas les 100 Km/h, personnalisable, évolutif et ainsi multi-usages.

 

Il est fondé sur un châssis que les clients  peuvent compléter par des modules adaptés à leurs besoins mais peuvent même les créer ou les faire créer. Il est particulièrement adapté pour les professionnels qui peuvent avoir des modules dédiés à leur activité (utilitaire, taxi…). Pour réduire les nombreux intermédiaires, l’assemblage est réalisé par les garagistes qui reçoivent les pièces directement auprès des équipementiers. Ces pièces sont soit conçues, soit homologuées via France Craft.

 

France Craft va même plus loin en se présentant comme une plateforme industrielle, digitale et locale. Elle fournit un MdK  (Mobility Development Kit) permettant à chacun de créer ses propres modules sur base d’un canevas afin qu’ils soient conformes à l’homologation M1 pour la circulation sur les routes et ensuite validés par France Craft.

 

Ces modules peuvent être utilisés à titre personnel mais aussi potentiellement peuvent être revendus à d’autres. Pour prendre un exemple, un boulanger, un opticien, un coiffeur technophile pourraient concevoir leur propre module pour vendre leurs produits et services et revendre leur module à d’autres commerçants  (ou plutôt sa conception car il serait fabriqué par un industriel et assemblé par un garagiste afin de toucher des royalties sur ces ventes).

Energie

 

L’énergie était assez peu abordée au CES malgré son importance critique si nous voulons ne pas que nos placards deviennent des cimetières à objets connectés car nous ne souhaitons pas les recharger sans cesse. Quelques exceptions notables sont Hydrao, avec son pommeau de douche connecté (change de couleur pour inciter à réduire sa consommation) est alimenté en énergie grâce à sa dynamo utilisant le jet d’eau, ou Enerbee  qui montrait un variateur sans piles utilisant aussi une dynamo.

 

Elle l’était plus au MWC,  Booken présentait une housse qui recharge ses liseuses électroniques en partenariat avec SunPartner Technologies. Elle intègre un film transparent ayant des cellules photovoltaïques (avec la technologie Wysips) qui permet d’accroître l’autonomie des équipements. Ce film est aussi utilisable pour les cadrans des montres, écrans des smartphones…  

 

Au MWC, AirFuel Alliance (180 membres) qui a réuni les consortiums Power Matters Alliance (PMA) et Alliance for Wireless Power (AW4P) ont uni leurs forces dans pour contrer QI de Wireless Power Consortium (WPC - 221 membres). Pour la petite histoire, plus de 40% des membres de chaque consortium appartient aux deux consortiums dont Qualcomm, Microsoft, Samsung, LG...

 

Les plus gros étant uniquement dans QI Power sont Nokia, Hitachi, Dell, les plus gros étant uniquement dans AirFuel sont Intel, HP, Duracell, Legrand, NTT DoCoMo. Il y a de fortes chances que une fusion entre les deux consortiums se réunissent cette annéee avec une tel nombre de membres communs.

L'impression 3D

 

L'impression 3D était aussi très présente. Cette année de nouvelle smatières, une vitesse plus rapide, une meilleur précision sont les avancées principales de cette année. Il y avait aussi une innovation très intéressante l'impression de circuits imprimés en 3D par une société israëlienn Nano Dimension qui permettrait de réduire fortement les cours de fabrication du PCB. La machine n'est pas pour toutes les bourses (> 200 k€) mais est vite rentabilisée pour celui qui a des volumes.

Quelques curiosités au CES

 

C’est peu connu en Occident, mais Samsung fabrique aussi des vêtements pour les marchés asiatiques (n'oublions que ce sont à l'origine un chaebol, conglomérat sud-coréen, à l'image des Keiretsu, ex- zaibatsu au Japon). Ils en ont profité pour intégrer de l’électronique dans leurs vêtements, un bouton NFC pour la veste et une ceinture connectée (concurrente de Belty d’Emiota).

 

D'ailleurs Carine d'Emiota ne laisse pas impressionner par eux :)

Une voiture oxymoron (enfin je l’espère)

(Audi e-tron)

La voiture quadropter volante en espérant qu’ils arrivent à trouver les autorisations !

 

L’étrange ressemblance des noms des protocoles Smart Home des frères ennemis LG (SmartThinq) et Samsung (SmartThings).

 

 

Une petite photo qui sera d'anthologie avec Olivier Ezratty et Rafi Haladjian (Papa du NAbaztag et Mother de Sen.se)

 

Comment LeTv utilise notre article préféré à toutes les sauces : LeCloud, LeMovie, LeSearch, LeSports, LeStore, LeCar … (le fondateur est celui qui a investi dans Faraday Future)

 

 

Le Camion de NXP qui présente les principaux produits où ses composants sont.

Quelques événements au CES :

 

Il y avait quelques événements au CES dont la très réussie soirée FrenchTech avec Emmanuel Macron (sans Axelle Lemaire qui allait accoucher quelques semaines plus tard) suivi de près par Martin du Petit Journal de Canal + sur tout son périple sur la côté Ouest

 

D’ailleurs, faites attention, le Petit Journal a fait un sujet sur le CES en épinglant une malheureuse startup (non française !) qui avait oublier qu’il faut toujours venir avec un prototype fonctionnel (cf vidéo « Behind the Scenes » que j’ai tourné de Martin, son caméraman et de la malheureuse victime du Petit Journal ) ! 

Il y a encore beaucoup d'autres nouveautés et innovations, mais cela donne un aperçu des grandes tendances du CES et d'innovations que j'ai complété avec des éléments du MWC Barcelone (Mobile World Congress).

 

Dans quelques jours, je compléterai par un nouvel article sur  le MWC sera accessible qui inétgérera plus d'éléments sur la 5G, NB-IoT, NB-LTE, l'utilisation combinée des réseaux licenciés et non licenciés.

 

Dimitri Carbonnelle 

Fondateur de Livosphere

 

Agence IoT, Transformation Digitale (conseil, accompagnement dans la conception et le déploiement de votre stratégie Internet des Objets, transformation digitale)

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