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Conférence sur l'IA intelligence artificielle (Qu'est ce l'IA ?, GAFA, education, travail, IA depassant l'homme)

J'ai été ravi d'intervenir à une conférence sur l'IA , intelligence artificielle avec Florence Guthfreund Roland (avocate) et Patrice Slupowski en présence d'André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux.

 

Nous avons abordé beaucoup de thèmes différents :

 

 

 

  • Qu'est ce que l'intelligence artificielle et ses risques (IA boîte noire avec les réseaux neuronaux versus IA explicative avec les réseaux bayésiens)
  • le rôle des GAFAM (pourquoi ils investissent autant, l'implant des puces avec Neuralink par Elon Musk)
  • les risques et les impacts de l'IA sur l'emploi et l'éducation (développer la curiosité, IA n'est pas infaillible)
  • Proposition concrète : #1HumanPoint : ajouter un bonus d'un point sur les notes sur 20 pour les élèves ayant fait particulièrement preuve de créativité, d'inventivité

 

Définition sur l'intelligence artificielle (16m04)

  • Différents types d' IA (perceptive et décisionnelle)
  • Problème de l'IA boîte noire des réseaux neuronaux (ex: pour les décisions judiciaires ou les recrutements qu'on ne pourrait expliquer), et les IA explicatives (réseaux bayésiens...)
  • Différents horizons entre IA fortes dépassant l'homme (1 à 2 générations) et IA faibles, spécifiques aujourd'hui

 


L'emprise des GAFAM sur l'IA et les risques éthiques (36m14)

  • Pourquoi les GAFAM investissent-ils tant dans l'IA et la raison de la gratuité de beaucoup de solutions IA
  • Les risques de rejet massif en cas de trop forte emprise
  • Position sur Neuralink d'Elon Musk (implants de chips d'IA dans le cerveau) (avec un exemple des malades d'Alzheimer "augmentés")

Les risques de domination de l'IA sur les hommes (51m19)

  • Impact de l'IA sur les différents emplois avant que l'IA domine l'homme
  • Antécédent : Réaction US face à l'arrivée des tracteurs pour les agriculteurs au début du XXe siècle
  • Pour l'école : Apprendre à apprendre, travailler avec l'IA et les robots 
  • Garder un esprit critique car l'IA est faillible
  • Cultiver la créativité, la curiosité, avec une proposition concrète :
  • #1humanPoint - Ajouter un point de bonus pour les élèves ayant fait particulièrement preuve de créativité, inventivité

Questions / réponses de la salle :

  • Création d'un "GAFA" en Europe
  • Qu'est-ce qui empêcherait le moteur de recherche Qwant de rivaliser avec Google ?
  • Est-ce que la France, l'Europe peut encore gagner face aux GAFA, aux USA ?
  • Sécurité des IoT, IA avec les problèmes de résilience en cas de pannes... notamment en cas de catastrophes naturelles
  • Dangers des armes autonomes et des robots tueurs
  • Taxe sur les robots

J'ai écrit ausi un article sur le futur de l'éducation et du travail face à l'IA et les robots, si vous êtes intéressés :

http://bit.ly/livo_IA

 

Dimitri Carbonnelle Fondateur de Livosphere

Agence Conseil en Nouvelles technologies IoT, IA ...

 

 

#1HumanPoint - Le futur de l'éducation et du travail face à l'IA et aux robots

Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère, après avoir démultiplié notre force physique grâce aux moteurs thermiques, électriques, nous avons la capacité de démultiplier notre force intellectuelle avec l'intelligence artificielle associée pot aux robots.

 

Cela bouleversera profondément notre manière de travailler, de vivre et aussi d'éduquer. A l'image des luddites, il serait vain et contre-productif d'interdire IA et robots. Il faut que nous apprenions à les comprendre, à prendre appui sur eux mais aussi à les critiquer, y faire face en gardant et en cultivant nos différences tout en apprenant ne pas se reposer systématiquement

 

Il y a en particulier une proposition que je souhaite mettre en avant pour favoriser nos différences en particulier la créativité :

  •  ajouter un bonus d'un point sur une note sur 20 pour les enfants interrogés qui ont démontré une démarche, un esprit particulièrement inventif audacieux créatif.

En plus de favoriser la créativité, cela favorisera le goût de l'effort pour tous les enfants qui ne se contentent pas de ce qu'on leur apprend mais qui veulent aller plus loin. C'est un premier vers l'esprit d'entreprendre, oser prendre des risques.

 

Aussi, c'est un signe fort pour montrer que nous les femmes et les hommes sommes capables d'avoir 21 sur 20 ce qui restera inaccessible pour l'intelligence artificielle très longtemps, espérons jamais.

 

 

Pour paraphraser une phrase très connue c'est un petit point pour les enfants aujourd'hui, ce sera un Grand Point pour l'Humanité demain

Nous sommes faces à un monde de plus en plus complexe devant lequel nous sommes de plus en plus démunis

Aujourd'hui nous sommes confrontés à un monde de plus en plus chaotique, incertain où les catastrophes climatiques se succèdent aux menaces terroristes, où les mouvements de population deviennent de plus en plus difficiles à contenir face aux inégalités criantes, où les ressources se raréfient dramatiquement alors que les besoins explosent et que nous sommes de moins en moins d'actifs à pouvoir y répondre.

 

Il n'y a pas de solutions complètes à tous ces problèmes qui nécessitent des changements massifs de comportements, d'habitudes, nous demandent de revoir nos modes de pensées et vont bouleverser nos civilisations.

 

Face à la complexité, à la nécessité de pouvoir répondre en temps réel, l'être humain est souvent démuni car il ne peut traiter toutes ces informations en tenant compte de tous les impacts potentiels.

 

L'intelligence artificielle, sans être une panacée, peut apporter des réponses car elle a cette capacité. Les robots peuvent eux aussi pallier au manque cruel de bras que nous avons, sachant qu'il n'aura plus que 2 actifs (20-65 ans) pour un senior (>65 ans) à partir de 2040 au lieu de 4 dans les année 1990

L'intérêt de l'IA dans nos sociétés

Les applications de l'IA sont extrêmement nombreuses et pour donner quelques exemples peuvent fortement réduire la mortalité en réduisant le nombre d'accidents mortels grâce au véhicule autonome ou de malades et de décès de dus au cancer grâce à un diagnostic précoce qu'un médecin serait incapable de réaliser seul.

 

Les robots peuvent dans les pays occidentaux réduire la désindustrialisation voire même permettre une réindustrialisation partielle (très difficile de connaître la balance positive ou négative à ce sujet) car une main d'oeuvre peu qualifiée située dans des pays en voie de développement peut être remplacée par des robots pilotés par des hommes situés dans les pays consommateurs.

Le coût de la main d'oeuvre devenant moins important dans le coût total de production alors qu'une relocalisation près des lieux de consommation permet d'accroître la flexibilité, de réduire les fuites de technologies comme le fait Devialet avec ses usines françaises parmi les plus robotisées.

 

Enfin, les robots permettent aussi de réduire les tâches répétitives causant notamment des troubles musculo-squelettiques (TMS).

Les impact de l'IA sur l'emploi

Evidemment, tout n'est pas rose dans le monde de l'intelligence artificielle et des robots. Un des grands problèmes qu'ils soulèvent est le risque massif de perte d'emploi pour de nombreux salariés.

 

Les trois domaines qui risquent le plus de perdre des emplois sont liés à la vente de produits (en raison de distributeurs automatiques, de la réduction du nombre de magasins devenant des showrooms et remplacés par des sites Internet...), les emplois industriels et toutes les tâches administratives ( comptabilité, finance, support client de premier niveau...).

 

Il est très difficile d'évaluer la balance entre les emplois gagnés et perdus. Un très grand nombre d'emplois dont nous n'aurions jamais imaginé l'existence il y a 20 ans sont apparus. Nous avons vécu une situation similaire quand les tracteurs sont arrivés au début du siècle.

 

Aux États-Unis, c'est posé une vraie question sur tous les emplois perdus en raison des tracteurs. Les États-Unis ont alors décidé d'accroître l'âge de la scolarité obligatoire de 13 ans à 16 ans qui leur a permis de former des hommes et femmes pour les emplois de demain.

Impact principal IA, pas la destruction mais le bouleversement des emplois

Des études anticipent que seulement 10 % des emplois seront quasiment totalement automatisés et donc détruits par l'intelligence artificielle (ex: les comptables qui appliquent à la lettre les règles comptables sans apporter de conseil additionnel). 40 % des emplois seraient faiblement touchés par l'automatisation comme le métier d'infirmière en raison notamment du lien humain indispensable.

 

En revanche, 50% des emplois seront fortement automatisés de l'ordre de la moitié des tâches ce qui signifie que les métiers seront profondément modifiés mais que les emplois ne sont pas détruits si les personnes concernées s'adaptent à ce bouleversement. Cela signifie aussi qu'il y a une vraie nécessité d'apprendre à travailler avec les robots.

L'intelligence artificielle est multiple

Il y a parfois une vision simplifiée de l'intelligence artificielle assimile à une intelligence monolithique qui croit progressivement. Il serait donc facile que l'intelligence artificielle dépasse un jour ou l'autre l'homme grâce aux capacités de calcul qui croissent exponentiellement.Il serait donc facile pour l'intelligence artificielle de dépasser celle d'un homme.

 

C'est une vision complètement erronée de l'intelligence qui est réduite alors à un chiffre, le quotient intellectuel qui certes mesure une partie d'intelligence mais n'est pas représentative du toute l'intelligence d'un être humain ou d'une machine. L'intelligence est multiple que ça soit sur la perception, la compréhension, l'analyse des images, des sons, des émotions, les capacités de synthétiser de faire des analogies, la créativité ...

Aujourd'hui l'intelligence artificielle est surtout très bonne pour percevoir des images des sons, analyser des données dans un champ réduit. C'est une intelligence artificielle spécifique, l'IA qui a battu le champion du monde de Go est bien incapable de lire la moindre mammographie pour détecter un cancer.

 

Même si aujourd'hui il doit pas y avoir beaucoup de cancérologues qui sont champions du monde de Go en revanche l'être humain a la capacité de comprendre un très grand nombre de sujets et de domaines avec très peu de données.  

L'IA forte rivalisant avec les hommes pas avant 30 ans

Le mythe de l'intelligence artificielle forte ("High level machine intelligence " (HLMI), capable de rivaliser avec un humain qui est d'ailleurs le vecteur de communication du transhumanisme est loin d'arriver (mais ça arrive vite...).

 

Même si les prévisions dans ce domaine sont extrêmement difficiles à faire actuellement 50 % des experts pensent que cela devrait arriver dans une cinquantaine d'années au plus tôt. En résumé, nous avons entre une et deux générations pour nous y préparer.  

L'IA est faillible

L'autre élément essentiel est que l'intelligence artificielle n'est pas infaillible au contraire, elle est faillible.

 

L'intelligence artificielle est directement dépendante des informations qu'on lui donne et dans bien des cas a beaucoup de difficultés à voir des incohérences qui sauteraient aux yeux de n'importe quel humain.

 

Pour l'anecdote lors de la finale de Jeopardy sur le thème de villes aux Etats-Unis, Watson, l'intelligence artificielle d'IBM a certes gagné contre les humains en revanche elle a fait des erreurs manifestes que nous n'aurions pas faites.

 

Elle a situé la ville de Toronto comme une ville américaine (thème des questions) et non comme une ville canadienne. La raison probable est que Toronto fait partie d'un certain nombre d'associations, organisations américaines (Hockey, civils...) et que l'intelligence artificielle a conclu qu'elle faisait partie des États-Unis.

 

Diabète intellectuel si les enfants et adultes se reposent sur l'IA

Parlons maintenant de l'impact de l'intelligence artificielle sur l'éducation, déjà aujourd'hui un certain nombre d'études montreraient qu'il y a une baisse de QI (qui bien que ne représentant pas l'intelligence totale est un indicateur intéressant à suivre) sur le plan mondial qui serait notamment lié à l'utilisation massive d'écrans par les enfants en bas âge et qui pour cette raison aurait beaucoup moins d'interactions avec leurs proches et l'extérieur et empêcherait ainsi le développement normal de leur cerveau.

 

Un des premiers risques est celui de "diabète intellectuel", cela signifie que les enfants et les adultes se reposent de plus en plus sur l'intelligence artificielle pour prendre leurs décisions, lui fasse confiance de plus en plus aveuglément sans esprit critique et perdant en cela leur créativité, leur esprit critique, leur capacité à transgresser les règles et les inventer car prescrits par les robots avec le consentement le consentement passif des humains.

Collaborer, travailler, programmer avec des robots, IA

L'arrivée de l'intelligence artificielle et de robots me semble inexorable mais aussi indispensable compte tenu des défis à surmonter sur notre planète (réduire et optimiser les consommations énergétiques et des ressources comme l'eau potable, réduire la mortalité sur les routes, les cancers...).

 

Vouloir l'interdire me semble contre-productif en revanche il faut apprendre à vivre avec et empêcher ses dérives.

 

Si on se focalise sur l'éducation, la clé est que les enfants apprennent à apprendre en plus d'apprendre. Apprendre la démarche pour résoudre un exercice est aussi voire plus importante que de savoir appliquer strictement une démarche aboutissant au bon résultat sans la comprendre.

 

Les principes qui me semblent essentiels à appliquer dans l'éducation c'est tout d'abord apprendre à travailler avec l'intelligence artificielle et les robots plutôt que de s'y opposer. Cela peut se matérialiser par des cours de codage où les cours pour programmer des robots en revanche l'objectif n'est pas que tous les élèves deviennent des super développeurs comme ce n'est pas l'objectif du sport à l'école que tous les élèves deviennent des sportifs de haut niveau, d'autant que l'intelligence artificielle va automatiser et rendre caduc beaucoup de programmation.

... Et savoir qu'il est faillible et pouvoir s'en passer

Un autre principe essentiel est de comprendre les limites, les failles de l'intelligence artificielle, ne pas se reposer sur lui aveuglément et gardez toujours l'esprit critique.

 

Il est important qu'ils apprennent la résilience, la capacité à se passer d'IA, de robots (séance sans ordinateur, smartphone…)

 

 

Cultiver ce qui nous distingue : Créativité, travail en équipe, esprit critique

 

L'homme se distingue par sa créativité, ses capacités à créer de nouvelles règles pour les adapter, à avoir l'esprit critique et curieux, apprendre sur un très peu nombre d'exemples ou sur de bases informations dans structure et avoir un esprit et l'intelligence généraliste qui tient compte de l'humain qui a des valeurs qui s'est croisé les informations qui sait aussi sortir des sentiers battus transgresser s'insurger.

 

Il faut cultiver ce qui nous différencie comme la créativité, la relation humaine, le travail en équipe, l'ouverture sur des domaines extrêmement variés, la capacité à transposer des expériences, pratiques dans des domaines très différents

 

 

 

L'école doit aussi faciliter l’expérimentation / le travail par projet d’équipe ("hands-on experience") y compris pour des matières telles que la géographie / histoire en renforçant les « serious game », les simulations et la découverte et l’expérimentation sur le terrain (aller chez un agriculteur pour servir de complément aux cours sur la géographie française, ) sont quelques pistes aussi pour apprendre aux enfants à sortir du cadre.

 

 

L'objectif est que les enfants d'aujourd'hui puissent créer et développer les métiers de demain sans les connaître à l'avance.

#1HumanPoint - BONUS +1 sur une note sur 20 si démarche créative, audacieuse, inventive

J'ai une dernière proposition ajouter un point de bonus à un élève qui aura une démarche particulièrement créative audacieuse inventive indépendamment du résultat final.

 

Ce point est essentiel car il va inciter les enfants à être créatif, à oser, à être curieux, à entreprendre, à prendre des risques.

 

Il symbolise aussi le fait que seul l'homme peut atteindre 21 sur 20 à la différence de l'intelligence artificielle et des machines.

 

C'est un petit point pour les enfants aujourd'hui et ce sera un grand point pour l'humanité demain.

 

Dimitri Carbonnelle - Fondateur de Livosphere

(Mise en place de Nouvelles technologies - IoT, IA...)

 

Pourquoi et comment faut-il tuer les robots tueurs dans l'oeuf... avant qu'ils ne nous tuent ?

Les robots associés à l’intelligence artificielle promettent de révolutionner notre monde en simplifiant notre vie en s’occupant de tout ce qui est "Dirty, Dangerous, Dull" ( Sale, Dangereux et Ennuyeux) parfois trop d’ailleurs…

 

En ces temps, où guerres larvées ou déclarées, terrorisme, attentats percutent notre quotidien, Elon Musk avec 115 autres experts redemandent à interdire les robots tueurs alors que l’ONU vient de reporter sa réunion sur le sujet (novembre 2017, initiée en 2013).

 

En parallèle, la Russie a annoncé le développement de missiles capables de choisir leur propre cible (« À ce jour, certains succès sont disponibles, mais il faudra plusieurs années de développement pour obtenir un résultat précis. » dixit Boris Obsonov PDG de Tactical Missiles Corp.)

 

Je suis extrêmement inquiet des risques de surenchère et de propagation incontrôlée qui risquent d’advenir avec les armes autonomes et robots tueurs car ils risquent de donner à un individu lambda la capacité de tuer une multitude de personnes extrêmement facilement sans se faire prendre. Si on se réfère à l’anneau de Gygès, une vieille fable de Platon (République, Livre II - Wikipedia), ce n’est pas bon signe.

 

Ce sont des milliers voire des millions de Kim Jong-un en puissance qui risquent d’apparaître. On voit à quel point il est difficile de contrôler quelqu’un qui joue à balancer des allumettes dans la poudrière mondiale, imaginez si vous multipliez leur nombre ... Et nous n’avons que quelques années avant d’éteindre la mèche car il sera très difficile de revenir en arrière une fois que les armes autonomes commenceront à apparaître.

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Plutôt que d’attendre de voir les missiles et armes autonomes passer, je préfère réfléchir, faire réfléchir et dire

  • en quoi les armes autonomes et ce que j’appelle les assbots (version robotisée des troufions, pardonnez-moi pour mon langage !) sont un danger majeur pour l’humanité par rapport aux armes traditionnelles,
  • en quoi « Imagine a war with no dead people ...with no wounded people too » grâce aux armes autonomes est un non-sens,
  • quels sont les problèmes majeurs pour les interdire (choix cornélien : se protéger Vs désarmer tous) tout en posant la question à partir de quand dit-on qu’un robot prend la décision de tuer,
  • le duo avec la cyberguerre et
  • quelques pistes et recommandations pour interdire / freiner leur développement.

Je n’ai aucune compétence et expérience dans le domaine de l'armement, j'ai juste souhaité anticiper ce qui peut nous arriver comme je le fais sur d'autres sujets (e-santé, ville - smart city, futur du travail et de l'éducation…) qui impliquent des nouvelles technologies.

 

Alors si quelques idées germent et permettent de prévenir certains risques et de réduire le développement de ces armes, ce sera cela de gagné.

 

N’hésitez pas à partager et commenter cet article pour faire avancer ces idées complétées avec les vôtres.

Dérives possibles de l'IA et des robots avec les robots tueurs

Elon Musk avec 115 autres experts veulent interdire les robots tueurs (un premier appel avait déjà été lancé en 2015, par Elon Musk, Stephen Hawking, Noam Chomsky et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple.. ) alors que l’ONU vient de reporter sa réunion sur le sujet (initiée en 2013).

 

L’objectif est d’interdire les armes autonomes capables de prendre la décision de choisir et de tuer des cibles sans intervention humaine (ex : armes automatiques, drones, tanks…).

 

Avec la baisse drastique des coûts des technologies robots, IA / intelligence artificielle, Internet des Objets/IoT…), cela entraîne aussi la baisse dramatique des coûts et une facilité accrue pour tuer un être humain. Nous fournissons un accès quasiment libre à des poudrières. Beaucoup s’en empareront et volontairement ou pas allumeront la mèche … déclenchant une réaction en chaîne avec des explosions dévastatrices, sans même qu’ils aient toujours imaginé l’impact de leur geste.

« Imagine a war with no dead people ...with no wounded people too »

Certains contradicteurs chantonneront sur l’air de John Lennon « Imagine a war with no dead people ...with no wounded people too » en imaginant une guerre propre avec une armée d’assbots. N’est-ce pas le rêve de tout général, de toute famille de soldat et d'une opinion publique de gagner une guerre sans verser le sang de ses compatriotes.

 

Aussi, une guerre sans victimes serait plus accessible, plus facile à déclarer, moins gênante vis-à-vis de l'opinion publique. En plus, remplacer un robot détruit par un nouveau robot ferait tourner l'industrie manufacturière, alimenterait des armées de data scientists, d’experts en IA …

 

D’autre part, avec les armes autonomes, la prime reviendrait à l'attaquant et non à la défense, nous pourrions ainsi assister à une multiplication des guerres préventives comme nous en avons connu avec la 2e Guerre en Irak, afin de détruire toutes les capacités offensives de nos rivaux potentiels.

Une guerre commencée sans douleur accélère l'escalade vers la guerre totale

Malheureusement, le risque est une surenchère à la guerre préventive où chaque Etat aurait intérêt à attaquer l'autre juste pour réduire le risque d'être attaqué.

   

Imaginons deux Etats qui s'affronteraient avec une armée d’Assbots  chacun, face à l’autre. Nous pourrions faire une analogie avec deux soldats sous morphine (les assbots étant la morphine car leur perte n’entraîne pas de douleur) qui ne sentant plus la douleur se battraient jusqu'au bout, l'un contre l'autre .

 

Jusqu'au bout mais jusqu'au bout de quoi ?

 

Jusqu'à ce que le seuil de douleur devienne inacceptable par la perte d’êtres humains ou jusqu'à ce que l'Etat prenne conscience qu'il a beaucoup plus à perdre en poursuivant la guerre qu'en acceptant d'être vaincu aux conditions de l'adversaire. 

Oui mais si votre adversaire a déjà détruit tant que vous n'ayez plus grand-chose à perdre, ne seriez-vous pas tenté d'emmener votre adversaire dans votre chute vers une guerre totale ?

 

Après deux bombes atomiques, les Japonais ont accepté de cesser la guerre. Que faudrait-il pour faire cesser une guerre de robots. Si a priori vos robots ne tuent pas pas hommes, femmes et enfants, les robots de vos adversaires risquent de passer à la vitesse supérieure pour vous faire céder, ils ne se contenteront pas de briser de la belle mécanique et électronique. 

 

A l'image de ces deux soldats sous morphine, le seuil de douleur devient plus élevé alors que leurs blessures seront nettement plus profondes. La douleur est une limite à franchir avant de poursuivre l’escalade, s'il n'y a plus de douleur, il n'y a plus de limites.

 

Les robots tueurs accélèrent l’escalade guerrière vers le point de non-retour et poussent à la guerre totale, à l’anéantissement de l’adversaire et … le sien. La différence entre les guerres passées et les guerres avec des robots tueurs est que les premières ont mis à genoux de nombreux pays, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Japon …  mais ne les ont pas anéantis, les deuxièmes ne permettront pas à ces nations voire nos civilisations de se relever.

 

C’est une hérésie de croire à une guerre propre avec des robots tueurs car ce qui dissuade des pays de déclarer la guerre à d’autres ou les inciteraient à capituler et empêcher la guerre totale est l’insupportable douleur de sa population et ses pertes humaines.

 

Alors oui, il est d’une absolue nécessité de les interdire mais est-ce possible ?

Est-il possible d’interdire les robots tueurs et autres armes autonomes ?

Nous sommes face à ce choix cornélien : pour nous protéger vaut-il mieux être armé avec le risque d’armer nos adversaires ou que nous soyons tous désarmés sachant qu’il est de plus en plus facile de créer des armes autonomes, de les utiliser sans risquer de se faire détruire.

 

Nous pouvons faire le parallèle avec la convention sur l’interdiction et la destruction des armes chimiques (1997) et le récent traité d’interdiction des armes nucléaires adopté à l’ONU, voté par 122 Etats mais aucun des neuf pays détenteurs de la bombe, à savoir les six Etats « dotés » au sens des traités internationaux (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine et Inde), auxquels s’ajoutent les Etats non déclarés (Pakistan, Israël et Corée du Nord) ne l’ont signé ..). 

 

Cela vide quasiment de toute sa substance le traité, c’est comme si tous les citoyens n’ayant jamais porté d’arme s’engageaient à ne porter d’armes ! (même si cela n’influence les autres …)

 

 

La position de la France dans ce dernier cas est très instructive :

Mettant en avant la force dissuasive de l’arme nucléaire encadrée par le traité de non-prolifération, mais aussi ses efforts en matière de désarmement, Paris estime que « le désarmement nucléaire ne se décrète pas ». Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, « un traité d’interdiction des armes nucléaires risque d’affecter la sécurité de la région euro-atlantique et la stabilité internationale », et il est « susceptible de fragiliser le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, pierre angulaire du régime de non-prolifération ».

Dilemme du prisonnier - O.K. Corral mondialisé, tous avec le doigt sur la gâchette

Nous sommes face à un dilemme du prisonnier sauf qu’au lieu d’avoir deux prisonniers vous en avez des milliers voire des millions (Etats, organisations terroristes, individus isolés…) si un seul trahit, il peut mettre en danger tous les autres. C’est à l’image d’un O.K. Corral mondialisé réunissant Etats, organisations, individus main sur le revolver, prêts à dégainer sur un malentendu ou un cliquetis suspect.

 

Personne n’ayant confiance en personne, cela risque de se traduire sous forme de guerre froide démultipliée où chaque Etat et organisation se gardent la possibilité d’utiliser ces armes de manière défensive … voire préventive en surveillant les autres, en essayant de réduire leur accès de technologies sensibles et en se donnant les moyens de les saboter (via des virus ou chevaux de Troie dormants activés si la menace se précise).

Robots tueurs - Prolongements physiques de la CyberGuerre

La cyberguerre collabore étroitement avec la guerre par les robots tueurs. Le robot tueur est le prolongement physique de la cyberguerre. Les nombreuses attaques récentes comme WannaCry ou Stuxnet peuvent être un moyen de tester et d’infiltrer des systèmes informatiques tiers pour devenir une arme de dissuasion ou saboter les systèmes adverses. 

 

Grosso modo, tout le monde se tient par la barbichette jusqu’au jour l’un d’eux n'ayant pas grand-chose à perdre et beaucoup à gagner fasse craquer l’allumette.

 

Il y a un intérêt additionnel d’avoir une armée de cyberguerriers. Autant retourner une armée de soldats, n'est guère aisée, vous trouverez toujours une backdoor comme on l’a vu dernièrement pour retourner une armée d'assbots contre son Etat d’origine. Le Brain Washing est bien plus efficace et facile sur des robots que sur des humains.

Hommes augmentés par Neuralink (Elon Musk) hackés ?

Il ne reste plus qu’à mettre en œuvre le projet d’Elon Musk (Neuralink … le même qui est contre les robots tueurs … il a dû certainement comprendre les risques de son projet dans ce domaine …) pour intégrer des puces dans le cerveau afin de l’augmenter.

 

Un petit court-circuit ou DDOS et vous pourriez éradiquer une armée entière d’humains augmentés. Cela rend les possibilités de destruction pardon d'auto- destruction quasi illimitées et surtout aussi faciles à déclencher qu'un jeu vidéo comme Call of Duty.

             

On voit donc que même s’il sera extraordinairement difficile d’interdire à tous les Etats d’utiliser des armes autonomes, il y a quelques arguments qui pourraient, je le souhaite, les faire réfléchir.

Pourquoi les armes autonomes / robots tueurs sont si dangereux ?

On pourrait se demander pourquoi une arme autonome est si dangereuse par rapport à une arme traditionnelle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Une arme conventionnelle

  • est difficile a priori d’accès et coûte chère (en particulier si elle a la capacité de faire beaucoup de victimes),
  • peut faire des victimes collatérales  qui peut dissuader
  • est facile généralement à associer avec son propriétaire (registre des armes à feu associées à des n° de série et des personnes, surveillance satellitaire pour les missiles)
  • donne suffisamment de temps (une fois que vous êtes identifié comme l’auteur) à l’adversaire pour vous détruire / neutraliser (ou votre organisation)
    • ce qui peut réduire le nombre de victimes

    • ce qui peut le dissuader à agir équilibre de la terreur / dissuasion avec l’arme nucléaire de son adversaire). Pour un homme armé, il risque d’être capturé, tué par des forces de polices et de mettre en péril son organisation et pour des missiles nucléaires, il risque d’être détruit par des anti-missiles en plus des attaques de rétorsion d’où l’équilibre de la terreur / dissuasion nucléaire.

Une arme autonome

  • est accessible à tous et peu chère (ex : associer quelques drones avec certains produits du commerce peut faire de nombreuses victimes),
  • peut de plus en plus facilement discriminer les cibles des personnes à ne pas tuer (via de la reconnaissance d’image, signature thermique, le smartphone de la cible, des objets connectés en Bluetooth)
  • peut être très difficile et long pour retrouver son auteur et donc rendre impossible de répliquer ou avec un risque élevé d’erreur (car autonomes et programmés à l’avance avec de l’IA pour s’adapter à la situation et donc ne nécessite pas de personne à proximité, interagissant directement avec l’arme)
  • ne donne pas de temps de réaction à l’adversaire pour les détruire et est difficile à neutraliser (en particulier s’il y a de nombreuses armes disséminées comme une myriade de drones ou des jumping sumo explosifs et non une arme centralisée)
  • Enfin, une des conséquences de ces éléments est leur capacité à faire beaucoup plus de victimes qu’une arme traditionnelle pour un coût et une facilité de mise en œuvre beaucoup plus faible.

Donc, OUI je me répète, les armes autonomes sont un danger absolu pour le futur des hommes.

Interdire aux robots de décider de tuer - Oui mais quelle décision accepterons-nous de déléguer ?

D’autres questions se posent aussi :

 

On veut interdire aux robots de prendre la décision de tuer, de quelle décision parle-t-on ? de tuer un individu, un groupe d’individus, un groupe d’individus ayant certaines caractéristiques … et quelle part délègue-t-on à la machine ?

 

Les bombes ou missiles lancées d’un avion après qu’un homme appuie sur un bouton ne sont pas considérés comme des robots tueurs même s’ils ont un dispositif qui détecte la chaleur ou un signal (ex : smartphone) et poursuivent leur cible en conséquence.

 

  • Si ce même homme appuie sur un bouton, et envoie des mini-missiles intégrant une mini-caméra capable de reconnaître les visages et de ne tuer que des barbus portant des chemises à fleurs (caractéristiques définies par l’homme avant d’appuyer sur le bouton), est-ce que le mini-missile est une arme autonome ou pas ?
  • Si cet homme appuie sur ce bouton, et que cela déclenche l’envoi de ces mêmes mini-missiles sur une période de plusieurs jours ou mois, est-ce que ce sont des armes autonomes ?
  • Si cet homme appuie sur ce bouton, et que cela déclenche l’envoi des mini-missiles dès qu’il détecte une cible ayant des caractéristiques définies à l’avance, est-ce que ce sont des armes autonomes ?
  • Si cet homme appuie sur un seul bouton, pour anéantir un pays grâce à une armée d’assbot, de missiles, de drones tueurs, est-ce que ce sont des armes autonomes ?

Un homme a pris la décision d’appuyer sur un bouton, donc on pourrait dire que ces armes ne sont pas autonomes car c’est lui qui l’a décidé et non l’arme de tuer…

 

En réalité, l’homme a délégué aux robots tueurs le choix de tuer. Celui qui décide de tuer peut avoir l’impression d’être dans un jeu vidéo et oublier que celui qui meurt n’a pas de deuxième vie après Game Over.

Robots détruisant des infrastructures vitales, est-ce des robots tueurs ?

D’autre part, à partir de quel moment on considère un appareil comme un robot ou une arme autonome, un pistolet intégrant de l’IA pour ajuster un tir à l’image des systèmes de stabilisation pour appareil photo, est-ce un robot tueur ?

 

Imaginons, un gilet pare-balle capable de tirer et tuer un assaillant s’il a été touché. Est-ce que cette arme défensive et autonome aurait le droit de tuer en cas de légitime défense de son propriétaire ?

 

Le débat ne s’arrête pas aux robots tueurs mais aussi aux robots de guerre en général (et tueurs indirects) qui peuvent transmettre des maladies, détruire toute une infrastructure d’énergie, d’accès à l’eau, à la santé, aux communications qui peuvent entraîner par impact une multitude de décès par maladie, faim, froid, déshydratation …

 

Il y a beaucoup de questions qui se posent, il est essentiel qu’en premier lieu le maximum de questions et de problématiques soient clairement posées afin de pouvoir prendre des décisions dessus. Il faut aussi inclure les licenciés de tir sportifs et chasseurs dans cette réflexion.

Comment les interdire / réduire leur propagation ?

Même si cela semble une gageure d’interdire des armes autonomes aux Etats (d’autant qu’elles commencent à exister comme le montre la récente déclaration de la Russie pour développer leurs missiles capables de choisir leur propre cible lors du salon aérien moscovite MAKS 2017… ), on peut avoir une approche pour restreindre au maximum leurs conception, vente, utilisation et propagation et au final parvenir à les interdire avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour cela, il faut augmenter au maximum la barrière à l’entrée pour accéder à ce type d’équipement afin de la rendre inaccessible.

 

Un des problèmes des armes autonomes, est qu’à la différence des armes nucléaires ou d’armes chimiques, nul besoin de s'approvisionner en uranium et de l'enrichir, ou de souches de virus et d’usines chimiques pour obtenir une arme de destruction massive  

La technologie peut se diffuser suffisamment rapidement pour qu’un Etat ou une organisation non terroriste ne puisse empêcher sa propagation vers des organisations criminelles ou terroristes. La guerre ne sera plus réservée aux Etats mais se démocratisera aux terroristes de toute confession et aux organisations criminelles de tout poil, voire même aux individus, hackers solitaires ou anonymes.

 

La réglementation pourrait a minima être nationale afin de servir d’exemple et proposer à nos partenaires européens et pousser sur le plan international, en particulier les Nations Unies. Je sais, certains d’entre vous, me taperont sur l’épaule, en m’indiquant que l’industrie de l’armement française est fortement exportatrice et il ne faut pas la brider. Le point n’est pas d’interdire la recherche sur l’intelligence artificielle mais d’éviter d’atteindre ce fameux dilemme du prisonnier où on aura à choisir entre anéantir l’adversaire et être anéanti grâce à l’IA et être anéanti car nous n’aurons pas utilisé l’IA.


Solutions et recommandations en fonction du type d’armes

Il faut distinguer deux types d’armes,

  • les armes par nature (pistolet, bazooka, poignards mais aussi bombe lacrymogène …) et
  • les armes par destination (chandelier, couteau de cuisine, bouteille de verre, mais pas la tarte à la crème comme l’avait demandé Jean-Pierre Chevènement lors de son procès contre Noël Godin qui l’avait entartré) dont la fonction première n’est pas d’être une arme mais qui sont utilisées, ou destinées à être utilisé, comme tel dans certaines situations. 

Armes par nature

Pour les armes en général possédées par des Etats (avions de combat, missiles, tanks…)

 

Idéalement, on pourrait interdire toute arme autonome dans le monde, le problème est qu’il faut être un peu réaliste et tenir compte que c’est plus facile d’interdire ce qui n’existe pas encore que ce qui existe, d’où l’urgence de la réglementation internationale compte tenu des avancées des fabricants d’armes.

 

D’autre part, il vaut mieux été concret, avoir des définitions précises quitte à les modifier plutôt que de partir sur des bonnes volontés qui sont inapplicables sur le terrain.

 

J’exclus dans mes recommandations ci-dessous les armes autonomes qui ont pour seul objectif de détruire une arme lancée par un adversaire (ex : batterie anti-missile dotée d’IA), celle-ci ayant un but uniquement défensif et n’ayant pas d’impact sur des personnes ou du matériel.

 

J’utilise à escient le mot cible plutôt que victime, car la cible peut être aussi une cible en carton … pour les armes utilisées par des tireurs sportifs par exemple.

Recommandation 1 – Interdire les armes autonomes à déclenchement différé ou conditionnel (hors si vise d’autres armes attaquantes) – Décision ONU

Cela signifie que toute action de mise à feu doit obligatoirement déclencher la mise à feu instantanément.

 

Par exemple, si on appuie sur le bouton Fire, le missile ne doit pas partir dans les 10 minutes qui suivent ou être programmé mardi matin à 8h45. De même, il ne doit pas y avoir un IFTTT (If This Then That) de mise à feu, style si la Corée du Nord a envoyé un missile, je tire automatiquement sans intervention humaine un missile visant la Corée du Nord. Comme je dis plus haut, en revanche, une arme anti-missile peut détruire le missile nord-coréen !

 

Se pose la question des combats par exemple un avion de chasse, un tank peut-il déclencher le feu automatiquement sans l’intervention d’un être humain s’il combat un avion de chasse ou tank adverse ? Difficile d’interdire cela à un avion de combat s’il est attaqué. Je pense que l’IA pourrait être utilisé que de manière défensive.

Mais qu’est-ce que défensif ? Si nous sommes plusieurs avions de combat, mon voisin est attaqué, est-ce que l’IA de mon avion peut attaquer les avions adverses. Plus largement, si mon pays est attaqué, est-ce que tous mes avions pourraient utiliser l’IA …

 

Et dans l’exemple précédent si les Etats-Unis sont attaqués, est ce interdit ou autorisé qu’une IA envoie un missile directement sur la base qui a lancé le missile voire d’autres qui pourraient menacer … même s’il y des populations civiles …

Recommandation 2 – Interdire aux armes autonomes de surenchérir à une attaque – Décision ONU

L’esprit est d’avoir une réponse proportionnée à l’attaque, l’IA ne doit jamais être capable de surenchérir.

 

Seul l’homme doit avoir le pouvoir de le faire sinon le risque est l’escalade jusqu’au double anéantissement total (cf. un vieux film Wargames de 1983 qui l’évite car l’IA comprend qu’il fait face au même problème que pour le Tic-Tac-Toe («  A strange game. The only winning move is not to play ;), et une version alternative où l’IA ne le comprend pas …)

 

L’homme a montré à quel point il était capable de bafouer les règles aux dépens de l’humanité lors des guerres, espérons qu’il ne l’enseigne jamais à l’IA. 

Recommandation 3 – Interdire l’intégration de code dans les armes et munitions discriminant les cibles des non-cibles. - Décision ONU

L’objectif est d’empêcher qu’une arme / une munition intégrant par exemple une caméra avec reconnaissance visuelle ou un autre signal puisse « choisir » sa cible. Il faut que le tireur prenne conscience qu’il peut tirer sur des innocents, des personnes à préserver afin de le dissuader de tirer.

 

Il existe déjà des missiles qui se dirigent en fonction du signal d’un smartphone (utilisés par les Etats-Unis notamment, la Russie travaille sur des missiles avec IA…).

 

Ce sera difficile d’interdire ces missiles néanmoins on peut au minimum interdire des armes et munitions qui visent des cibles non identifiées individuellement mais caractérisées ( ex : sur base d’habits, caractéristiques …)

 

Recommandation 4 – Intégrer dans les systèmes de commande actuels un système additionnel en open source - Décision Internationale

A l'image des avions actuels, les armes types missiles, tanks … ont des systèmes de commande résilients et redondants mais propriétaires.

 

L’objectif est d’ajouter un système de commande additionnel en open source strictement séparé du système propriétaire. Si deux ordres sont contradictoires entre les deux systèmes, cela empêche la mise à feu. Cela peut sembler contre-intuitif, néanmoins le code open source étant très challengé par des « bug bounty », des hackers… les failles peuvent être identifiées très rapidement à la différence de systèmes propriétaires (plus difficiles d’accès mais moins challengés et corrigées dans la foulée).

 

J’avais décrit aussi un système pour sécuriser les objets connectés en utilisant la blockchain et le hashage dans un article spécifique

 

Recommandation 5 - Interdire l’intégration de microprocesseurs dans le corps humain (hors cas médical si sans augmentation de capacité) – Décision Française pour l’étendre à l’Europe puis l’ONU

Interdire l’intégration de microprocesseurs dans le cerveau ou dans d’autres parties du corps hormis les cas médicaux spécifiques (épileptiques, malades d’Alzheimer, tétraplégiques…) et à condition que cela n’augmente pas la capacité de la personne au-delà des capacités normales humaines (ex : intégrer des chips dans le cerveau qui donnent à un malade d’Alzheimer, une mémoire dépassant celle d’un être humain normal, permettre à un aveugle de voir de l’infrarouge via des yeux électroniques). 

 

Tout dispositif qui permet d’augmenter les capacités d’un être humain (un smartphone, des lunettes infrarouges, un véhicule …) doit être externe au corps humain et non relié directement au système nerveux ou au cerveau.

 

L’objectif est d’éviter qu’un jour quelqu’un puisse prendre la main sur des êtres humains (soldats ou non) et les transformer en robots tueurs ou les tuer.


Pour les armes qui peuvent être possédées par des particuliers (dont certaines sont interdites)

II y a une réglementation en place qui scindent les armes en plusieurs catégories (de A à D) elle interdit, autorise sous condition, nécessite une déclaration et pour certaines autorise la vente libre (bombes aérosol, certaines armes à impulsion électrique…).

Recommandation 6. Interdiction de connecter à Internet ou d’intégrer du code logiciel dans ces armes et leurs munitions (au pire dans le système de mise à feu) - Réglementation au minimum européen, si possible ONU

Il est indispensable d’intervenir auprès des fabricants d’armes pour leur interdire de connecter à Internet (directement ou via Smartphone) ou d’intégrer de l’intelligence artificielle, du code logiciel dans ces armes, au pire obliger ces fabricants à dissocier totalement le code intégré dans l’arme (par exemple pour identifier son utilisateur, et empêcher qu’un autre utilise son arme) de la partie mise à feu de l’arme (à l’image des systèmes critiques d’un véhicule) qui doit être exempte de tout logiciel et ne peut être déclenchée que manuellement.

 

L’objectif est d’interdire une mise à feu à distance sans la présence de son propriétaire ou d’un hacking des pistolets qui permettent de tirer sans la décision expresse de son propriétaire.

 

Ce sera aussi difficile d’imposer aux fabricants d’armes ces restrictions d’autant que les lobbys d’armes comme la NRA sont très puissants (cf. article ici) et les objets connectés sont pour eux une nouvelle source de revenus.

 

Recommandation 7.  Interdire la stabilisation mécanique d’une arme – Réglementation européenne puis internationale 

Il est nécessaire d’interdire l’intégration de code dans les armes et munitions permettant de stabiliser une arme (armes A à D) en fonction d’une cible.

 

L’objectif est d’éviter que l’arme facilite mécaniquement l’atteinte de la cible. La réglementation peut interdire la vente de ces armes en Union Européenne puis sur le plan international.

 

Il est en revanche difficile d’interdire des lunettes de visée stabilisées qui existent déjà.


Armes par destination

Est-ce possible d’interdire des robots tueurs alors qu’on pourrait imaginer un drone associé à des objectifs a priori inoffensifs et accessibles dans le commerce pour tuer, blesser … ?

 

Il est possible de limiter certains risques sans éliminer totalement les risques.

 

Recommandation 8. - Déclaration des objets autonomes mobiles – Réglementation européenne puis internationale 

Tout objet

  • capable de se mouvoir seul (par exemple si d’un poids supérieur à 800 g comme les drones et allant au-delà de 6 km/h, limite utilisée pour les transports autorisés sur les trottoirs comme les trottinettes électriques, et si va au-delà de 25 km/h, quelque soit son poids, limite utilisée dans les transports nécessitant la délivrance d’un numéro d’identification unique, qui devra être gravé sur une partie inamovible de l’engin et qui devra également figurer sur une plaque d’identification fixée sur celui-ci.… )
  • et capable d’emporter une charge de plus d’une centaine de grammes (à préciser mais plus compliqué à évaluer)
  • devrait nécessiter une déclaration obligatoire avec une pièce d’identité auprès du vendeur transmise à la préfecture.

 

Cela concernerait les robots, drones, véhicules télécommandés avec potentiellement des spécificités pour chacun. On le fait déjà pour acheter une carte Sim et dans le cas des drones cela va devenir obligatoire si le poids dépasse 800 grammes. Ces drones « lourds » devront être équipés de signaux lumineux et sonores afin d’être facilement identifiables dans le ciel. 

Recommandation 9. – Renforcer et sécuriser les limitations de vitesse  sur les véhicules autonomes à l'approche de personnes – Réglementation européenne puis internationale 

Il est nécessaire que les véhicules autonomes ne puissent perpétrer des attentats comme à Nice ou à Barcelone. Pour cela, on peut intégrer du code non modifiable qui réduit la vitesse puis met à l’arrêt un véhicule si un piéton, un obstacle est détecté dans une zone inférieure ou égale à la distance de sécurité de freinage. (voir l’article sur sécurisation des objets connectés)

 

Il y a d’autres risques à tenir compte comme le risque que des engins explosifs soit situés dans le coffre d’une voiture autonome.

 

Mais comment faire la distinction avec des bagages ? Cela me paraît difficile de demander aux constructeurs de mettre des capteurs d’explosifs dans les coffres ! Ce serait complètement disproportionné par rapport à la probabilité qu’un coffre contienne des explosifs. Compliqué aussi de pister chaque véhicule en temps réel, gardons encore les quelques libertés qu’ils nous restent.

 

Néanmoins, on peut imaginer des boites noires pour les véhicules autonomes (ou pour ceux qui sont utilisés par plusieurs utilisateurs comme les VTC), idéalement intégrées dans le véhicule (et ne transmettant pas les données sur un serveur) ou virtuelles (sur un serveur sécurisé, mais qui l’est vraiment ?). Ces données ne seraient accessibles que sur réquisition judiciaire (comme sur les appels téléphoniques).

 

Recommandation 10 - A l’image de la sécurité routière, vigilance citoyenne – France et Europe

Sans traumatiser tout le monde, c’est important que la population soit au fait des risques et soit vigilante par rapport à ceux-ci.

 

Cela peut se faire par des campagnes de presse, des ateliers dans les écoles… à l’image ce que se fait dans le domaine de la sécurité routière mais ici pour la sécurité de tous en expliquant aussi bien comment se protéger et protéger ses objets connectés (mots de passe, bases de sécurité informatique, les risques de certains appareils comme les drones…).

 

Recommandation 11 - Intégrer la sécurité des objets connectés dans le norme CE – Réglementation Européenne 

Il est nécessaire de sécuriser les objets connectés qui sont aujourd’hui des passoires pour la plupart. Dans ce cadre, il est nécessaire d’intégrer dans la norme de certification CE (nécessaire pour vendre des produits en Union Européenne), avec des principes tels que la Privacy by Design et Security by default. J’ai écrit un article donnant les principaux principes pour sécuriser un objet connecté.

 

La sécurité devrait être encore plus accrue pour les équipements médicaux comme les pompes à insuline qui peuvent devenir des armes par destination en injectant des doses mortelles.

 

L’objectif est de réduire les risques d’un hacking massif de drones, robots, objets connectés qui se transforment en armes par destination

 

Conclusion

Beaucoup d'autres recommandations pourraient être faites, ce ne sont que quelques idées, certaines sont applicables rapidement d’autres à long terme enfin d’autres ne le seront jamais pour de bonnes et mauvaises raisons. 

 

L’objectif est de participer à ce débat qui nous concerne tous (alors que je n’ai aucune expertise sur le sujet de l’armement) et de faire bouger le slignes avant qu'il ne soit trop tard.

 

Sans doute est-ce idéaliste de croire que ce type d'article puisse changer la donne, mais sans idéal il n'y a plus d'espoir.

 

Dimitri Carbonnelle - Fondateur de Livosphere

Agence Conseil en Nouvelles technologies : Internet des Objets, Intelligence artificielle 

 

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Sécuriser l' Internet des Objets avec la Blockchain et le hashage

A la suite de plusieurs échanges avec Antoine Yeretzian de Blockchain Partner, j’ai écrit cet article sur les moyens de sécuriser l’Internet des Objets avec la blockchain et le hashage de données. L’objectif avec Blockchain Partner et Livosphere est de proposer des solutions clés en main pour les fabricants et les entreprises utilisant des objets connectés (banques, assureurs, services à la personne…), les opérateurs télécoms …

 

Pour sécuriser complètement un objet connecté ou une plateforme, il y a trois étapes : prévenir et réduire les risques de hacking d’un objet, le détecter et empêcher / réduire les conséquences d’un hacking (sur l’appareil et en termes de propagation).

(If you want to see this article in English click here)

 

J’avais parlé de la partie prévention dans l’article suivant : Sécuriser l'IoT après l'attaque DDos par des objets connectés sur Twitter, Netflix, Amazon via le service DNS Dyn qui relate aussi les mesures telles que Privacy by Design et Security by Default.

 

Cet article décrit la partie détection d’un hacking (dès lors qu’il y a une modification). Il faudra compléter par des moyens pour détecter des hacking sans modification. Dès lors qu’une attaque est détectée, on peut à distance bloquer ou réduire les fonctionnalités de l’appareil, alerter…

 

Il y a trois éléments à sécuriser dans la chaîne reliant un objet connecté à une plateforme digitale en utilisant la blockchain et les techniques de hashage.

 

1.     Sécuriser l’intégrité d’un objet connecté (pas de hacking de celui-ci)

2.     Sécuriser l’envoi de données d’un objet connecté vers une plateforme

3.     Sécuriser la réception de données provenant d’une plateforme vers un objet connecté

 

Rappel sur la blockchain

Il y a un grand nombre d'usages possibles pour la Blockchain dans l'Internet des Objets  :

 

Le plus évident est de permettre la création de plateformes décentralisées et collaboratives pour partager ses biens connectés avec des coûts de transactions très réduits ne nécessitant pas d'intermédiaire (hors création de la blockchain).

 

En effet, en connectant un produit, on facilite son partage, car on peut donner / retirer son accès/usage via des clés virtuelles (comme InBlue de Valeo ou les serrures connectées d'Opendoors de Somfy, ex-Okidokeys ...).

 

D’autre part, en plus de gérer l’accès, on a des informations sur l'usage, la localisation, facteurs, cela permet d’accroître la confiance d’un propriétaire d’un bien envers des utilisateurs potentiels (grosso modo, il sait ce qu’il sera fait de ses objets dans le respect bien sûr de la confidentialité des données personnelles). En plus de sa maison via une serrure connectée et des solutions de Smart Home, sa voiture via des clés virtuelles reconnues par le véhicule connecté, tous les objets qu'on utilise qu'occasionnellement, comme des perceuses, des échelles, des outils de bricolage pourraient aussi être partagés facilement.

 

On peut aussi imaginer des Smarts contracts tels que proposent Slock.it sur Ethereum pour déclencher le paiement dès que la personne ouvre l'appartement, la voiture ou utilise un appareil partagé.

 

Ces plateformes, comme je l'évoquais dans mes prédictions 2017, pourraient d’ailleurs "blockchainiser" (et non "ubériser" qui serait un oxymoron car par définition, ubériser centralise le pouvoir sur un seul acteur à la différence de la blockchain)  les plateformes collaboratives actuelles et  remplacer les acteurs connus tels que AirBnB, Blablcar ou Uber. En revanche, la blockchain ne remplacerait que la partie transactionnelle et non tout le reste, service client, innovation en terme de services, de plateforme, Marketing et commercial, animation de la communauté … 

 

Autre usage : sécurisation des données

Je vais évoquer un autre usage : la sécurisation des objets connectés qui est un sujet de plus en plus critique. Imaginez juste un ransomware sur des pompes à insuline connectées qui ferait un chantage auprès d'un fabricant sur la vie de ses utilisateurs en les menaçant d'une overdose mortelle…

 

Une des grandes faiblesses des objets connectés par rapport à la sécurisation de plateformes digitales est la sécurisation de la transmission et de l'objet lui-même. (Schéma). (cf aussi article sur la prévention)

Les trois étapes à sécuriser sont

  • s'assurer que l'objet même n'a pas été hacké / modifié par rapport à l'objet d'origine (hors évolutions du fabricant et données utilisateur)
  • s'assurer que les données transmises n'ont pas été modifiées / hackées entre l'envoi et la réception par la plateforme
  • s'assurer que les données transmises par la plateforme vers l'objet connecté ne sont pas modifiées / hackées

Le hashing ou hashage

Pour s'assurer de cela, l'idée est simple : comparer une version originale non modifiable (d’un code intégré dans un objet connecté par exemple d'où l'utilisation de la blockchain) et sa version actuelle sur ces trois étapes (la sécurisation des trois étapes est essentielle sinon il y a une brèche). S'il y a une différence (en tenant compte des évolutions logicielles et matérielles et en sortant les données utilisateurs), cela signifie que le code a été hacké.

 

Pour le faire, on utilise un élément simple de la blockchain l'ancrage combiné au hashage de données.

 

Qu'est-ce le hachage ?

 

Le hachage (hashing) est une technique qui permet de créer une signature (ou hash) quasi-unique à partir de n'importe quelles données. Si l'on modifie une des données d'origine (même infime grâce à l'effet avalanche), on modifie totalement la signature. Il y a des similarités à la technique de compression de données mais avec une différence fondamentale, deux images proches pourraient avoir un fichier compressé identique, ce qui n'est pas le cas du hachage. Dans l'image ici, la Déclaration universelle des droits de l'homme ont été hashées (fichier sous format texte via un outil en ligne en SHA 256) en deux versions avec et sans le H ! Les deux hashs sont complètement différents.

 

L'intérêt est ici de vérifier si le programme ou les données d'origines sont modifiés. Pour cela, on peut hasher la totalité du programme (OS, code embarqué…), un numéro de série unique  et des données qui seront incluses dans un objet connecté juste avant l’injection du code embarqué dans le produit (à la chaîne de fabrication). 

 

Pour prévenir un hack combiné de la plateforme et de l’objet connecté, on peut mettre ce hash dans une blockchain publique en plus d’une plateforme du fabricant (ou autre entreprise en charge de l’objet connecté). Ce hash initial sera le hash officiel du produit auquel on pourra comparer les hashs calculés par la suite de l’objet. Toute différence signifie qu’il y a une modification non voulue, et donc potentiellement un hack du produit et peut même interdire l’utilisation du produit (définitive ou temporaire car les bugs sont toujours possibles), ou une alerte vers l’utilisateur et le fabricant.

 

Cela signifie néanmoins qu’il faut gérer des bases de données avec des versions multiples pour un même objet connecté en cas d’évolution/upgrade logicielle du produit. Les données modifiables, elles ne seraient pas a priori hashées pour vérifier l’intégrité de l’appareil (sauf potentiellement la structure des données si elle est suffisamment pérenne).

 

On peut utiliser une fonction de hashage publique (et open source) car il sera très long et difficile de passer du hash aux données d'origine ou de créer un même hash à partir de données falsifiées (problème NP-complet donc pour calculer le hash à partir de données c’est très rapide (temps polynomial) mais pour retrouver les données qui correspond à un hash c’est très long si la taille du hash est suffisamment long (temps exponentiel ex : cryptage AES 256bits)). 

Pour l'anecdote (Guardtime), le gouvernement estonien hasherait la totalité de ses données et imprimerait le hash sur des journaux papiers ce qui permettrait de s'assurer que les données n'ont pas été modifiées par des hackers (en gardant bien sûr un log quotidien des hashs de chaque jour et un hash des modifications apportées entre deux jours consécutifs ainsi que les journaux papier !)

 

Sans rentrer dans une description détaillée sur ce qu'est la Blockchain, voici une rapide définition en très simplifié de BlockChain Partners.

 

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaires, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. 

La blockchain permet d'enregistrer ainsi des transactions, des signatures ... dans un registre partagé parmi tous ses utilisateurs. L'objectif est de s'assurer que personne ne modifie après coup le registre de transactions.

 

Il n'est pas possible de modifier ce registre sauf si plus de 50% de la puissance de calcul des serveurs (les mineurs) reliés à la blockchain l’acceptent (d’où l’importance d’avoir des blockchains publics avec un très grand d’utilisateurs et d’éviter des concentrations autour de quelques utilisateurs). Une blockchain avec un seul utilisateur (!) est l'équivalent d'une plateforme centralisée. On pourrait aussi faire un parallèle avec une assemblée générale d’actionnaires où le nombre de votes correspond à la puissance de calcul. 

Petite digression : Les nouveaux schismes ... le Hard Fork d'Ethereum

D’autre part, s’il y a une modification, tout le monde le saura. Donc, plus il y a d'utilisateurs indépendants dans la blockchain, plus il sera sécurisé. Ainsi une blockchain public est donc plus sécurisé normalement qu'une blockchain privée. Enfin, en fonction des règles de la blockchain, une partie des utilisateurs peuvent faire un "fork" (crée un deuxième registre identique au premier sur une première partie et qui devient indépendant par la suite.

 

C‘est ce qui s’est passé le 20 juillet 2016 avec Ethereum. Il ne faut pas s’en étonner … on en a vécu quelques forks dans d’autres domaines …  En 1204 entre l’Église catholique romaine et l'Église orthodoxe et 1517 entre l’Eglise catholique et protestante (nommé schisme mais ce n’est pas reconnu par les protestants, qui gardent la Bible comme Grand Livre Commun et sans parler des autres religions … pardon pour la digression ;).

 

L'ancrage associé à l'horodatage est une des composantes de la blockchain et permet de créer une transaction dans la blockchain en indiquant la date. Ici, ce sera le hash qui sera enregistré dans la blockchain. 

1. Pour sécuriser le code d'origine et le matériel

Rentrons dans les principes sur les 3 étapes :

 

1. Pour sécuriser le code d'origine et le matériel

Afin de s'assurer de l'intégrité du matériel et que celui-ci n'a pas été corrompu ou modifié entre sa version originale et la version effective reçue par l'utilisateur, on peut associer à chaque version du code à embarquer (OS, programme, numéro de série…) dans l'objet un hash code, potentiellement il pourrait y avoir plusieurs hash codes par type de code pour faciliter le traçage d'une corruption (quelle partie du code a été corrompue). Le hash serait intégré dans une blockchain publique, en plus d’une plateforme du fabricant pour s'assurer qu’il ne puisse être corrompu en accédant aux serveurs de l'entreprise.

 

Il est même possible de faire un hash du matériel lui-même en photographiant l’intérieur du matériel (avec des fonctions de « perceptual image hashing » ou « image fingerprinting » qui maintiennent un hash similaire pour des images similaires). Le SAV pourrait photographier le matériel et s’assurer que celui n’a pas été modifié par rapport à la version photographiée à la sortie d'usine (via la comparaison des deux hash).

 

D’autre part, la fonction de hashage sera aussi intégrée au code. Celui-ci doit être open-source, accessible à l’utilisateur (averti ou via des applications) qui pourra vérifier son authenticité en le comparant avec la version originale open-source, accessible en ligne.

 

Lors de la fabrication, le code, le hash (caché dans le code) et la fonction de hashage sont injectés dans la mémoire du processeur. On peut pour sécuriser encore plus, l’intégrer dans la ROM (Read Only Memory ou mémoire morte) pour empêcher toute écriture ultérieure (y compris par flashage). En revanche, pour tenir compte des upgrades du produit, il faudra aussi l’intégrer dans une RAM (Random Access Memory ou mémoire vive) afin d’intégrer de nouveaux hashs. Si nécessaire, une réinitialisation complète du produit pourrait être réalisée avec l’installation des évolutions si un objet a été corrompu.

 

Au démarrage de l'objet connecté 

Lors du premier démarrage de l'objet connecté, d'une part, la fonction de hashage va sur base de la totalité du code, calculer le hash et le comparer au hash intégré dans l'objet.

 

Si ce n'est pas le cas, on pourrait demander à réinitialiser l'appareil car il aurait été corrompu. Il n’y a pas besoin de connecter le produit à ce stade.

 

D'autre part, en se connectant à la plateforme, ce même hash ainsi que la fonction de hashage  (ou le hash de la fonction de hashage) pourraient être comparés à la base de données du fabricant ainsi qu'à la blockchain, s'il y a une différence, cela bloquerait le produit et demanderait une réinitialisation.

 

On pourrait imaginer qu’un hacker remplace complètement le code d’un produit pour renvoyer le bon hash du code à la plateforme (indépendamment de son calcul), le problème est que comme la fonction de hashage est publique, on pourra facilement voir que même si le hash transmis correspond à la blockchain, en revanche la fonction de hashage ou le hash de la fonction de hashage ne correspond pas à la blockchain.

 

L'intérêt en deux étapes (hors connexion) et avec connexion est de s'assurer que le code n'est pas corrompu même s'il n'y a pas de connexion (hors remplacement complet du code) et de s’assurer ensuite que le code complet n’a pas été complètement remplacé. 

 

2. Pour sécuriser la transmission de l'objet connecté vers la plateforme

L'objectif est de s'assurer que ce qui est transmis n'est pas modifié par un tiers (ex: via la technique du "middle man" même si cela ne permet pas de savoir si cela a été intercepté )

 

L'objet connecté transmet dans son mode usuel (WiFi, Bluetooth via Smartphone, GPRS/3G) les données plus un hash calculé par l'algorithme de hashage dans le code embarqué.

 

Ce même hash est transmis via un réseau bas débit type Sigfox ou Lora, enfin  le hash du code embarqué est aussi transmis par les deux moyens.

 

Les deux hash de données sont comparés aux données (en hashant de nouveau les données) et entre eux pour s'assurer qu'elles ne sont pas corrompues ainsi que le hash du code pour s'assurer de l'intégrité de la machine.

 

L'intérêt d'utiliser deux modes de transmission est de créer de la redondance et de la résilience. Cela complique la tâche du hacker qui doit hacker les deux modes de transmission en plus de trouver l'algorithme de hashage. Cela utilise vraiment le rôle de backup d’un réseau bas débit en intégrant ses contraintes (très peu de données transmises via le hash).

 

Les hashs de données pourraient être intégrés dans la blockchain (potentiellement agrégés par jour et re-hashés pour réduire les accès à la blockchain) afin aussi de sécuriser le relevé de données. 

3. Pour sécuriser la transmission de la plateforme vers de l'objet connecté 

Pour éviter aussi que des ordres soient transmis malicieusement vers l'objet connecté, de la même manière, il faut à la fois hasher les données constituant l'ordre et le transmettre idéalement via deux modes de transmissions (WiFi, Bluetooth via Smartphone, GPRS/3G) et Sigfox (dans la fenêtre de réception qui peut être ouverte lors d'une transmission de l'objet connecté vers le serveur) ou Lora.

 

Cela permet d'assurer la résilience et la redondance des modes de transmission. De la même manière, il est nécessaire aussi de transmettre le hash de l'appareil et de la fonction de hashage pour s’assurer de l’intégrité de l’appareil. Si le hash envoyé ne correspond à celui dans l’appareil, il pourrait être bloqué automatiquement ou alerter l’utilisateur, le fabricant ...

 

Les hashs de données pourraient être intégrés dans la blockchain (potentiellement agrégés par jour et re-hashés pour réduire les accès à la blockchain) pour s’assurer de leur non-modification.

 

Même si cela peut paraître compliqué ces solutions sont en réalité beaucoup plus faciles à mettre en œuvre qu’on ne pourrait le croire pour sécuriser les données. Le minimum étant d’intégrer un algorithme de hashage open source dans l’équipement et de s’assurer de l’intégrité des données en interne et lors des transmissions.

 

Si cela vous intéresse de réaliser un projet sur ces sujets, n’hésitez pas à me contacter. Nous serons heureux avec Blockchain Partner de le réaliser.

 

Dimitri Carbonnelle 

Fondateur de Livosphere 

Conseil en Open Innovation, et nouvelles technologies : Internet des Objets, intelligence artificielle ...

 

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USI - Future of humanity with AI, artificial intelligence with Cedric Villani, Kevin Kelly, Mark Esposito, Kevin Klein, Ingrid Betancourt

I was really excited to be invited at USI, Unexpected Sources Technologies, an event that gathers great thinkers and opinion leaders to exchange ideas, draw inspiration, and discuss the digital transformation of our societies. (Link towards videos). 
I wanted to tell a story about the Future of Humanity facing Artificial Intelligence (AI) by picking in  each conference some food for thought and assembling them.
We'll go through the following steps :
  • Our challenges : DRIVE : Demographic & social changes, Resource scarcity, Inequalities, Volatile scale complexity, Enterprising dynamics (with Mark Esposito)
  • Our current reactions : procrastination (Tim Urban), punishment (Emmanuel Jaffelin), creating a butterfly by plugging wings to a caterpillar (Eddie Obeng )
  • One solution : Artificial intelligence becoming a commodity, however there are many intelligences (Kevin Kelly) that could lead us to augmented humans (wings, x-ray eyes...  Moran Cerf )  
  • But AI could outpace us as Lee Sedol experienced when facing AlphaGo (Nick Bostrom) and create major turmoils (loss of jobs, inequalities - Laurent Alexandre). Artificial intelligence Complementary Quotient would outdate IQ. However, we should never violate three rules : lose our body, our autonomy and randomness (still Laurent Alexandre ;)
  • Thankfully, there is still hope, as long as we provide the nutrients to give birth to ideas (Cédric Villani). We must go beyond easy tricks to lure masses (Dan Ariely) and ride the light as Einstein did to foresee our future (Etienne Klein)
  • Start by Design (AI) is a first step (John Maeda), giving a share to people in need (Leila Janah), extensively test AI by hackers (Keren Elazari)  are others. 
  • If ever strong AI overcomes us, we will have one last thing it will never get Faith (Ingrid Betancourt) 
It was a great opportunity before summertime to stick our heads out the day-to-day and think where our world would be going with a little help from my friends ;)

 

What I wanted to do is to take all the sessions I have been to and create a story that drives you through what could be our potential futures. I didn't respect the order of the conferences I went to, but like notes of a song, I tried to put them together in a special order ... I hope you'll like the song(s) ;).

To summarize, our world is going through major challenges and trends, that Mark Esposito has coined into a keyword DRIVE :

  • Demographic & social changes : world rise of elderly people), 
  • Resource scarcity ( moving away from  a resourceful planet),
  • Inequalities (growing between poor and rich and greatly magnified by perception, thanks to Internet everybody knows to what they can aspire but unfortunately can hardly obtain), 
  • Volatile scale complexity (our world is almost completely unpredictable), but with 
  • Enterprising dynamics (that could help us to face : Customer-focused, efficiency driven, engineering-based, science-based ). 

 

As Tim Urban, in his personal life, human beings are the best in procrastinating and we are waiting for the Panic Monster to get out of our lazy bed. It starts to really scare us after the little (instant gratification) monkey fooled us (a rational-decision maker) by luring us that we have a planet full of resources, technology will always save us).

 

John Maeda show we have moved from people around a table to people with their nose glued to their smartphones which won't help us to face this situation.

 

Punishment would certainly be one of the solutions for Emmanuel Jaffelin but I am not sure it will create much enthusiasm ;)  


Our challenge is not put wings on a caterpillar as would say Eddie Obeng but become a butterfly which means being able to break our usual barriers, stranglehold and deploy our wings Kevin Kelly would certainly say AI is a good thing because it would solve some major issues.

 

For me, artificial intelligence is a way to transform complex information into simple decisions. AI will become a commodity and flow like electricity or internet access for Kevin Kelly.  It is powering objects with intelligence as electricity powered before objects.

 

However, there is a long way before, the arrival of strong AI. Today, there are many intelligences that we can already observe in nature (humans, animals and in a way vegetals), AI might be better than us in certain fields (especially perception) but it is certainly not better than us as a whole and not before a few decades. That's why he recommends that humans work together with AI to become centaurs (preferred to the word cyborg to express that we are taking the best of the two worlds)  ... I think it's better than doing nothing and delegating eveything to AI ;)

 

Moran Cerf would even go further to enhance the human being : human with wings, or people seeing from gamma and x rays to radio waves. As blinds develop new senses, our brain could embrace new functionalities according to him. Sure, it would create some ethics issues ! We could even reach immortality, but who wants to live forever ?  It gives me the shivers... Not sure, I'd like to have chips under my skin :) In AI, we are absolute beginners.

 

As Nick Bostrom, describes it, AI can go much quicker than we think. When facing AlphaGo, Lee Sedol went from "winning by a near landslide" to "powerless" in 6 months, one year later AlphaGo defeated Ke Jie, the best Go player in the world, 3 to null.

 

 

AI starts even fooling us, making us thinks they could become creative artists, by applying well-known painter styles to pictures.  Are we doomed to become contemplative and passive beings, letting AI become our guide ?


Laurent Alexandre would say that we play with fire with AI, he goes even further saying we are in front of great challenges : disappearance of whole swathes of jobs, increasing inequalities between people in terms of intelligence (that could lead to massive upheaval, intellectual discrimination...), exacerbated by the introduction of chips in brains. Concerning jobs, best chances are those that mix manual ability and intelligence.
 

 

In the future, our AICQ  (Artificial intelligence Complementary Quotient - Quotient de complémentarité à l'IA in French QCIA) would outdate IQ. AICQ would measure how much our intelligence can leverage from AI. This raises one question, if two people had respectively IQ's of 80 and 120, would AI add intelligence, for instance +20 : 100 and 140 (which would relatilvely reduce people difference) or multiply it, for instance, *1,5 : 100 and 150 (which would increase people difference).
After asking the question to Laurent, he told me he thinks it would be the latter ... I think that after diabetes epidemy there is a real risk of intellectual diabetes (where we would rest on AI, as today people rest on junk food to eat).
To avoid this, Laurent stated three red lines, humanity should never cross, lose our body (if we were able to download / upload our mind to silicon ), delegate our autonomy (humans must be the final decision-maker), and get rid of randomness ("hasard" in French)

However there are reason for hope, it will come from an idea. But giving birth to an idea is not just a miracle says Cédric Villani, we gotta get up and try, and try, and try.  Like earth, ideas grow in a fertile ground full of nutrients :  documentation, motivation, enabling environment, exchanges between other people, interest, constraints, work and enlightenment.
By using Dan Ariely clever tricks, we could accept to drive the masses by opting in or out towards the right direction by reducing their efforts to decide but humankind is worth more than that.  
As would advocate Etienne Klein, he pushes towards another experience, a thought experiment. Einstein was riding light to discover that it has an absolute speed, why couldn't we take a ticket to ride our light to understand our limits and use it to make our world sustainable and better.

For John Maeda, the first step must be Design and not be the "fifth wheel of the carriage". By analogy, when we create and design AI now, we should in advance anticipate a few things, like a "Stop Button", a track log to understand what is going on...
 

 

Building AI can even be a factor of inclusion as explained Leila Janah, training people from developing countries to recognize images to feed artificial intelligence engines. It is a way to give them a share of new technologies. There is a risk to cut the branch on which they are sitting, however it gives people also the opportunity to move up of the ladder and go on the other side of the branch.
Another interesting analogy we can make between helping developing countries and AI, we shouldn't give Care (as usually do NGO / ONG or in case of AI, being assisted by AI ) but give means to work as Leila Janah did (and for AI, facilitate, help to work and not replace it).

Also, to avoid AI going crazy and hijacked, Keren Elazari says it needs to be widely and extensively tested by anticipation, so find all failures. Keren Elazari shows how hackers can help to reach that goal and gain precious time through bug bounties particularly.
 

 

But if ever, strong AI came over and overwhelmed humanity, there would be one thing that humans would have left that robots and Artificial Intelligence would never have : Faith, source of Hope and Will.  
Faith that Ingrid Betancourt had to survive of captivity among FARC, hope to escape one day and will to do it.
She may be coming from hell. Whereas all chances were against her, despite all logic and reasoning,  she broke free and reunited with her loved ones.
Dimitri Carbonnelle - Founder Livosphere 
Conseil Open Innovation - IoT, AI
Helping businesses to use new technologies (IoT, AI, VR...) as leverage

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VivaTech - Conférences Voice is the new UI (User Interface) / Frugal and Sustainable Innovation with Dimitri Carbonnelle Livosphere with Facebook, Snips, Navi R

Voice is the New UI : June 15th  10:45 to 11:15 with Facebook, Snips, Livosphere

 

I was really happy to moderate the following session on the voice is the new UI.

 

Here are the introduction and questions I asked

 

- Alex Lebrun Facebook AI and Co-founder of Wit.AI

- Yann Lechelle COO Snips  - lien image : 

- Dimitri Carbonnelle Livosphere

 

Here is the audio file :

Introduction by Dimitri Carbonnelle - Livosphere

Voice - quickest and most natural way for humans to transmit complex information

 

When I went to the CES Las Vegas in January Voice was everywhere, to be accurate Alexa, Amazon intelligent Voice control system. was everywhere in alarms, fridge, cars. I haven’t seen it in a toothbrush, but it should soon come ?...

 

The question is Why ?

 

Voice is the quickest and most natural way for humans to transmit complex information, compared to any other UX like typing or gesture. Voice recognition and voice understanding is a major shift because you don't need anymore a screen, our usual digital interface. You can cut the umbilical cord between a connected device and a smartphone and have a natural interaction with it.

 

The biggest challenge isn’t anymore transforming speech to text which became today a commodity as told me Alex. It is to understand, answer and react which means integrate artificial intelligence after voice recognition, we call it natural language processing. Of course, there are some issues about voice : one of them is privacy

 

Facebook intelligent speaker -  Voice versus text - Question to Alex Lebrun - Facebook

Hello Alex,

There is a lot happening around Voice recognition, and natural language processing.

On one side, we see Apple that will launch Homepod , after Amazon Echo and Google Home

on the other side, Facebook made some major moves in AI and vocal understanding, by buying for instance Wit.ai, from which you are the founder.

Everyone is asking the question : « What is the next move of Facebook to make voice as the new UX, are you gonna show your muscles and not be the only one among the GAFA to not have an intelligent. » But i won’t ask this question, as you wouldn’t be able to disclose this type of information here.

So, what I would I like to know is what are the specific uses cases for Voice recognition compared with text use cases ?

 

Pivot of Snips, value-added of Snips Question to Yann Lechelle - Snips

Hello Yann,

 

Snips really made a real pivot from making mobile assistants including AI to Natural Language processing, which is good move as you just raised 12M€ recently.

First point, why did you make this pivot ?

In addition, what is the value added by Snips compared to Amazon Echo, Google Home and Apple Homepod ?

 

General uses Vs Specific uses - Question to Alex Lebrun - Facebook

Facebook recently refocused its application of "artificial intelligence", intelligent chatbot didn't work so well and unveiled a bot API for its Messenger. With all the components you have and combined this with Wit.Ai, you could make an intelligent voice platform that could even be sold in B2B and compete with the Amazon Alexa plateform.

Without revealing any secrets, do you think voice recognition will be used for general purpose devices or limited first to specific tasks.(dishwasher, coffee machines) ?In this last case, manufacturers could rely on an intelligent voice plateform.

 

Alexa - Key witness of murder - Privacy - Question to Yann Lechelle - Snips

 You might have heard of this story :James Bates, in Arkansas has been recently accused of murder of his friend Victor Collins. You would ask ? What the heck ?

Well, James has an Amazon Echo that overheard a certain number of conversations so Amazon Echo could become a key witness in this murder investigation. This raise the question, of Privacy, because my conversations are sent to the cloud, accessible potentially to anybody. Yann, how Snips are you dealing with this issue ?

 

Question to Alex and Yann

Other interactions like gesture

We are talking about Voice, but there are other ways to interact naturally with objects. Will you include them in your solutions ?

 

I must admit I have a terrible handwriting, and it's getting worse and worse as I type more than I hand write . In the same way, do you think that voice will outdate writing ? Are we going back to an oral civilization enriched with plenty of videos ?

 

They are many languages to tackle , what strategy do you use ? Are you translating each language one to one or are you using pivotal language like English ?

Frugal and Sustainable Innovation with L'Oréal, Siemens, Navi Radjou and Dimitri Carbonnelle Livosphere

Introduction by Dimitri Carbonnelle - Livosphere

"More for more" no more sense - Emmanuel Macron, pionner in Frugal Innovation ;)

 

Here is the audio file:

 

 

Today when we innovate, we usually do more with more. Just to give an example to build a new factory of chips it costs over 1 billion USD and often 3,4 billion USD.

The next generation of factory that will make 450mm wafers would cost 10 / 15 billion USD. Does it really make sense ?

 

Today we are no more in a world plenty of resources but of scarcity. Often human beings starts being creative when they got a knife under their throat.

Frugal innovation is all about anticipating this moment to avoid it. It is doing more and better with less.

 

One of the first step to push people towards being creative is by reducing their resources.

 

Well I have got good news, because the French President Emmanuel Macron is pioneering Frugal Innovation to drive France. One of its first decision was to drastically reduce the number of collaborators in the Ministries cabinet (between 5 and 10). So, I am pretty sure, Ministries are now putting in place Frugal innovation strategies to do more and better with less people. In fact it compells them also to be open, to work with others.

 

Frugal Innovation and Europe - Question to Navi Radjou

Navi, Often we make the link between frugal innovation and emerging countries. You pointed out that the European Commission made a study on how to use Frugal Innovation as a leverage for Europe ?

Could you tell us why Frugal innovation is key in Europe and how we can become a forerunner in front of the Silicon Valley in that field ?

 

Reduction of CO2 emission - Question to Christophe de Maistre - Siemens

One main goal of Frugal innovation is making our world sustainable. However, industry and construction is a big contributor to climate warming, it's responsible for about 20% CO2 emissions in the world.

 

Siemens has decided to reduce by 50% its CO2 emission and to zero carbon emission by 2030. Can you tell us how you making this possible through innovation and can you give us some examples ?

 

Question to Stéphane Lannuzel - L'Oreal

One problem with Mass production is that One size fits all. As Henry Ford says, you can choose any color for your car as long as it is black. At the end, it doesn't fit so many people which means waste of time, money, resources

 

One principle of Frugal Innovation is mass customization and to be make it possibleyou need to flex your assets, which means being able to transform your production line to adapt to the demand.. And L'Oréal has exactly done that on its ines of production can you tell us more about it and why did you dit it ?

 

Products - Question to Navi Radjou

 You came up with a few products. They may that comes from Frugal Innovation can you show them and explain us in what they are different ?

 

Co-creation - Question to Christophe de Maistre - Siemens

On of the key of frugal innovation, is co-creation, and this goes from building proof of concept, prototype and solutions. I have heard the cornerstone of co-creation in Siemens with your customers but also startups is your platform Mindsphere. Can you tell us what it is and how it works ?

 

Customization and Production in shop - Question to Stéphane Lannuzel - L'Oreal

The next step is that the customers would be able to directly customize at the shop their product and buy it directly ?

I have understood you are doing this for foundations (fond de teit for french speakers) ?

Is it a big trend for you, that distributors, produce directly in their shop ?

 

Question to all speakers

Often we may think that Frugal innovation means low tech. How do you integrate new technologies like Iai? As we need less resources, Does Frugal innovation means also less Growth for companies? Is it an issue or a good thing?

 

 

 

Dimitri Carbonnelle - Livosphere 

Apple HomePod, Google Home et Amazon Echo, assistants intelligents, cellules souches des futurs objets intelligents

Apple vient de lancer son Home Pod, assistant intelligent incarné dans une enceinte concurrençant ainsi Amazon Echo et Google Home.  

 

On pourrait se demander si pour compléter le tableau du GAFA (voire GAFAM), Facebook ne va pas s'y mettre aussi ainsi que Microsoft. [UPDATE 4/8/2017] : Il va le faire ;) 

 

Pour moi, les assistants intelligents sont  comme des cellules souches  (cellules plénipotentiaires), pas bien différenciées,  dont on ne sait pas encore la place qu’elles prendront . Elles peuvent tout faire mais ne savent rien faire (ou presque). En revanche, ces assistants vont donner naissance à de nombreuses cellules différenciées et seront le départ d'une révolution beaucoup plus profonde : l'intégration de la reconnaissance vocale et l'IA dans un très grand nombre d'objets avec un usage beaucoup plus clair qu'aujourd'hui et peut-être un jour une trajectoire similaire au Smartphone.

 

J'aborderai plusieurs points :

  • Est-ce que ces agents vont  prospérer ou retomber comme un soufflé à l'image des smartwatches ?
  • Qu'est ce qu'il faut pour qu'ils se développent et n'atterrissent pas dans des placards comme des reliques à l'image de feu les lapins Nabaztag ou des appendices inutiles de smartphone ?
  • Comment vont-ils évoluer ? Vers des robots ou être intégrés directement dans les appareils électriques ? 
  • Quels problèmes cela pose d'avoir nos conversations envoyées systématiquement dans le cloud ? Qu'en est-il de nos données personnelles, face à ce micro branché 24h/24h ? 
Comme pour les activity tracker, smartwatches, tout le monde se met à l'assistant intelligent, Apple annonce le sien après Amazon Echo, Google Home et Djingo d'Orange (disponible début 2018 en français ;).

 

Les mauvaises langues diront que ces HomePod, Google Home et Amazon Echo ne sont que des lapins Nabaztag ou des home box cylindriques à qui on a offert le don de la parole. D'autres se demanderont quel est leur intérêt face à un smartphone présent dans la poche  qui nous évite d'acheter un assistant par pièce (même réduit comme l'Amazon Dot ou une télécommande intelligente).

 

Pour moi, l'assistant intelligent est comme une cellule souche, pas bien différenciée, dont on ne sait pas encore la place qu’il prendra dans la maison mais qui va donner naissance à de nombreuses cellules différenciées avec un usage clair. Ces assistants sont le départ d'une révolution beaucoup plus profonde de l'intégration de la reconnaissance vocale et l'IA dans un très grand nombre d'objets.

 

Mais pour revenir à ce premier assistant, quels seraient ses usages ? 

 

Aujourd'hui, le premier usage est celui d'une enceinte audio d'où sa forme quasi cylindrique. Hormis  le HomePod d'Apple à 349 USD, les prix sont très abordables : Amazon Echo pour 180 USD , Google Home 109$ (129$ avant) et il est dans la même gamme de prix voire moins cher que d'autres enceintes de même acabit (l'enceinte Sonos Play 1 est à 230 €).

 

Elles ont toutes des fonctions  "Nice to Have" identiques (donne les nouvelles, le trafic, la  météo, diffuse de la musique de Spotify, Deezer..., aider à contrôler la maison si vous avez des objets connectés compatibles...) 

Mais pour revenir à ce premier assistant, quels seraient ses usages ? 

 

Aujourd'hui, le premier usage est celui d'une enceinte audio d'où sa forme quasi cylindrique. Hormis  le HomePod d'Apple à 349 USD, les prix sont très abordables : Amazon Echo pour 140 USD (180 USD avant l'annonce Apple), Google Home 109$ (129$ avant) et il est dans la même gamme de prix voire moins cher que d'autres enceintes de même acabit (l'enceinte Sonos Play 1 est à 230 €).

 

Elles ont toutes des fonctions  "Nice to Have" identiques (donne les nouvelles, le trafic, la  météo, diffuse de la musique de Spotify, Deezer..., aider à contrôler la maison si vous avez des objets connectés compatibles...) 

Différent positionnement entre les 3 assistants

Néanmoins les positionnements marketing des 3 enceintes sont radicalement différents : HomePod se positionne clairement sur la musique avec iTunes et concurrence Sonos,  Google Home se positionne comme le majordome de la maison, un assistant  multi-tâches intelligent de la maison et Amazon Echo, qui en plus d'être une enceinte, facilite les achats en étant directement intégré avec sa Marketplace.

 

Amazon Echo - Ecosystème et achat facilité

Un petit comparatif entre Amazon Echo et Google Home, montre que le premier se différencie par son éco-système et son intégration avec de nombreux partenaires et des applications tierces (y compris Google) en particulier pour acheter, Google Home est meilleur pour le son, et moins cher, d'autre part c'est celui qui répond le mieux(  aux questions devant Cortana,  loin devant Echo et Siri (étude de StoneTemple avant la nouvelle release de iOS 11:)

 

Pour être honnête, celui qui me semble le plus à même de réussir à devenir un assistant intelligent est Amazon Echo car il se fonde sur un usage quasi quotidien : l'achat qui présente de multiples avantages, les clients Amazon ont mis leur numéro de CB sur Amazon, ce qui permet de créer une expérience frictionless d'achat à partir de l'Amazon Echo, permet d'utiliser Amazon Echo comme extension du smartphone ou du web mais en créant bien plus de "stickiness".
Il peut gérer des rachats automatiques ou suggérés avec des questions comme "Il risqué de vous manquer de lessive. Voulez-vous que j'en recommande ?" Qui dirai"Non", je vais aller en chercher la prochaine fois que j'y pense au supermarché ! A ce titre,j'ai écrit un article sur l'arrivée d'Amazon avec le Dash qui s'applique aussi ici.

 

Le problème est que l'achat n'est pas un acte nécessairement quotidien, en revanche en simplifiant fortement l'achat / réduit fortement les frictions d'achat (plus besoin d'aller sur un site, sélectionner son article, l'acheter...), il constitue un modèle économique  pour Amazon.

Google Home - Majordome de la maison 

 

Google Home a un problème de positionnement car il fait un compromis entre de multiples choses, enceinte, recherches simples utilisant Google Assistant, alertes sur ses vols, le trafic. capacité à s'intégrer avec le smart home, ...

 

La promesse n'est pas suffisamment claire pour le client final , les usages sont trop larges un peu comme le Mother de Rafi (plus ou moins abandonné depuis, hormis les peanuts). La baisse de prix récente des Google Home (à 109$ au lieu de 129$) est d'ailleurs peut-être un signe.

 

Enfin à la différence d'Amazon Echo, il n'y a pas de modèle économique récurrent avec Google Home actuellement. Vous me direz, qu'elle peut diffuser de la publicité sauf que cela sera vite considéré comme très intrusif et Google n'est pas comme Amazon une plateforme de vente avec une logistique pour livrer, ce n'est pas son métier,   

Apple Homepod - La Musique puis Homekit

 

Apple est totalement légitime sur la musique, il devra montrer qu’il est capable d'être le meilleur en acoustique pour concurrencer les Sonos voire gratouiller les doigts de pied de Devialet.

 

Le problème est qu'en dehors de la musique, HomePod n'a pas de réel élément différenciateur avec les autres (commander sa maison avec des équipements compatibles HomeKit...)  et que la valeur additionnelle de la voix n'est pas énorme par rapport à une enceinte usuelle.

 

Apple réduit beaucoup moins les frictions qu'Amazon Echo car à la base il y en a assez peu (il suffit d'appuyer sr un bouton pour passer d'une musique à l'autre et la recherche de nouvelles musiques est un Nice to have pas un Must Have) .

 

Pour Google et Apple, il y a un risque majeur, que ces produits soient soit des succès en demi-teinte ou pire des fours commerciaux. Ce ne serait pas une catastrophe pour eux (actuellement, seul Amazon Echo a fait ses preuves avec 8M de ventes même s'il faut s'assurer du taux d'activité de ceux-ci.), mais si c'est le cas que faire ?  

Facebook - Est-ce vraiment nécessaire ?

 

Pour Facebook, au-delà de montrer ses muscles en disant "Moi aussi, je sais faire un assistant personnel comme les autres GAF", je vois assez peu d'intérêt car la vocation de FB est de partager des moments, images, vidéos avec sa communauté d'amis et ce n'est guère évident avec une enceinte !

 

On peut échanger avec des amis par la voix, mais il paraît que les smartphones ont déjà cette fonction : l'appel téléphonique; (ou de la VoIP sur FB via Messenger), donc l'intérêt additionnel me semble très faible. Le jour où Messenger intégrera massivement des agents intelligents et qu'ils seront utilisés de manière pluri-quotidienne, cela aurait plus d'intérêt. Néanmoins, il y aura déjà pas mal de concurrence.

 

Là-dessus, je pense que Facebook fera soit du Wait and See ou sortira un agent intelligent type Proof of Concept / POC qui ne sera pas commercialisé avant longtemps. Enfin, le hardware n'est pas vraiment la spécialité de Facebook (hors Oculus qui est un rachat). En revanche, à la suite du rachat de Wit.AI, il est probable qu'ils intègrent la reconnaissance vocale dans l'Oculus pour faciliter la navigation, la recherché d'informations...  

 

Ce sera l'occasion pour moi de poser la question à Alexandre Lebrun, fondateur de Wit.Ai racheté par Facebook en janvier 2015 lors de Viva Tech (Conférence que j'anime jeudi 15 sur "Voice is the new UI" avec aussi Yann Lechelle de Snips) ;)

 

 

UPDATE 4/8/2017 Facebook lancerait un Smart Speaker début 2018

Après les 3 autres gaillards du GAFA et  plus récemment Alibaba, Facebook pourrait commercialiser pour le premier trimestre 2018 son premier "Smart Speaker".

 

A priori, il serait composé d'un écran tactile de 15 pouces (environ 40 cm), serait sans doute utilisé pour un usage type "Call Vidéos" notamment (ci-contre une déclinaison d'Amazon Echo avec un écran et une caméra).

 

D'autres usages, comme celui de bloc-notes, achat simplifié, "vidéo-surveillance" pourraient être mis en avant. On retrouvera certainement des usages similaires au Triby d'Invoxia.

 

Le produit devrait être fabriqué par Pegatron Technology (en Chine) 

 

Néanmoins, je reste circonspect sur ce type de produit car ce sont des produits très multi-usages à l'image des smartphones et surtout qui sont concurrencés par la multitude d'écrans déjà existants dans la maison avec des fonctions similaires (smartphones, tablettes, TV, versons aussi une petite larme pour feu les cadres photo numériques). La vraie question est quelle est la valeur additionnelle apportée par les Smart Speakers ou Smart Screens par rapport à ce qui existe déjà.

 

Le marché devrait être de 5,5 milliards de dollars de revenus en 2022, ce qui est un chiffre très hypothétique et très faible vu que c'est dans 5 ans (le marché mondial des smartphones est de 430Md$).

 

Pour être caricatural, je pourrais créer un Smart Speaker Livosphere (et pourquoi pas ;) en intégrant une tablette achetée sur Alibaba dans un support avec un joli design.

 

Pour moi, il s'agit plus pour Facebook d'occuper le terrain que d'un lancement massif, ce que je comprends aisément. 

 

La suite dans moins d'un an ...


Microsoft - Cortana in the car 

 

Concernant Microsoft, il se pourrait qu'ils sortent pas un agent intelligent ou enceinte intelligente (ils ont eu un projet H... , d'enceinte avec Cortana il y a 7 ans qui a été enterré depuis), cela permettrait de matérialiser Cortana très peu utilisé à l'exception des derniers mohicans utilisant des Windows Phone et de quelques happy few qui l'utilisent dans Windows 10. Ils pourraient aussi l'intégrer dans leur Xbox et dans HoloLens. 

 

Mais encore une fois, pour quel usage ? L'approche de Microsoft est sans doute la plus pragmatique car il se concentre sur Cortana in the Car avec des constructeurs automobiles où d'une part il y a de vrais uses cases (éviter d'utiliser son smartphone) et un angle d'attaque pertinent auprès des constructeurs en étant un acteur nettement plus neutre face à Apple Car Play et Android Auto qui sont devenus des partenaires contraints des constructeurs.  

Familiariser la reconnaissance vocale (cf les smartphones avant IPhone)
A l'image de la brosse à cheveux connectée, issue du partenariat entre Kerastase (L'Oréal) et Withings, l'objectif n'est peut-être pas tant commercial que pédagogique pour l'utilisateur final ainsi que pour l'entreprise. (Petit aparté, je ne pense pas que la brosse à cheveux pour un prix de près de 200€ fasse un carton dans les linéaires. En revanche, cela permet à L'Oréal de se familiariser avec les données collectées directement de leurs clientes et de les utiliser pour proposer des produits personnalisés)
 

 

L'utilisation régulière d'un agent intelligent n'est pas vraiment naturelle mais à l'image de ce qu'ont été les smartphones avant l'iPhone, les enceintes intelligentes permettent à tout à chacun de se familiariser avec ceux-ci ainsi qu'avec l'utilisation de la reconnaissance vocale avant qu'ils ne s'étendent vraiment.
Intégration dans les objets de la reconnaissance vocale 

 

Les deux prochaines évolutions de ces agents intelligents sont d'abord leur dissolution dans d'autres objets connectés. Typiquement, dans une machine à laver, une machine à café, une TV, un réveil.

 

L'objectif n'est pas qu’ils deviennent des assistants omniscients mais des assistants qui répondent à des ordres simples dans leur domaine par la voix type "OK Réveil, pourrais-tu mettre l'alarme pour mon rdv demain ?", "OK, Machal (petit surnom donné à la machine à laver), pourrais-tu recommander de la lessive et m'indiquer si je peux mettre mon vêtement en lin avec les vêtements que j'ai déjà mis ?"

 

Les coûts d'un micro, des puces, transmetteurs ont fortement chuté, une startup comme Snips, propose déjà d'intégrer ce type de fonction dans les équipements et à l'image d'Alexa et Cortana, Facebook propose via Wit.AI (racheté) de transformer de la voix en langage structuré.

L'arrivée des robots comme assistants

 

D'autre part, parler à un cylindre  (forme la plus commune notamment pour avoir un son 360°) n'est pas ce qui a de plus funky. Je dirai même que cela pourrait en laisser un certain nombre de marbre et n'engage pas à la discussion.

 

 

Quelques LEDs peuvent agrémenter le dispositif comme sur Amazon mais je crois beaucoup plus à une évolution vers des "robots" ou des objets qui incitent à communiquer (forme d'animaux, écran pour exprimer des "émotions" simples ...).

 

En plus de notre Buddy national, j'apprécie beaucoup iJini qui pour 600$ vous donne de vraies fausses émotions (on écrasera une larme sur AIbo de Sony qui fut leur ancêtre à tous) .


Les autres interactions : les gestes en particulier 

 

Autre point, on parle de la voix mais il y a aussi d'autres interactions naturelles qui se développeront, en particulier le geste. Bixi, startup française a notamment montré au CES Las Vegas un dispositif qui intègre Alexa en plus de la commande par geste (avec un capteur STM). Ijini l'illustre aussi car il faut le caresser pour qu'il tombe en pâmoison devant nous !

Voix traitée localement ou sur Internet
Enfin, il y a une vraie problématique sur le choix du traitement de la voix et de son analyse (Speech to text, Natural Language Processing (NLP) qui intègre NLU Natural Language Understanding)
Faut-il l'embarquer ou l'intégrer sur une plateforme ? Amazon Echo envoie tout dans le cloud ce qui est un problème majeur pour plusieurs raisons, potentiellement des délais de latence plus longs, une impossibilité de communiquer en cas de coupure et la confidentialité des données personnelles qui d'une part est un frein majeur à l'achat si ce n'est pas respecté en particulier en Europe. Ce sera particulièrement encadré avec la nouvelle réglementation européenne RGPD (25 mai 2018 avec de lourdes sanctions an cas de manquement). Je vous conseille très fort la lecture des recommandations de la CNIL à ce sujet.
 

 

Dystopie personnelle  sur les assistants intelligents ... écrite en 2011 ...

 

Cela vous donne un retour avec une vision très personnelle des assistants intelligents. Il y a quelqu'un temps, j'avais écrit une mini dystopie sur l'arrivée des  agents intelligents (iLad d'Apple ;) avec les impacts sociétaux des assistants intelligents, alias Life Advisor si cela vous intéresse.

 

Vous y découvrirez plein d'assistants "Take care of my money", "Take care of my Car" et le fameux "Take Care of my life"... autant de nouvelle applis avec les opportunités et les risques ...

 

Dimitri Carbonnelle

Fondateur de Livosphere Conseil en Open Innovation (Internet des Objets, IA ... et startups)

 

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Cybersécurité - ANSSI (agence publique) lance la plateforme ACYMA pour remonter et contrer les cyberattaques pour les entreprises, particuliers et administratio

Cybersécurité / Cybermalveillance

 

Si vous êtes victimes d'une cyberattaque / cybermalveillance, à qui faut-il s'adresser alors que les attaques sont de plus en plus nombreuses ?

 

ANSSI Agence Nationale de la sécurité des SI (cybersécurité) apporte une réponse nationale en lançant la plateforme ACYMA pour que les entreprises, les particuliers et les administrations puissent remonter les cyberattaques dont elles ont été victimes et surtout trouver des professionnels locaux permettant de les aider à y faire face.

 

Elle est en test sur la région Hauts de France avant un déploiement dans toute la France en octobre 2017. Les professionnels de cybersécurité inscrits sur la plateforme doivent à la fois remonter, qualifier les attaques auprès de l'ANSSI et sont notés (comme toute plateforme collaborative ;) par leurs clients.

A l'image de ce qui existe pour la santé, la prévention et le soin en particulier de maladies comme la grippe, cela permet de recenser et de cartographier les "épidémies" de cyberattaque, réduire les risques de propagation.

 

C'est aussi l'occasion de créer des nouveaux types d'emplois avec le développement et la structuration d'une nouvelle profession : les experts en cybersécurité en utilisant les techniques de plateforme collaborative pour les évaluer.

 

C'est aussi un signe très encourageant de la démarche de l'Etat d'avoir un rôle d'Etat Plateforme, qui aide facilite la vie de ses citoyens, entreprises et administrations en apportant des solutions tout en gardant sa neutralité.

 

Le site est : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/

 

Concernant la sécurisation de l'Internet des Objets, j'ai écris un article sur les moyens de les prévenir et d'y faire face ici : Sécuriser l'IoT après l'attaque DDos par des objets connectés sur Twitter, Netflix, Amazon via le service DNS Dyn

 

Smart City - Audition de Livosphere auprès de Luc Belot, député sur son rapport auprès du Premier Ministre

J'étais ravi de retrouver Luc Belot, député du Maine et Loire à l'Assemblée nationale dans le cadre de sa mission auprès du Premier ministre sur la Smart City / Ville Intelligente.

 

Nous avons couvert plusieurs sujets :

  • comment passer d'un prototype / proof of concept de solutions Smart City au sein d'une ville à une généralisation de la solution dans le cadre d'un partenariat innovation.
  • les différents réseaux bas débits / hauts débits dans une ville (Sigfox, Lora, NB-IoT, Bluetooth 5.0, WiFi, 3G/ 4G, 5G)
  • leurs usages / complémentarité et la nécessité d'intégrer leur évolutivité et leurs contraintes (énergie, débit, pérennité ...)
  • l'intérêt d'avoir une infrastructure ouverte qui permet à de nouveaux usages de se greffer et d'utiliser ces réseaux (au lieu d'une infrastructure dédiée à un usage spécifique)
  • la protection / confidentialité des données des citoyens

Passer d'un proof of concept Smart City à une généralisation dans le cadre d'un Partenariat innovation

Cadre traditionnel de marchés publics (APAC) / R&D

Une des problématiques rencontrées par les collectivités territoriales  dans le déploiement de solutions Smart City est que peu de projets dépassent le stade du Proof of concept / prototype.

 

Avec Luc Belot, nous avons échangé sur les raisons de cela :

 

Le premier point est lié au recours au partenariat d’innovation (Fiche PDF ici) dans le cadre d'un marché public. C'est méconnu mais il permet de déroger à l'appel d'offres classique avec une mise en concurrence classique (notamment des achats publics avant commercialisation (APAC) et des marchés de R&D) à l'issue de la phase R&D (cf schéma ci-dessus)

 

Quelques éléments techniques :

 

Issu des nouvelles directives européennes, (introduit dans le droit interne par le décret n° 2014-1097 du 26 septembre 2014 puis prévu aux articles 94 et suivants du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016), il a pour objectif de faciliter la passation de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à faire une meilleure utilisation stratégique de leurs marchés pour stimuler l’innovation. Le partenariat d’innovation est un nouveau type de marché public. Il vise à pallier les difficultés structurelles des marchés de recherche et de développement (R&D) qui imposent une remise en concurrence à l’issue de la phase de R&D pour pouvoir acquérir les produits, services ou travaux innovants qui en sont le résultat.

 

Point essentiel : Un partenariat d’innovation ne peut donc être conclu qu’à la condition qu’il n’existe aucune solution disponible sur le marché susceptible de répondre au besoin de l’acheteur.

 

Cela signifie que l’acheteur doit vérifier, par une étude approfondie et précise, que son besoin ne peut être couvert par des solutions déjà existantes sur le marché.

 

Les solutions innovantes sont non seulement les travaux, fournitures ou services nouveaux mais également ces mêmes prestations sensiblement améliorées. Le caractère innovant d’une 

solution peut également résider dans les méthodes utilisées. Il peut ainsi s’agir de nouveaux procédés de production ou de construction, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, améliorant par exemple l’organisation du lieu de travail ou les relations 

extérieures de l’entreprise.

Les problèmes posés par le Partenariat Innovant

Cela pose plusieurs problèmes :

- Incertitude juridique 

Il y a un risque qu'un concurrent potentiel vienne attaquer ce dispositif en indiquant que l'innovation de la startup apportant la solution à la ville n'est pas innovante. Les services juridiques doivent donc être très frileux à déployer ce type de solutions d'autant qu'elle nécessite une étude approfondie des solutions existantes au préalable ce qui fait perdre autant de temps.

 

- Effet pervers : création d'une innovation usine à gaz 

Comme il faut créer une innovation qui ne trouve pas d'équivalent, il faut que la solution soit innovante indépendamment du fait qu'elle réponde mieux ou pas aux besoins de la ville.

En simplifiant, si une ville veut pousser une startup innovante, il vaut mieux créer une innovation compliquée (et donc souvent difficile à déployer largement) plutôt que d'utiliser une innovation simple qui existe déjà et répond aux besoins de la ville.

 

- 2ème effet pervers : la complexité à dépasser le cap du proof of concept

Comme la solution est très innovante, c'est nettement plus compliqué de passer à l'échelle d'une ville voire impossible. Entre le proof of concept sur un quartier et la mise à l'échelle sur toute une ville, il y a la phase industrialisation qui est un peu la vallée de la mort de la startup et de l'innovation. C'est un peu comme si vous testiez une voiture autonome dans un parking avec peu de circulation et que souhaitiez tout à coup qu'elle puisse être utilisée dans la circulation normale dans toute la ville. Entre les deux il y a un fossé énorme.

 

Le temps nécessaire pour la ville et la startup d'essuyer les plâtres et d'éprouver suffisamment la solution s'étend souvent sur plusieurs années, or les ressources et la volonté d'une collectivité territoriale se sont fortement étiolées voire éteintes en particulier s'il y a un changement à la tête de la collectivité.

 

- 3ème effet pervers : Sur-mesure à outrance, dépendance et non scalabité

Vu la dépendance de la startup à la collectivité territoriale et que c'est son premier client (puisque c'est une innovation !), elle est contrainte que sa solution réponde parfaitement à son besoin. La solution proposée par la startup devient du sur-mesure pour cette ville et il devient impossible celle-ci d'étendre à d'autres villes (car la startup n'a aucun autre point de repère pour savoir ce qui est standard de ce qui est spécifique). La startup devient une société de services sur-mesure pour une ville et est non scalable.

Quelques préconisations sur le Partenariat Innovant

Quelques préconisations :

 

Caractère innovant facilité dans le partenariat d'innovation

Concernant le partenariat d'innovation, il faut, je pense, assouplir les règles (et donc au niveau européen ;) pour permettre de tester des solutions sans passer par une étude approfondie des solutions existantes.

 

Pour éviter les abus, on pourrait se baser sur des critères existants déjà qui confirment le caractère innovant de la solution (ex: JEI, Crédit d'Impôt Recherche accordé, accompagnement par des incubateurs type Cap Digital, Scientipôle ).

 

On peut même imaginer labelliser des startups ou des solutions innovantes sur le plan national et même européen qui permettent à celles-ci de concourir à tous les marchés publics en Euportrope dans le cadre d'un partenariat d'innovation. Cela permet aussi d'éviter que chaque ville fasse sa propre étude pour s'assurer que la solution est innovante.

 

Se fonder sur des briques existantes comme Fiware, plateforme open-source et programme portés par l'UE

Plutôt que de réinventer la poudre pour chaque ville, il est essentiel de se fonder en premier lieu sur des briques existantes si possible open-source qui permettent d'avoir des solutions scalables et déployables dans un grand nombre de villes.

 

A cet effet, l'Union Européenne a porté FIWARE, qui est un programme destiné à créer et accélérer un écosystème européen autour du développement d’applications pour l’internet du futur. Il vise notamment des domaines telles que les villes intelligentes, les transports durables, la logistique, les énergies renouvelables et la développement  durable. Le programme Horizon 2020 s'intègre dans FIWARE.

 

Dans ce cadre, FIWARE fournit des aides au financement, des briques logicielles génériques orientées internet du futur et une plateforme commune d’expérimentation avec des API communes.

Quelques préconisations sur la gestion du projet Smart City

Volonté politique et pilotage / coordination via notamment la préfecture

 

Ces projets innovants peuvent s'étendre sur de longues périodes. il est donc essentiel que plutôt que de faire du startup washing (pour montrer qu'on travaille avec des startups même si au final on les laisse tomber à l'issue de l'expérimentation, le projet adresse une problématique majeure de la collectivité territoriale, pour être plus précis, il faut même tenir compte de l'agenda politique et des attentes des citoyens.

 

Si celui ou celle qui est à la tête de la collectivité territoriale et si les attentes des administrés est de renforcer la sécurité, il vaut mieux que le projet innovant soit dans ce domaine, si c'est la prévention des risques d'inondations, idem ... Il faut que celui ou celle qui porte le projet ait un intérêt même électoral à ce que le projet réussisse en plus de l'intérêt des citoyens.

 

Concernant le pilotage de l'initiative, il est essentiel aussi de s'associer avec les différentes strates et organisations concernées par ce projet, une fois que les grandes lignes directrices sont dessinées (au moins de les informer et de s'assurer s'ils veulent s'y associer et en intégrant ceux qui s'y opposent pour éviter les effets boomerang après). 

 

En termes de coordination, il est vraiment judicieux de travailler avec la préfecture et l'ensemble de ses services car d'une part, elle a

  • a pour rôle de coordonner l'ensemble des directions territoriales de l'Etat (Lien - http://www.collectivites-locales.gouv.fr/ladministration-territoriale-letat 8 structures sur le plan régional : direction régionale des finances publiques, la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF), la direction régionale de la culture (DRAC), la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), la direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), les rectorats d'académie, l'agence régionale de santé (ARS) )
  • a la possibilité de flécher des crédits, dispositifs financiers de l'Etat ou de l'Europe pour financer le projet et est un levier pour obtenir des subventions d'entreprises
  • est un garant de pérennité, de neutralité (car non soumis à une élection et est garant de l’utilité publique) et a un fonctione d’arbitrage entre les différents acteurs
  • a aussi des besoins propres pour prévenir, alerter sur les risques de sécurité publique et de gérer les crises (cela comprend aussi les risques liés aux catastrophes naturelles, pollution ...)
 

En termes de coordination, il est vraiment judicieux de travailler avec la préfecture et l'ensemble de ses services car d'une part, elle a

 

 

 

 

 

  • a pour rôle de coordonner l'ensemble des directions territoriales de l'Etat (Lien -  8 structures sur le plan régional : direction régionale des finances publiques, la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF), la direction régionale de la culture (DRAC), la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), la direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), les rectorats d'académie, l'agence régionale de santé (ARS) )
  • a la possibilité de guider / flécher des crédits, dispositifs financiers de l'Etat ou de l'Europe pour financer le projet et est un levier pour obtenir des subventions d'entreprises
  • est un garant de pérennité, de neutralité (car non soumis à une élection et est garant de l’utilité publique) et a une fonction d’arbitrage entre les différents acteurs
  • a aussi des besoins propres pour prévenir, alerter sur les risques de sécurité publique et de gérer les crises (cela comprend aussi les risques liés aux catastrophes naturelles, pollution ...)

Les dfférentes technologies de transmission dans la Smart City

 

Il existe de nombreuses technologies potentielles pour connecter ses équipements avec des usages très différents.

 

Voici deux tableaux récapitulatifs des différents réseaux bas débits / hauts débits dans une ville (Sigfox, Lora, NB-IoT, LTE-M, Bluetooth 5.0, WiFi, 3G/ 4G, 5G).

 

Je préciserai les différences entre ces technologies dans un second temps.


 

 

 

Cet article sera enrichi au fur et à mesure.

 

Dimitri Carbonnelle - Fondateur de Livosphere 

Conseil en Internet des Objets et Open Innovation (recherche, sélection et déploiement d'innovations et solutions de startups / entreprises innovantes)

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Premières tendances du CES Las Vegas 2017 : Alexa, VR, Robot, the new Frenchtech, IoT nouveau canal de vente, IA

En quelques mots, voici mes premiers retours du CES Las Vegas, à la suite du CES.
  • Alexa, reconnaissance vocale d'Amazon omniprésent
  • La VR - Réalité virtuelle sur tous les stands
  • Robots compagnons
  • Fin de l'époque des pionniers de l'IoT
  • Internet of S***
  • IoT, nouveau canal de vente
  • Intelligence artificielle - Prochain combat du CES 2018
  • Automobile - les constructeurs réduisent la voilure inversement à Qualcomm, Nvidia
Alexa, reconnaissance vocale d'Amazon omniprésent
Il y a une omniprésence d'Alexa d'Amazon pour la reconnaissance vocale qui est mis à toutes les sauces et devient un des facteurs pour couper le cordon ombilical avec le smartphone. il est souvent associé à IFTTT (If This Then That), Apple Home Kit et/ou Works with Nest.
J'en avais parlé dans mon article sur CES 2016, ici le phénomène s'est massivement amplifié.
La VR - Réalité virtuelle sur tous les stands
La VR - Réalité virtuelle est présente partout avec beaucoup de casques HTC Vive et quelques Oculus.
L'utilité ? Regardez ce qu'a fait Dassault Systèmes avec son configurateur de voiture sur une place de la Concorde vide. Vous comprendrez ...
Cela peut  accroître fortement les taux de transformation (en achat) car le client peut directement visualiser sa voiture sous tous les angles dans un espace connu.
Robots compagnons
Il y a un développement phénoménal de robots compagnons (il y en a quelques uns qui font peur ;)
Comme je le disais dans mon article sur les Prédictions 2017, Amazon et Google devraient remplacer leur Amazon Echo et Google Home de forme cylindrique avec  ce type de  robots (en plus petit cf article) pour faciliter l'interaction.
 
Fin de l'époque des pionniers de l'IoT
C'est la fin de l'époque des pionniers des objets connectés.
Parrot n'a plus de stand au CES (il était là depuis 18 ans et était un incontournable du CES), Withings a été racheté par Nokia, Myfox par Somfy et Netatmo affiche clairement ses partenaires (Velux) et actionnaire (Legrand).
En revanche, beaucoup de startups d'Eurêka ont leur stand parmi les grands au South Hall du Sands (Holî, Kolibree, Ubiant, Piq, Bionic Bird....) et beaucoup de startups à Eurêka sont en fait "sponsorisés" par des grands groupes (La Poste, Crédit Agricole, Air Liquide, Engie et même Samsung...)

Internet of S***
Compte tenu du très faible coût des capteurs et autres composants, certains en mettent partout même s'ils n'ont aucune idée si cela répond à un besoin des utilisateurs.
C'est ce que certains appellent ici au CES, Internet of S***. C'est un phénomène normal, il y a un effet d'aubaine, mais ça va fortement se réduire quand les startups concernées se rendront compte que leurs clients se comptent sur le doigt d'une main.
Ici une gourde réfrigérante intégrant chargeur et speaker bluetooth pour smartphone mais j'ai bien pire ... !
IoT, nouveau canal de vente
On assiste aux prémisses de l'IoT comme nouveau canal de vente (j'en parle ici dans un article sur l'ubérisation en mai 2015).
Dans le domaine des capteurs de peau c'est particulièrement marquant, car ils prescrivent des crèmes en fonction de votre peau et font des crèmes sur-mesure. Ici Conway s'est associé avec Re-Ink (cosmétiques) pour proposer à ses clients des cosmétiques sur-mesure sur base du diagnostic de peau.
Cela pose deux questions, le risque d'ubérisation des marques (car celle qui a le contact avec le client est l'entreprise vendant l'objet connecté et donc a ce rôle de precription) et celui de la désintermédiation des distributeurs (car c'est de la vente directe)
Intelligence artificielle - Prochain combat du CES 2018
On voit de plus en plus d'IA intégrée dans les produits, même si cela est parfois peu visible. C'est similaire à là où était Alexa en 2016 on peut donc dire qu'au CES de 2018 un acteur GAFA proposera gratuitement (comme pour Alexa) son moteur d'IA. Il y a des chances même que cela soit Google pour éviter de se faire couper une nouvelle fois l'herbe sous le cpieds. 
Automobile - Les constructeurs réduisent la voilure inversement à Qualcomm, Nvidia
Le CES pour la partie automobile était situé principalement au North Hall. Pour être franc, j'étais assez déçu car on vraiment l'impression par rapport à l'année derque les constructeurs ont réduit la voilure avec des stands plus petits, moins garnis. Je voyais moins d'innovation par rapport à l'année dernière et cette partie ne semble pas à ce stade concurrencer un événement comme le Mondial de l'Automobile. Pour donner des éléments de comparaison,  les surfaces d'exposition au CES pour l'automobile est quatre fois plus petite, un peu plus de 30 000 m2 (environ 80% North Hall plus des espaces extérieurs de Valeo et BMW) que  pour le Mondial de l'automobile en 2016, 125 000 m2.
En plus, les fabricants de composants dédiés à l'automobile comme Qualcomm, Nvidia étendent leur emprise en taille et en valeur sur ce marché.

Les innovations aux CES Las Vegas vu au CES Unveiled (événement presse)

Top 6 Livosphere des innovations au CES Unveiled Las Vegas

Après quelques heures au CES Unveiled (événement presse pour présenter les innovations avant le CES Las Vegas), voici mon top 6 :

 

- Ekko de Miliboo, miroir connecté et avec écran OLED avec détection de mouvements pour ne pas faire de traces de doigts ;)

 

- Mister Gaspard, tapis à positionner sur le siège de fauteuils roulants intégrant des capteurs de pression qui permet de connaître son poids (pas facile avec une balance traditionnelle), si on a une bonne position (évite escarres)...

 

- IO, Camera 360¨de Giroptic à mettre sur smartphone by Richard Ollier, son CEO himself

 

- Memoo par C-Way, assistant connecté pour enfants de 3 à 10 ans avec interface tactile intégrant enceintes et mini-écran

 

- Bixi qui intègre la reconnaissance vocale d'Alexa en plus de la reconnaissance gestuelle de Bixi (utile pour éviter d'utiliser son smartphone quand on conduit !)


Les innovations les plus farfelues ou surprenantes au CES Unveiled Las Vegas

Et maintenant le top des innovations les plus farfelues ou surprenantes du CES Unveiled Las Vegas :

 

- Le talon rétractile de Digitsole commandable par smartphone, utile pour ajuster sa taille selon la personne qui vous accompagne ;)

En revanche, importable, en effet, la cambrure d'une chaussure doit s'adapter à la hauteur du talon sinon c'est douloureux et difficile à porter, or ici seul la hauteur du talon varie !

 

- Taclim, les chaussures à retour haptique pour les personnes qui veulent aller plus loin dans l'immersion de la réalité virtuelle

 

- Xenoma enfin un vêtement pour faire de la musique corporelle !

 

- l'imprimante à post-its de Mangoslab (issu de Samsung) , un peu trop limitatif selon moi d'autant qu'il faut payer les rouleaux à post-its !

 

- Hypersuit pour se transformer en Superman dans la réalité virtuelle (mais déjà vu à Viva Tech)

 

- Crazbaby, un speaker bluetooth à lévitation magnétique (LG en présentera un aussi)


Les innovations issues de collaborations entre startups et grands groupes

Je poursuis sur le CES Unveiled avec le résultat des meilleures innovations issues de collaborations entre startups et grands groupes :

  • Somfy et Myfox (racheté par eux) ont réalisé une camera all-in-one issue de Myfox et adapté à l'environnement Somfy, bravo pour ce premier fruit de partenariat en aussi peu de temps (mais pas étonnant connaissant Marc et Jean-Marc :)
  • Netatmo a travaillé avec Velux pour que ses Velux se ferment/s'ouvrent en fonction de la qualité de l'air, température... Ils ont aussi collaboré avec Legrand (actionnaire) pour réaliser Celiane, des prises connectées. Bien vu (et tour de force) pour la gateway intégrée dans la prise (double prise avec le dôme).
  • Une grande qualité de Netatmo est de très bien valoriser son expertise auprès de grands groupes sur des produits pertinents (déjà Engie l'an dernier).
  • Netatmo a aussi présenté leur sirène connectée, accessoire de Welcome et un détecteur de fumée connecté.
  • Withings a travaillé avec Kérastase pour réaliser une brosse à cheveux (Hair Coach) connecté mesurant la qualité des cheveux notamment avec un capteur de son et une jauge de contraintes (pour savoir si le cheveu est sec, si on tire trop dessus...). 
  • C'est la 1ère fois à ma connaissance que Withings fait un partenariat avec une autre entreprise sur un de ses produits. Le rachat par Nokia y est peut-être pour quelque chose ... A suivre .. 
  • Pour la brosse à cheveux, j'y crois peu en B2C mais en B2B dans les salons de coiffure, cela aurait du sens en proposant un service complet autour des soins des cheveux.
  • Sowee, télécommande (design que j'aime beaucoup réalisé par Pierre:) et MicroEJ pour l'interface) pour piloter le chauffage (avec Delta Dore), la chaudière (ELM Leblanc) et la lumière (Philips Hue).  Clin d'oeil aussi à Tiphaine (ex-SFR) à la tête de Sowee, filiale d'EDF ;)

Les innovations des startups de la FrenchTech

Poursuivons sur le CES Unveiled avec les nouveaux ou évolutions de produits de Startups de la FrenchTech.

  • 10-Vins présente sa machine à déguster les vins avec un écran pour en savoir en plus sur les vins goûtés sans passer par un smartphone pendant la minute de préparation.
  • Elle devrait un jour permettre de commander et d'acheter directement (utile pour les hôteliers notamment) 
  • Sensorwake propose Oria qui après le réveil, veut aider à nous endormir avec deux senteurs Relax et Restore (pour récupérer, utile au CES !) 
  • Smart & Blue a créé une version US de son pommeau de douche Hydrao (appendice qui se place entre le vrai pommeau et le tuyau de sortie). Il faut peut-être voir comment l'utiliser pour accrocher des accessoires de douche. Smart & Blue va sortir aussi un autre produit en forme de 8 ou de symbole de l'infini (selon la position de votre regard et votre manière de réflechir ;) 
  • Seven hugs a amélioré son Smart Remote et notamment signale par une vibration qu'on rentre ou sort dans le champ d'action de la télécommande. Ce champ augmente / se réduit en fonction du nombre de produits proches qui peuvent être commandés 
  • Klaxoon Loupe permet de diffuser sur tout écran en particulier TV les brainstorming, échanges.. réalisé avec les outils Klaxoon (quizz, partage de contenu...). Au CES Unveiled, ce n'était pas super clair heureusement il y a les communiqués de presse de Jean-François K. ;)

 


Quelques bonnes idées

Quelques bonnes idées vues au CES Unveiled :

  • Enerbee qui lance Smart Vent, un ventilateur qui capacité le flux d'air pour s'alimenter en énergie et l'utilise pour mesurer la qualité de l'air et la température
  • Aryballe qui commercialise son capteur d'odeurs
  • Digitsole avec sa techno Zhortech qui peut analyser et conseiller sur la posture des enfants
  • Helia qui sort Soraa, une lampe modulaire qui calque sa lumière à celle de la lumière du jour avec un module qui mesure la température et détecte la présence et sera suivi par d'autres modules

Startups de la FrenchTech

Et enfin avant de terminer, quelques nouvelles startups de la FrenchTech au CES Unveiled avant l'ouverture officielle du CES Las Vegas

  • Equisense qui est un capteur d'activité pour cheveux et qui notamment évite les coliques mortelles
  • Love box pour envoyer un message à son chéri / sa chérie qui a été réalisée avec la Cité des objets connectés à Angers
  • 42tea qui vous alerte quand votre eau est à bonne température pour votre thé et vous conseille sur le thé
  • Urbanhello, réveil pour enfants
  • Wair, foulard connécté pour mesurer la qualité de l'air (Plume Labs était aussi là)

Il y a encore beaucoup d'autres éléments, que je compléterai dans un article détaillé. Si vous êtes intéressés par un debrief du CES adapté à votre métier, n'hésitez pas à m'en faire part : lien Contact.
Dimitri Carbonnelle Fondateur de Livosphere

 

Agence Conseil en IoT et Open Innovation (recherche de Startups et déploiement de leurs solutions en entreprise)  
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Prédictions 2017 - Rachat Sigfox par Amazon, Apple : Tesla, Fitbit, invasion des agents intelligents - IA, disruption blockchain

 

 

Comme chaque année, je me lance dans les prédictions pour 2017 pour l’Internet des Objets mais aussi d’autres sujets d’innovation tels que l’intelligence artificielle, le blockchain, les robots... juste avant le début du CES Las Vegas et les écrit durant la longue période de vol entre Paris et Las Vegas via Montréal ;).

 

Comme toujours je prends quelques paris hardis, c’est nettement plus fun que des prédictions type « ce que l’on sait déjà, va se développer encore plus demain » !

 

Les prédictions pour 2016 sont dans l'article ici.

 

 

 

 

 

Mes prévisions pour 2017 tournent autour de 6 axes :

(cliquez sur les premiers mots pour accéder directement au contenu)

 

1. Réseau bas débits (Sigfox, Lora, NB-IoT) et réseau local standard Bluetooth 5

  • Sigfox racheté par Amazon pour 1,2Md$
  • Pas encore d’explosion des objets connectés en bas débit pour le B2C sur des marchés mondiaux
  • Le Bluetooth 5 devient le protocole standard de la maison (à courte portée) au détriment de Thread, AllJoyn ...

2. Nouvelles technologies : IA, robots 

3. Le modèle économique des objets connectés et le développement du contenu personnalisé pour IoT 

4. Rachats par Google et Apple

  • Google et/ou Apple rachètent une entreprise qui fabrique des boitiers connectés (via prises OBD ou Bus CAN) aux véhicules (comme Automatic, Eliocity, Drust)
  • Rachat de Tesla et Fitbit par Apple (bis prédictions 2016)

5. L’arrivée de la blockchain en IoT et les prémisses de disruption sur les plateformes type Uber...

6. Développement du rôle de l’IoT sur les citoyens, la réglementation et notre planète

7. Réalité virtuelle portative

  • La réalité virtuelle en HD devient portative et de plus en plus intégrée avec la camera 360

 

Réseau bas débits (Sigfox, Lora, NB-IoT) et réseau local standard Bluetooth 5

Sigfox racheté par Amazon pour 1,2 Md$

Pourquoi une telle prédiction ?

 

Elle issue d’une convergence d’intérêts et de la stratégie de deux entreprises : Sigfox et Amazon.

 

Commençons par Sigfox. Certains diront qu’avec le développement du NB-IoT et Lora, Sigfox est en fort danger d’ici quelques années (cf. ci-dessous sur les problématiques des 3 réseaux). Je pense que chaque réseau est complémentaire dans ses usages et en fonction des technologies, de plus les besoins sont énormes, donc rien n'écrit.

 

Néanmoins, il y a un point qui me semble beaucoup plus important que le protocole utilisé, l’infrastructure créée par Sigfox en direct (France mais surtout USA…) ou via des SNO (Sigfox Network Operator comme IotNet Mexico.Arqiva pour le Royaume Uni, CELLNEX pour l’Espagne...)

 

En effet, aujourd’hui un seul opérateur a une couverture massive dans le monde (25 pays couverts) permettant de remonter pour un coût réduit des données : Sigfox.

 

Autre point, il y a un élément de la stratégie de Sigfox que j’avais beaucoup de mal à comprendre. Sigfox a un un effet de levier incroyable pour remonter des données et réduire très fortement les coûts ou développer les ventes d’une entreprise. Le gain donc pour une entreprise peut être extrêmement élevé, pourtant Sigfox depuis le début, récupère une infime partie du gain généré par ses clients (de quelques euros à une dizaine d’euros pour un produit connecté, soit pour un million d’objets connectés, 10 M€). 

 

À la différence des opérateurs télécoms, il ne vend pas d’hébergement, de traitement de données, de PAAS, IAAS ou SAAS et garde une stratégie visant exclusivement à augmenter sa couverture et à utiliser son réseau. La raison évoquée de cette stratégie est de ne pas empiéter sur le domaine de ses clients et de rester focalisé. Le problème est qu’à long terme, cette stratégie risque de ne pas générer suffisamment de chiffres d’affaires par rapport aux coûts d’infrastructure notamment. 

 

Une très belle option serait d’être vendu à une entreprise qui a un intérêt vital à bénéficier d’un moyen de communication pour faire communiquer ses produits ou celui de ses clients. Il est vrai que Samsung notamment a déjà des participations dans Sigfox comme Intel, et pourraient être des acquéreurs potentiels néanmoins une entreprise a aujourd’hui un besoin vital de cette communication, Amazon. 

 

Petit bémol, néanmoins sur le modèle économique qui serait en risque à long terme hors revente, Sigfox peut aussi avoir une stratégie similaire à la Facebook des débuts, créer un réseau et une couverture mondiale pour dans un deuxième temps proposer de l'hébergement, de traitement de données ... En revanche, si c'est le cas, il est important de commencer, selon moi, à mettre en place ce type de solutions sans nécessairement communiquer dessus à ce stade car c'est un métier à part entière, très différent de celui d'un opérateur pur de réseau télécom.

Amazon via son bouton Dash, est déjà intégré directement dans les machines comme Whirpool et aurait un intérêt majeur à racheter Sigfox.

 

Aujourd’hui, il est nécessaire de passer par du WiFi ou Bluetooth intégré dans l’appareil pour transmettre des commandes d’achat. Cela nécessite un appairage, potentiellement d’entrer des codes WiFi … rarement fait par les clients.

 

Avec Sigfox, c’est Plug and Play, votre appareil est connecté sans aucune intervention humaine et permet de commander des produits directement sur Amazon. Ainsi Amazon pourrait vendre un service complet aux fabricants intégrant la communication pour qu’ils puissent proposer aux clients finaux de racheter des consommables tels que la lessive, des filtres, ou de remplacer ou « upgrader » leurs produits…

 

Amazon rentabiliserait très facilement le coût de communication (quelques euros par an) grâce aux commissions sur les achats des utilisateurs finaux. D’autre part Sigfox est aussi un Amazon Web Services Partner.

 

Et le protocole Sigfox (non pleinement bidirectionnel) me direz-vous ?

 

Tout d’abord, en termes d’usage, Amazon a surtout besoin que le produit communique vers Internet, Amazon peut ensuite confirmer la commande directement sur le smartphone sans retour sur l’appareil même.

D’autre part, rien n’interdit Sigfox d’utiliser son infrastructure actuelle pour intégrer d’autres technologies comme Lora ou NB-IoT via des bases stations adéquates ...

 

Pour la valorisation de 1,2 Md $, c’est un "wild guess" ;)

 

Petite précision : il y a certainement des erreurs factuelles sur plusieurs points ci-dessus et juste ci-dessous, je les corrigerai dès que j'ai un retour avisé sur ces points d'ici demain.

 

Pas encore d’explosion des objets connectés en bas débit pour le B2C sur des marchés mondiaux

Un industriel qui veut connecter ses produits et qui fabrique des produits dans une usine pour les vendre sur un plan mondial a plusieurs problèmes à résoudre :

  • Il doit intégrer un composant standard utilisable dans le monde entier (donc couverture au minimum sur les principaux marchés mondiaux), qui n’a pas une obsolescence technologique trop rapide (si possible quelques années) et n’est pas lié exclusivement à un opérateur
  • Il veut avoir un coût fixe et non récurrent (donc sans abonnement, charge à l’opérateur de transformer son abonnement en coût fixe en fonction de la durée d’utilisation du produit )
  • Son surcoût doit être très réduit (< 5€ mais idéalement <1€)
  • Sans compter les autres problèmes inhérents à la connectivité (autonomie, contraintes et limites d’utilisation des technologies…)

Aujourd’hui, que ce soit via Sigfox, Lora ou NB-IoT, il y a toujours des éléments qui peuvent freiner un industriel pour connecter son produit en utilisant un réseau bas débit plutôt qu’un composant Bluetooth ou WiFi ( qui ne permet un accès à Internet qu’indirectement via le smartphone ou une passerelle)

 

Sans rentrer dans tous les débats où une grande littérature et moult polémiques ont déjà eu lieu ;), voici quelques points de repère sur les différentes technologies.

 

Sigfox

Sigfox est un opérateur donc pas de portabilité possible. Il ne permet pas de vrai bidirectionnel (on ne peut pas appeler un device via Sigfox en direct, c’est le device qui peut contacter une plateforme et ouvrir une fenêtre de réception de données dans les quelques secondes qui suivent).

 

Enfin il ne peut être utilisé en mobilité (s’il est situé dans un véhicule qui dépasse les 15 km/h en raison de l’effet Doppler).

NB-IoT

 

 

Lora

 

Concernant Lora, c’est vrai qu’il y a du vrai bidirectionnel, qu’il est possible dans une rame de TGV à 300 km/h de communiquer via Lora (impossible pour Sigfox en raison de l’effet Doppler qui communique en Ultra-Narrow Band (UNB) à la différence de Lora en Ultra Wide Band qui utilise l’étalement de spectre radio).

 

Néanmoins il reste encore à finaliser les accords de Roaming (a priori cette année) et à avoir une couverture similaire ou supérieure à Sigfox sur le plan mondial pour qu’un fabricant n’ait qu’un opérateur avec lequel conclure et non un par pays.

NB-IoT

 

Pour le NB-IOT, il faut intégrer une carte Sim soudée (format microprocesseur). Si l’upgrade du réseau pour les opérateurs telcos est relativement simple, pour les fabricants, c’est une autre histoire.

 

Il faut intégrer cette carte Sim  et le transmetteur (> 5€ aujourd’hui au lieu de quelques euros voire moins pour un transmetteur Sigfox ou Lora)  sur la carte électronique (PCB). La carte Sim aujourd’hui est rattachée à un opérateur telco et non remplaçable par une carte Sim d’un concurrent.  L’e-Sim ne permet pas aujourd’hui la portabilité entre opérateurs comme aujourd’hui avec une carte Sim standard (néanmoins il faut le faire manuellement ce qui coûte un bras car il faut déplacer un technicien ou il faut passer par un MVNO multi opérateurs.).

 

Autre problème, aujourd’hui même si c’est en cours, les accords de roaming ne sont pas encore fixés pour le NB-IoT, donc si vous produisez des produits pour le monde entier, je ne crois pas les fabricants chauds à l’idée d’intégrer des cartes Sim soudées (sous forme de bande de puces) différentes en fonction du pays où le produit doit atterrir.

 

Enfin, même si cela prendra du temps, a priori 2022, 2023, il y a la 5G qui va apparaître et rendre potentiellement obsolète la NB-IoT … ce qui refroidira certains fabricants qui s’empresseront d’attendre.

Bien sûr, vous pouvez passer par un opérateur virtuel comme Matooma ou Mobiquithings qui vous fournit leur carte Sim propre mais qui est capable de faire du roaming national et de se connecter aux différents opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Télécom …) mais je ne pense que ces opérateurs virtuels puissent déjà proposer ces offres car ils doivent passer des accords spécifiques avec les telcos.

 

Bluetooth 5 devient le protocole standard de la maison

Le Bluetooth 5 devient le protocole standard de la maison (à courte portée) au détriment de Thread, AllJoyn (Qualcomm) et des protocoles défendus par l’ Open Connectivity Foundation (qui réunit désormais notamment Cisco, Electrolux, GE Digital, Intel, Microsoft, Qualcomm).

 

Aujourd’hui, il y a une foultitude de protocoles existants dans la maison (cf. article Prédictions 2016), j’étais persuadé d’ailleurs que ce serait Thread avec Google derrière qui gagnerait face aux autres protocoles AllJoyn, d’OCF ....

 

Errare humanum est, je me suis planté et tourne ma veste mais pas encore mon pantalon (ce sera pour l’année prochaine ;)

 

Le Bluetooth 5 vient d’être adopté début décembre et je pense qu’il va rafler la mise pour plusieurs raisons. D’abord, il garde son avantage d’avant, il est sur tous les smartphones et sa puce coûte moins d’un dollar.

 

Mais il n’a plus les gros inconvénients des versions précédentes :

  • il fonctionne en Many-to-Many (alors qu’avant il était en One-to-One, un appareil seulement en Bluetooth pouvait communiquer avec un autre) et même en mesh (et donc si vous avez un réseau d’appareils en Bluetooth Smart, les données peuvent sauter d’un appareil à un autre jusqu’à aboutir à un smartphone ou une gateway branchée sur Internet),
  • il a une portée plus grande (multipliée par 4 par rapport à Bluetooth Smart),, une vitesse multipliée par 2 et la capacité de diffusion de message multiplié par 8
  • est compatible IP
  • des appareils comme Google Home et Amazon Echo l’intègrent et d’autres équipements au CES vont certainement l’intégrer aussi (peut-être même des box opérateurs…)

Awox a d’ailleurs présenté à l’IFA ses lampes connectées en Bluetooth 5.

Nouvelles technologies : Agents intelligents / IA, majordomes / robots

Pullulement d'agents « intelligents » dans les objets connectés, les smartphones…et gratuité de l’IA

iLad imaginé il y a quelques années ;)
iLad imaginé il y a quelques années ;)

Après les applis qui ont grignoté tout l’espace de votre smartphone, voici l’arrivée des agents intelligents qui vont les remplacer soit directement en add-on sur votre messagerie instantanée (Messenger, WhatsApp, Snapchat et consorts) ou sur votre moteur de recherche (cf. Google Assistant qui a ouvert reçoit sa plateforme de développement en décision et s’intègre dans Google Now et Google Home) et bien sûr intégrés dans votre objet connecté en utilisant la reconnaissance vocale (avec Alexa, Cortana et celle de Google).

 

A l’image du développement de chatbots et roboadvisor, on pourra acheter des agents spécifiques pour gérer ses finances, faire ses courses et même trouver l’âme sœur, avant que n’arrive un agent intégrant tout : l’iLad !

 

Pour ceux qui sont intéressés par un peu de prospective et en savoir plus sur l’iLad - intelligent Life Advisor , voici un article que j’ai écrit en 2011 sur les agents intelligents et quelques effets bénéfiques mais aussi pervers de ceux-ci (en particulier, une uniformisation des décisions et une réduction des initiatives out of the box…)

 

D’autre part, comme pour Alexa d’Amazon tous les composants d’intelligence artificielle développés par Google, Facebook, Amazon et Microsoft comme la reconnaissance vocale, l’IA décisionnaire… seront accessibles à tous gratuitement car la meilleure façon d’améliorer son IA est de le nourrir de données et en le rendant gratuit, cela facilite grandement son alimentation en nombre incalculable de données.

 

Enfin, nous allons de plus en plus faire appel à l’intelligence artificielle embarquée directement dans le produit qui sera régulièrement mis à jour via une plateforme d’apprentissage IA (Machine Learning).

Arrivée de « majordomes » connectés sous forme de « robots » simplifiés chez Amazon, Google et Microsoft

Les formes cylindriques d’Amazon Echo et de Google Home, c’est « design » mais franchement cela ne donne pas envie de leur parler et de converser

 

Un peu d’humanité (fake bien sûr) nous donnera plus envie de discuter avec eux. A l’image des prototypes très basiques de Sony et Bosch présentés à l’IFA (cf. article), Amazon, Google et Microsoft vont proposer des robots avec une petite bouille et des expressions simplifiées.

 

Ils intégreront de la reconnaissance vocale, de l’IA notamment et deviendront l’interface usuelle dans la maison avec quelques répéteurs (type mini hauts-parleurs comme JBL) pour pouvoir communiquer avec eux dans toute la maison.

 

Oui, le smartphone pourrait servir mais c’est tellement plus simple de parler sans avoir à sortir son smartphone, apposer son doigt pour le déverrouiller et rechercher la bonne appli pour lui donner un ordre ou discuter avec lui.

Le modèle économique des objets connectés

Le déclin des objets connectés vendus seuls et le début de l’objet connecté complètement intégré dans un modèle économique plus vaste en B2C

Comme je l’ai souvent écrit, le modèle économique d’un objet connecté seul n’est pas pérenne (cf. article sur les différents modèles économiques possibles ) car vous recevez un revenu une fois pour toutes lors de l’achat (car personne n’achète de services en B2C) et vous avez des coûts récurrents (hébergement, support, mise à jour d’applications…) qui vous mange votre marge à vitesse grand V.

 

Ceux qui disent avoir un modèle économique fondé principalement sur la revente de leurs données à d’autres entreprises, sont des doux rêveurs pour la plupart. 

 

La valorisation de données d’un objet connecté n’a un vrai intérêt économique que s’il est conçu dès le départ dans une solution complète intégrant non seulement des objets connectés mais aussi des produits et services. Il s’intègre dans un modèle économique plus vaste que ce seul objet connecté. 

 

Si je reprends deux exemples, une entreprise qui vend un boitier connecté à la voiture (par prise OBD - On-Board Diagnostics, prise qui se situe dans chaque véhicule et permet de diagnostiquer un véhicule ou Bus CAN, Controller Area Network, colonne vertébrale d'un véhicule où toutes les données du véhicule transitent) à un particulier et qui espère vendre ses données à un assureur a selon moi toutes les chances de se planter (car en plus le particulier n’aura pas envie que ses données soient vendues).

 

En revanche (attention aux nuances) un assureur qui propose une assurance modulant la prime d’assurance (pour les conducteurs à fort risque comme les jeunes conducteurs) en fonction de la conduite de ses clients (comme Direct Assurance avec Youdrive) et qui propose un boitier connecté gratuitement y compris l’installation a bien plus de chances de réussir. C’est surtout vrai si le boitier connecté a été conçu pour remonter toutes les données pertinentes pour déterminer les facteurs déterminants dans le taux de sinistralité et le coût du sinistre en collaboration avec les actuaires et par ricochet permet de prévenir les clients et de moduler les primes.

 

Pour une entreprise fabriquant un boitier connecté (car ce n’est pas le métier d’un assureur), il peut vendre son boitier en B2B (marque blanche) potentiellement en co-branding à un assureur, s’il travaille dès le départ avec l’assureur pour remonter les données pertinentes. Deux startups françaises sont sur ce créneau avec d’ailleurs des approches différentes Drust et Eliocity avec Xee ;)

 

Pour ceux intéressés, j’ai réalisé une étude sur le véhicule connecté et autonome (marché, acteurs dans la chaîne de valeur, disruptions et stratégies pour y faire face) avec Les Echos.

Développement d’objets non connectés et d’accessoires pour avoir un modèle économique pérenne

Pour poursuivre sur le modèle économique, non seulement les objets connectés s’intègreront dans des solutions et modèles économiques plus vastes mais aussi ils se vendront dans une gamme plus complète intégrant des objets non connectés.

 

L’exemple le plus frappant est celui de Terraillon qui vend des ustensiles de cuisine en plus de sa balance connectée (cf. article sur le nouveau modèle économique de Terraillon) mais aussi de Holî qui vend son GoodVibes pour faciliter l’endormissement intégré dans une gamme complète avec des objets connectés (l’ampoule connectée et le réveil Bonjour.

 

Cela a d’autant plus de sens que les marges pour ces accessoires et leur coût (en SAV, récurrent…) sont bien plus faibles qu’un objet connecté. Il a un mix de ventes à trouver pour avoir un modèle économique pérenne.


Le boom des contenus personnalisés pour objets connectés

Les objets connectés permettent de connaître le contexte d’utilisation d’un produit, les habitudes et les envies des clients. Pour offrir une expérience unique à l’utilisateur, il est nécessaire de créer massivement du contenu personnalisé. Cela peut paraître paradoxal mais c’est possible 

  • en utilisant des combinaisons multiples de contenu standards, 
  • en utilisant l’intelligence artificielle pour adapter et personnaliser un contenu standard, en puisant dans l’UGC (User Generated Content) ou 
  • en crowdsourçant du contenu. 

Ce contenu personnalisé sera au minimum un facteur essentiel de différenciation et de fidélisation mais aussi un facteur de revenus additionnels.

 

Un tout premier niveau est proposé par Lunii et sa boîte à musique pour enfants qui à partir de plusieurs choix, raconte une histoire différente (aujourd’hui 48 de base). Avec l’IA, l’intégration d’informations comme le prénom de l’enfant qui écoute et de ses goûts notamment, nombre d’histoires pourraient être infinies (néanmoins, il faut que la création de ce contenu soit rémunératrice pour Lunii).

 

En 2017, on verra dans l’apparition de plateforme de contenus destinés aux objets connectés qui intégreront au fur et à mesure IA, personnalisation en temps réel.

Rachats majeurs d'entreprises par Google et Apple

Google et/ou Apple rachètent des startups fabriquant des boitiers connectés aux véhicules via la prise OBD / Bus CAN (comme Automatic, Pearl, Eliocity, Drust...)

Le problème de Google et d’Apple est qu’ils n’ont accès avec Android Auto et Carplay qu’aux données du smartphone dont la géolocalisation.

 

Pour avoir une vision globale du véhicule, il est nécessaire de récupérer les données du véhicule directement via la prise OBD ou mieux par le bus CAN (mais nécessite l’intervention d’un garagiste. Une bonne façon d'avoir cette expertise associée à la connaissance métier de ces données est de racheter des entreprises spécialisées dans ce domaine.comme Automatic, Eliocity, Drust et plus récemment Pearl qui regroupe 70 personnes dont 50 d’anciens d’Apple.

Rachat de Tesla et Fitbit par Apple (bis prédictions 2016)

Bis repetita placent … L’année dernière (article), j’ai dit que Apple rachèterait Tesla et Fitbit et que Elon Musk serait à la tête d’Apple, c’était audacieux ;) Je me suis trompé mais peut-être que d’une année …

 

Pour Elon Musk à la tête d’Apple, beaucoup de personnes m’ont dit que ce ne serait pas possible pour de multiples raisons, soit on verra !

 

En revanche vu que Donald Trump veut rapatrier des milliers de milliards de dollars amassés par les entreprises américaines à l’étranger (pour éviter leur imposition à 35% aux Etats-Unis qui taxent sur base des bénéfices mondiaux rapatriés aux USA– article Les Echos) en faisant bénéficier les entreprises acceptant de le faire d’un fort régime de faveur (10% d’imposition), il y a de très fortes chances qu’on assiste à des rachats massifs d’entreprises US par des Apple, Google, Microsoft et Amazon et consorts. 

 

Mon raisonnement sur Tesla tient donc toujours d’autant que malgré l’arrêt du projet Titan de voiture autonome d’Apple, il a confirmé son intérêt dans les voitures autonomes auprès de la NHTSA administration responsable de la sécurité (et des systèmes de conduite autonome).

 

Suivez mon regard …

L’arrivée de la blockchain en IoT et les prémisses de disruption sur les plateformes type Uber...

Les premiers pas dans l’intégration multi-technologie : Blockchain / IoT / IA

On va déjà voir beaucoup d’objets connectés intégrant la reconnaissance vocale et l’intelligence artificielle au CES, mais on va voirapparaître les premiers objets connectés intégrant aussi nativement le blockchain.

 

Pourquoi me direz-vous ?

 

Le blockchain a de multiples usages, mais il y en a un qui devrait émerger pour les objets connectés au-delà du micro-paiement, le partage …

 

On peut bien sûr, partager sa perceuse connectée, son escabeau connecté mais il y a deux usages en particulier où je vois un fort intérêt au blockchain, le partage de véhicule et les échanges énergétiques dans un périmètre local.

 

Voiture partagée

Dans le premier cas, une entreprise comme Drivy (mais ne le fera pas tout de suite car cela briserait son modèle économique actuel cf. ci-dessous) créerait un blockchain pour le partage de véhicules qu’il mettrait à disposition des fabricants de prise OBD et bus CAN et aux constructeurs automobiles en association avec des assureurs. Toutes les personnes qui utiliseraient ce blockchain pourraient partager leurs véhicules en bénéficiant d’une assurance adéquate (via des smart contracts avec Ethereum par exemple)

 

On pourrait aussi imaginer que Google ou même Apple crée une blockchain intégrée dans Android Auto / Carplay pour disrupter complètement le marché de l’auto-partage, du covoiturage et même du VTC. Avis à Uber !

 

Energie

Pour l’énergie, c’est le même principe sauf que ce sont des producteurs d’énergie solaire, des stockeurs d’énergie (via leurs batteries notamment de véhicule) et les consommateurs qui vont grâce à leur véhicule, maison, batterie connectés pouvoir échanger dans un périmètre au départ local puis plus vaste leur énergie pour un coût de transaction quasi nul (hors potentiellement acheminement entre les différents logements et un coût très réduit potentiellement fixe pour accéder au blockchain crée par l’entreprise) .

Uber, Blablacar, AirBnb blockchainés : Les premières disruptions sur les plateformes

Les premières startups vont commencer à disrupter les plateformes comme Uber, Blablacar, AirBnb en créant des blockchain concurrentes avec un succès modeste cette année mais en forte croissance en 2018 et potentiellement un raz de marée en 2019.

 

Pour aller plus loin, le blockchain représente une très grande menace pour les plateformes type Uber, Blablacar et AirBnb.

 

Pour rappel et en très bref, le blockchain permet de distribuer parmi un très grand nombre d’acteurs le tiers de confiance. Aujourd’hui, la raison pour laquelle vous passez par Blablacar ou Airbnb est qu’il agit comme tiers de confiance entre possesseurs de logements et occupants occasionnels ou conducteurs et voyageurs. Il garde en mémoire un « registre centralisé » de toutes les transactions entre chacun de ses membres et prélève une commission à chaque transaction.

 

 

Le blockchain permet que ce registre soit partagé par tous ses membres au lieu d’être centralisé (ce qui assure en plus sa quasi inviolabilité, sa transparence…). L’effet collatéral est qu’il n’y a plus de commission versée à chaque transaction (ou beaucoup plus faible car le registre et les données sont distribués et non plus centralisés)

 

Demain, une startup ou même un acteur n’étant pas du secteur comme Google ou Apple peuvent créer une blockchain qui réunirait une communauté grandissante et disrupterait les plateformes existantes. Il y a du boulot pour créer une communauté mais comme Facebook ou d’autres plateformes, ça peut aller très vite.

 

A l’image des constructeurs automobiles qui transforment de plus en plus leur modèle économique, les plateformes comme Airbnb, Uber, Blablacar intégreront la blockchainpour éviter de se faire blockchainer par de nouveaux entrants, dès qu’ils verront qu’il y a une fuite fortement croissante de leurs membres (je dirais 2019 …).

D’ici là ils seront en phase test secret:;)

Développement du rôle de l’IoT sur les citoyens, la réglementation et notre planète

Avec l’IoT, les particuliers, agents anonymes de la répression des fraudes et les Etats obligent à connecter certains produits (pour la sécurité et l'environnement)

Détecteurs de fumée

Pour 70% des incendies aux USA, il y avait un détecteur de fumée qui ne fonctionnait pas en raison d’un problème de l’appareil ou d’une batterie morte.Cela signifie que les détecteurs d’incendie ne servent à rien dans 70% des cas aux USA …

 

Normes de pollution pour les véhicules 

Volkswagen et quelques autres ont manipulé leurs logiciels pour truquer les tests d’émissions polluantes (révélé par l’EPA sur bases de test de l’ONG International Council on Clean Transportation). Effectivement, les tests se durcissent et se rapprochent des conditions réelles d’utilisation. 

 

La Commission Européenne mettra en place un nouveau dispositif de tests « WorldWide harmonized Light Vehicules Test Procedures » (WLTP ) en 2017) et veut renforcer ses pouvoirs de contrôle notamment a posteriori sur les véhicules mis en circulation (amendes de 30 000€ par véhicule en cas de non conformité).

 

En premier lieu, la baisse drastique des prix des objets et capteurs connectés et la collecte via des plateformes de crowdsourcing de données, va fortement faciliter le contrôle par les consommateurs de la véracité et la fiabilité des infos données par les constructeurs sur la consommation et des émissions polluantes atmosphériques de leur véhicule. Ça leur permettra aussi de les partager de manière anonyme (indépendamment du régulateur).

L’éthylomètre deviendra un jour nécessairement connecté au bénéfice… des autorités et des victimes évitées d’accidents de la route.

 

D’autre part, pour éviter des absurdités (détecteur de fumée non fonctionnel) ou tromperies, le régulateur va de plus en plus imposer aux fabricants de connecter leurs produits (surtout s’ils sont liés à la sécurité, la pollution, la consommation d’énergie… ).

 

Ils devront remonter de manière anonyme leurs données de consommation et de pollution réelles auprès du régulateur à l’image de ce qui se passe avec l’Arcep, régulateur des télécoms qui demandent aux opérateurs télécoms de fournir des données détaillées sur leur réseau et sa qualité. Chaque individu deviendrait potentiellement un agent de la répression des fraudes.

 

En 2018, l’eCall (bouton et système d’alerte en cas d’accident utilisant le réseau télécom ) devient obligatoire en Europe sur tous les véhicules.

 

En 2017, je prédis donc que ces premières réglementations vont apparaître.

L’intégration des problématiques environnementales dans les objets connectés.

Les objets connectés posent de nombreuses problématiques pour l’environnement, pour donner quelques exemples :

  • en rendant un produit connecté, on intègre de l’électronique qui rend son recyclage plus difficile (en particulier pour des objets non électriques comme des meubles, des vêtements …) 
  • il consomme de l’énergie surtout s’il est connecté en WiFi mais aussi via les datacenters en raison de l’énergie nécessaire au traitement des informations 
  • il utilise des ressources rapidement épuisables (terres rares notamment) ...

Pour ces raisons, les nouveaux objets connectés vont intégrer les caractéristiques suivantes : 

  • ils seront autonomes en énergie sans alimentation extérieure (grâce à l’energy harvesting : cellules photovoltaïques, récupération des ondes radio…) 
  • ils seront modulaires afin de faire évoluer et de réparer les produits sans devoir les remplacer entièrement 
  • ils auront une connectivité réduite au strict nécessaire en termes de fréquence de transmission et quantité de données transmises en favorisant l’embarqué au cloud et en réalisant les calculs par des processeurs puissants mais économes en énergie (ce qui réduit aussi les risques de piratage) 
  • ils seront facilement partageables avec des modèles économiques fondés sur l’usage plutôt que la propriété. Cela permet de basculer d’un modèle économique favorisant l’obsolescence à un modèle économique fondé sur la longévité des produits (afin d’être utilisés le plus longtemps possible au bénéfice de celui qui le loue). 

Ces nouveaux produits commenceront à faire leur entrée commerciale en 2017.

 

Réalité virtuelle portative

La réalité virtuelle en HD devient portative et de plus en plus intégrée avec la camera 360

Aujourd'hui, la réalité virtuelle en HD n'est possible que si on est rattaché à un ordinateur par un fil en raison de la quantité de données vidéo à transmettre.

 

Certains comme XMG résolvent partiellement le problème en utilisant un sac à dos, néanmoins c'est un pis-aller.

 

En 2017, les premiers casques HTC Vive sans fil devraient apparaîitre.

 

D'autre part, il y aura une intégration de plus en plus simplifiée et rapide entre la caméra 360° et le casque pournous faciliter la capture puis la visualisation.

Prédictions de janvier 2016 sur 2017

J’ajoute aussi deux prédictions que j’avais faites pour 2017 en janvier 2016 :

  • Les premiers produits connectés grands public modulaires et évolutifs (type : DIY ) feront leur apparition commerciale en étant notamment combinés à de l’impression 3D.
  • Les objets connectés en 2017 commenceront à intégrer du vivant (cellules, ADN) et seront de plus en plus intégrés dans le vivant (pompe à insuline intégrée, produits pour les animaux…).

Revue des prédictions de 2016 

Voici une revue des prédictions de 2016 :

La note totale est de 5 sur 10 (sur base de 8 sur 16), pas terrible par rapport à l’année dernière (7/10) ;)

1. Évolution du marché et acteurs des objets connectés

  • Un modèle économique en profonde mutation pour les acteurs des objets connectés analogue à celui des applications mobiles dû à une chute drastique des prix
  • Note : 1, les acteurs se tournent de plus en plus vers un modèle économique récurrent (via la commande de consommables comme pour 10-vins ou Sensorwake) et le développement de l’OEM (marque blanche) et de partenariats avec des grands groupes (ex : Netatmo avec Engie ou Scio avec Terraillon)
  • Des investissements majeurs de grands groupes (dont CAC40) dans des entreprises d’IoT (produits, infrastructure, software…) et des lancements et de partenariats commerciaux débouchant sur des produits mass market
  • Note : 1, Nokia a racheté Withings, Somfy a racheté Myfox, Legrand a investi dans Netatmo …
  • Omnipuissance de Google après son omniprésence grâce à la commercialisation massive de produits utilisant les briques et produits Google (Thread, Weave, Brillo, Works with Nest)
  • Note : 0,25, Google n’a pas su développer massivement ses protocoles (Thread, Weave, Brillo, Works with Nest) et les soucis qu’il a eus avec Nest n’ont guère favorisé cela. Néanmoins Google avec Google Home et ses investissements massifs en IA (symbolisés par la victoire d’AlphaGo) reprend du poil de la bête et devrait mieux se porter en 2017 sur les objets connectés de la maison. Pour les protocoles, cela me semble plus difficile. 
  • Restructuration majeure d’Apple pour combler son retard en IoT via le rachat d’entreprises sur les deux marchés principaux IoT : Wearables (Fitbit) et Voiture (Tesla) et changement d’état-major qui pourra voir Elon Musk à la tête d’Apple (c’est un pari osé !)
  • Note : 0, Je me suis complètement trompé, néanmoins je retente ma chance pour 2017 car avec Trump, il devrait être beaucoup plus avantageux de rapatrier massivement des capitaux aux Etats-Unis et de racheter des entreprises américaines.
  • Coopétition accrue pour développer le marché avec des produits interopérables
  • Note : 0,25, Il y a des efforts via Works with Nest (mais encore faiblards) ou l’intégration avec IFTTT mais c’est faible encore. Ce n’est pas encore la priorité des consommateurs.
  • Facebook rachète une entreprise réalisant une caméra 360° pour être le versant de l’Oculus Rift
  • Note : 0, Pas de rachat réalisé

2. Objets connectés « intelligents » avec une interaction plus naturelle, apportant de vrais services

  • L’arrivée massive d’ objets connectés utilisant des interfaces naturelles (voix, geste, bouton…),
  • Note: 1, Amazon Echo, Google Home, Bonjour d’Holî, Triby d’Invoxia, Smart Remote de Seven Hugs et cela devrait se poursuivre en 2017
  • avec de l’intelligence artificielle, une connexion intégrée et directe (Sigfox, Lora) et autonomes en énergie,
  • Note : 0,5, on voit cela apparaître mais c’est en 2017 qu’ils seront commercialisés massivement
  • tout cela embarqué (plutôt que dans le cloud, on verra pourquoi ) afin d'être plus simples à utiliser et de répondre à de vrais besoins
  • Note : 0,5, cela commence mais c’est timide.2017 devrait voir cela se développer

3. Guerre dans les réseaux bas débit

  • La guerre frontale entre Sigfox & LoRaWAN en 2016 et un de ceux-ci prenant le dessus d’ici fin 2016
  • Note : 0,5, Oui c'était la guerre frontale, mais non rien n’est joué, les usages sont complémentaires et le NB-IoT va encore rendre les choses plus compliquées pour les industriels qui doivent se décider 
  • La concurrence : Nwave, Weightless-N, Ingenu, Opérateurs multi-technologies
  • L’arrivée du LPWAN dans les fréquences sous licence, Offres bundlées des opérateurs
  • Nouvelle Version IoT du WiFi : WiFi Halowet de Bluetooth Smart
  • Note globale : 0,5, Les offres bundlées arrivent, le Bluetooth 5 se développe mais nous sommes aux prémisses

4. Nouvelles frontières, services rendus possibles avec les objets connectés et risques

  • Le paiement intégré aux objets connectés
  • Note : 0, Trop tôt encore
  • Pas de révolutions sur le véhicule connecté mais plus une accélération des tendances actuelles
  • Note : 0,75, Il y a une accélération des projets de véhicules connectés et autonomes mais pas encore de révolution
  • Utilisation accrue des objets connectés dans le monde de l’assurance
  • Note : 1, avec Youdrive de Direct Assurance et les autres assureurs
  • Premières faillites ou mise en péril d’entreprises liées au hacking, utilisation abusives des données d’objets connectés ou au pouvoir donné par les objets connectés aux clients (pour s’assurer qu’elles ne les trompent sur leurs produits (comme pour VW, forme de crowdsourcing des contrôles de la DGCCRF)
  • Note : 0,75, car pour la première fois on a massivement utilisé des objets connectés pour faire tomber le prestataire technique Dyn, qui gère le DNS de sites tels que Twitter, Netflix, Spotify, Airbnb, Reddit, ou encore Paypal, Playstation Network
  • J’ai fait aussi des prévisions sur Parrot (article) et en particulier j’avais prévu que Parrot cèderait sa partie Automotive à Faurecia…
  • Note : 1, Bingo c’est ce qui s’est passé ! 

Et voilà c'est tout pour cette année qui sera très chargée ...

 

Pour le fun, petite prédiction sur les résultats de l'élection présidentielle ... Si je fais le quarté dans l'ordre, je me donne un bonus de 1 point  + 1 point si je devine le nouveau président correctement ! J'ai un avis un peu biaisé ;)

 

1er tour :  François: 27%, Emmanuel : 19%, Marine :17%, Jean-Luc: 14%, Manuel :12%, François (vous devinez lequel;) : 6%, leurs collègues mais néanmoins amis : 5%

2ème tour : Emmanuel : 52%, François : 48 % !!!!

 

Je vous souhaite à tous ceux qui lisent cet article en janvier, une très bonne année 2017 ;)

 

Dimitri Carbonnelle, fondateur de Livosphere 

Agence conseil en Open Innovation (startups) et Internet des Objets

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IFA Berlin, Retour sur le salon : Terraillon-Scio et propriété des données, IA, robots, innovation Dyson, business model services...

IFA Berlin entrée

L'IFA de Berlin s'est achévé. C'est l'occasion ici de vous faire un retour sur cet événement.

 

Vous trouverez toutes les vidéos ici : https://youtu.be/YWkU5Rx4UE0 

dont Mix Fader (Dj Connecté), Balance Terraillon intégrant Scio (détection de l'aliment), Awox et BlueTooth Smart, HTC Vive  avec un sac à dos XMG, Logitech sur la voiture connectée comparé à Google Now, Sony, Rétro-projecteur tactile, Piano Yamaha connecté 

 

Après une rapide comparaison avec le CES Las Vegas et MWC, je donnerai des tendances,  des réflexions et curiosités que j'ai trouvées au salon. 

  • tendances : interopérabilité et smart home, moins de gaspillage dans l'électroménager, robotisation
  • quelques innovations que j'ai trouvées (intégration du capteur Scio dans la balance Terraillon, sèche-cheveux Dyson et le piano connecté de Yamaha, Bluetooth Smart en mesh chez Awox, arrivée de Logitech dans la voiture connectée... )
  • quelques réflexions autour de la problématique de la propriété des données capturées entre Scio, Terraillon et le consommateur, le modèle économique ( vente de consommables)
  • quelques curiosités dont l'intégration d'un mode Shabbat dans le menu d'un réfrigérateur avec les problématiques de collecte de données privées

Parfois assimilé au CES européen, l'IFA s'en distingue sur de nombreux points. D'autre part, par sa date, début septembre, il a lieu quelques mois avant les fêtes, et permet en particulier aux distributeurs de voir ou commander les produits avant la période de Noël. Ce sont donc en très grande majorité des produits commercialisés ou d'ici peu qui sont présentés. Le revers est à qu'il y a peu d'innovations par rapport au CES. A l'IFA, on verra grosso modo, les produits commercialisés et annoncés au CES. Ceux qui étaient l'année dernière m'ont indiqué que cette année était décevante et que c'est innovant une année sur deux !

Plan IFA Berlin
La durée du salon est très longue puisqu'il commence vendredi, se poursuit le week-end et se termine mercredi. A la différence du CES qui est réservé aux professionnels  (même si certains visiteurs ont plutôt l'âge d'user leurs fonds de culotte sur les bancs de l'école), l'IFA est largement ouvert au grand public (source notamment de rentrées financières importantes), ce qui remplit les stands de groupe de teenagers durant le week-end ou certaines heures de la journée, ce qui, entre nous, n'est pas la cible prioritaire des exposants.
 
En deux jours, le salon se visite entièrement (au pas de course néanmoins). Je pense que les Français n'ont pas rougir de leur anglais, car même parmi les exposants (ce qui est sans doute favorisé par la proportion importante de particuliers allemands), j'ai rencontré beaucoup de personnes incapables de parler l'anglais ou à peine mieux qu"une vache espagnole. Les démonstrations de produits se font toutes en allemand à quelques exceptions près.
 
Concernant les exposants, il y a des différences substantielles avec le CES. les grands de l'électro-ménager (AEG, Bosch, Miele...)  ont des stands importants voire des halls entiers à eux (Samsung, Sony, Philips, LG).

Les Stands

Bosch - Stand IFA Berlin
AEG - Stand IFA Berlin

Intégration du Smart Home dans tous les produits

Le Baiser de Gustav Klimt, Malou

Haier - Interopérabilité

Le brun (TV, multimedia) et le blanc (l'électroménager) font la part belle à l'IFA  mais d'autres domaines émergent comme le Smart Home avec la volonté d'intégrer les différents univers (éléctroménager, TV, smart home) comme ici avec LG. Toujours amusant de voir Windows 10 sur un réfrigérateur !

 

Pour l'anecdote, je connaissais les French Fries, les French Beans (haricots verts), les French Kiss mais pas les French Doors (doubles portes) qui à ma connaissance ne sont pas ce qui est de plus commun en France ;)

Frenc door réfrigérateur

A l'inverse, on a l'impression que d'autres sont des startups. Le stand de Qualcomm est plus petit que celui d'Awox alors que c'est parmi les plus grands au CES !  

AWox et Qualcomm - Stand IFA Berlin
Qualcomm - Stand IFA Berlin
Axelle Lemaire - IFA Berlin

Beaucoup de distributeurs sont présents pour visiter (souvent pour une journée combinée avec un retail tour, visite de vrais magasins à Berlin). Axelle Lemaire est venue aussi le lundi et a d'ailleurs fait la une du journal de l'IFA.  

Techmarket- Stand IFA Berlin

Tech Market

TechMarket - Entrée IFA Berlin

Le "Tech Watch" , tout petit frère de l'Eurêka Park, est assez décevant.

 

Deux stands regroupent des startups, en particulier celui du Hardware Club (fonds d'investissement dirigée par Barbara et Alexis, qui accompagne les startups de bout en bout, conception, prototypage, industrialisation, commercialisation et à vocation mondiale - SevenHugs, SensorWake, Plume Labs, MixFader sont quelques-unes des startups françaises accompagnées) sont intéressants. 

J'ai joint une petite vidéo de MixFader pour ceux qui ne l'avaient pas vue au CES. Ici, en plus il est devenu compatible avec Windows 10 (utile pour les MS Surface) ainsi qu'avec n'importe quelle source Midi. J'ai demandé s'il pouvait me remixer "She" d'Aznavour, malheureusement pas de bol ce n'était pas dans sa playlist ;)


Aurora - LED cpnnectées

Autres startups, Aurora propose des dalles lumineuses commandées par smartphone et Curio propose des jeux éducatifs pour programmer des mini objets connectés avec des capteurs (on en voit régulièrement, ici la programmation est facile et les capteurs sont reliés en Bluetooth sans connexion filaire).

 

C'est un avantage (plus de liberté) mais aussi un handicap car visualiser une liaison sur ordinateur qui n'existe pas physiquement n'est pas nécessairement à la portée du premier gamin venu. 

Curio - apprend à programmer Internet des Objets objets connectés pour les enfants

D'autres Français y sont dont Homido, Bell & Wyson (qui présentait sa lampe anti-moustique), Nodon  (fait partie du groupe Altyor).

Dans les autres halls, on trouve les usual suspects des objets connectés français, Withings (pardon ex-Français pour lui;), Netatmo, Parrot, Myfox (racheté par Somfy), Archos ...  

 


Quelques innovations : Pour Netatmo, la vanne thermostatique à poser sur votre radiateur (69€ ou pour le starter pack 179€ TTC),

 

On voit aussi que Netatmo se fait copier à deux reprises, pour sa vanne par Tado et sa caméra par Buddyguard qui réalise (en embarqué sans passer par une plateforme Internet) de la reconnaissance faciale.

 

Concernant Tado, il embarque de la reconnaissance vocale et s'intègre comme Netatmo avec IFTTT et Apple Home Kit notamment, plus Amazon Echo.

Tado IFTTT

Stand Withings IFA
Withings Montre connectée avec écran

Withings a bien agencé son espace en donnant une cohérence sur ses produits (pas évident quand votre message est autour du bien-être et de la santé et que vous vendez des caméras vidéos Home qui intègre un capteur de CO2 pour votre santé mais qui pour l'utilisateur n'est pas un critère d'achat d'une caméra).

 

La deuxième Tagline ("Connect with a healthier you") est selon moi est un peu compliquée et longue. Gardez juste "Inspire Health", c'est plus inspirant ;)

 

Withings a aussi lancé une montre connectée avec un mini-écran (pour la version blanche, je ne trouve pas que cela se marie bien mais son célèbre designer Pierre m'a dit que certains aimaient. Les goûts et les couleurs ...)

 

 

 

 


De manière générale, je suis dubitatif sur les entre-deux, soit on met un écran digital complet soit on n'en met pas, même si cela a une utilité d'avoir une combinaison des deux pour des notifications, sur le plan design, je suis moins fan même si cela s'intègre mieux avec une montre noire.

 

D'autre part, un des problèmes est que la police de caractères est très carrée ce qui ne s'associe pas bien avec la forme ronde de la montre. Pourquoi ne pas avoir rendu cette police plus cursive ?

 

Tout simplement parce que cela nécessite un microcontrôleur plus gourmand en énergie et plus cher car il y a plus de pixels à afficher pour donner cette impression de rondeur tout en gardant une bonne lisibilité. Ce sont les limites et contraintes du design produit !

 

 

Merci Pierre pour tes explications ;)

Tendances à l'IFA : Dosage automatique et moins de gaspillage

Bosch i-Dos Dosafe automatique de lessive pour machine à laver le linge
Dans le domaine de l'électroménager, les principales tendances visent soit à simplifier soit à optimiser l'usage des appareils électroménagers.

 

Aujourd'hui, le principal problème dans l'électroménager est que la plupart des personnes utilisent le même programme (four, lave-linge, lave-vaisselle...) quelque soit le vêtement, aliment utilisé ou sa quantité  car personne ne prend le temps de sélectionner manuellement le programme optimal.

 

Avec la baisse du prix des capteurs et des processeurs permettant d'identifier la quantité et le type de vêtements utilisés, d'aliments... l'utilisateur n'a plus à prendre la peine de choisir son programme, la machine le fait par elle-même sur base des informations recueillies et l'intégration d'algorithmes (qui intègrent petit à petit de l'intelligence artificielle comme on le voit ici avec Bosch). Cela permet de décider du bon programme sans faire intervenir l'utilisateur. La complexité est gérée par les algorithmes et pour certains l'intelligence artificielle. 

 

 

Economies d'énergies électroménager

L'intérêt, au-delà d'une meilleure qualité de cuisson, de lavage est aussi environnementale et financière, on va beaucoup moins gaspiller de produits, d'énergie ... et c'est le message qui est bombardé un peu partout.

 

Dans le cas des machines à laver et lave-vaisselle, il y a aussi un intérêt financier pour les fabricants prescrivant des détergents ... car comme on le voit ci-dessous, au lieu de mettre juste une dose par lavage, on met toute la bouteille, Au CES Las Vegas, certains fabricants avaient prévu des réservoirs de 5 litres ou 10 litres (ou en gallons ...) sur leurs machines, ce qui permet de proposer des commandes automatiques de lessive dès qu'il en manque pour des quantités importantes ce qui réduit les coûts de transport et logistique ... CQFD .

Mini-caméras dans les réfrigérateurs

Chez Bosch et Siemens (deux marques du même groupe !) ..., on voit l'apparition de mini-caméras dans les réfrigérateurs, qui permettent de savoir ce qui reste dedans. 
Une startup Smarter (présent aussi au CES 2016) accompagnée par le Hardware Club propose aussi une caméra en fish eye (140€ TTC) dédiée au réfrigérateur. Son système reconnait vos produits même si vous les déplacez car il garde une signature de l'image du produit. Lorsqu'un produit est remis dans le réfrigérateur, il vérifie si on la retrouve et assigne le bon tag dans ce cas. On peut indiquer la date de péremption qui décroît chaque jour. 

 

En revanche, il y a plusieurs problèmes avec ces caméras.  Tout d'abord, il n'y a pas encore de système qui reconnaît directement votre produit quand vous le mettez dans le réfrigérateur même si année après année, on simplifie l'expérience pour le faire. On peut imaginer même sans RFID ou NFC, une base de signatures d'images qui reconnaît les produits (remontés par les utilisateurs ou les marques) avec des informations sur la durée de péremption approximative. Cela réduirait au maximum l'intervention de l'utilisateur pour indiquer de quel produit il s'agit, sa date de péremption...
Dans le cas où vos produits sont sur plusieurs rangées, et cachés, le système de la caméra est moins fiable.
D'autre part, à moins de mettre des caméras dans ses armoires, congélateurs... vous n'aurez pas l'exhaustivité des produits à acheter. Donc cela ne résout que partiellement votre problème de courses et donc selon moi, c'est peu satisfaisant. Si le prix de cette fonction intégrée dans le prix de mon réfrigérateur (avec d'autres fonctionnalités vraiment utiles) et que l'expérience est à la fois utile et simplissime, pourquoi pas, mais je ne paierai rien de plus pour l'avoir. 
FridgeCam Siemens Caméra connectée pour réfrigérateur
FridgeCam Bosch Caméra connectée pour réfrigérateur
FridgeCam Smarter Caméra connectée pour réfrigérateur

Interopérabilité, écosystèmes HomeKit, Alexa, Works with Nest, IFTTT

Les marques au sein d'un même groupe deviennent compatibles (ex : Home Connect fonctionne avec Siemens et Bosch qui font partie du même groupe) mais deviennent aussi compatibles avec des partenaires complémentaires (par exemple Bosch avec Persil, Finish...) ou avec des écosystèmes devenant des standards : Amazon Alexa ou Echo ou Dash Replenishment, IFTTT, Apple HomeKit, Works with Nest.
 
De nombreux fabricants sont compatibles avec Home Kit (d'Apple) et Works with Nest (Google) en plus d'Alexa (moteur de reconnaissance vocale d'Amazon) ou Echo ou Replenishment (Amazon),  ainsi qu'avec IFTTT (If This Then That. Pour ce dernier, la simplicité d'IFTTT pour l'utilisateur est aussi un frein car apparemment son architecture et conception actuelle rend difficile des scenarii complexes type ( si (A ou B) alors C et D plutôt que Si A alors C).
Des gestionnaires de scenarii concurrents plus complets et flexibles existent comme Dashboard of Things de Netvibes et Microsoft Flow mais ils n'ont quasiment pas de visibilité actuellement et n'ont pas encore d'écosystème aussi large de partenaires qu'IFTTT.

Principales innovations

Intégration du capteur Scio dans la balance Terraillon

Balance Terraillon Capteur Scio spectromètre proche infrarouge (Analog Devices)
Comme je l'avais indiqué, j'ai trouvé assez peu d'innovations à l'IFA 2016, néanmoins il y en a quelques pépites.
 
Une innovation devrait avoir un impact majeur dans le domaine de la cuisine dans les prochaines années est l'identification de l'aliment et sa décomposition chimique grâce à l'intégration de spectromètre proche infra-rouge (SPIR) dans des équipements de cuisine (balance, fours, réfrigérateurs...). 
Le premier à ma connaissance à l'avoir fait est Terraillon qui a intégré le capteur Scio dans sa balance. 

 

L'intérêt est de pouvoir peser un aliment et de directement indiquer en plus de sa composition, sa valeur nutritionnelle sans avoir à passer par un long menu récapitulant tous les aliments possibles et imaginables. Cela permet de savoir la quantité de calories, glucides, protéines... ingérées (si la mesure est suffisamment fiable bien sûr ;)
On peut imaginer pouvoir aussi vérifier les allergènes voire le taux de pesticides ou ingrédients potentiellement cancérigènes avec ce type de produits. Cela serait un formidable levier des consommateurs envers les marques.
Balance Terraillon Capteur Scio spectromètre proche infrarouge (Analog Devices)

Capteur Scio spectromètre proche infrarouge (Analog Devices)
Je parle régulièrement de Scio, (CES 2015) produit fabriqué par Consumer Physics,  startup israélienne qui a créé un mini spectromètre à proche infra-rouge qui permet de déterminer la composition des aliments, médicaments pour moins de 300€.
Il a fait un partenariat technologique peut-être même capitalistique (mais pas sûr) avec  Analog Devices (fabricant majeur de composants électroniques). En plus de la stratégie de Scio, qui initialement était destinée à vendre un produit complet associé à un service comme Diet Sensor, Scio a aussi choisi une stratégie d'intégration au sein d'autres produits (métier d'Analog Devices). En revanche, il garde sa marque Scio ainsi que le logo représentant son capteur dans l'application Terraillon ("Scio Inside").
 
On peut s'attendre au CES 2017 de trouver les premiers prototypes de four avec des capteurs Scio, des réfrigérateurs pourquoi pas des cocottes minutes ...
La balance Terraillon avec le capteur Scio sortira en 2017, néanmoins compte tenu du coût du capteur, il ne pourra être vendu à un prix grand public ce qui le réserve à des usages de professionnels tels que des chefs cuisiniers, des cantines scolaires ou des hôpitaux, des selfs.

Rapide point théorique sur Scio, spectromètre à proche infra-rouge

Le Scio intègre une diode laser qui émet une source proche de l'infrarouge (sur une bande de fréquences étroites) vers l'aliment ou le produit. Les molécules vont plus ou moins absorber ces rayons proches infra-rouges et retransmettent avec un angle de réfraction une partie de la lumière reçue vers un récepteur dans le Scio. Cela donne une courbe globale (nommée empreinte spectrale ou "spectral fingerprint").
Cette courbe agrège une multitude de molécules pour les aliments qu'il faut savoir décomposer en multitudes de courbes pour chaque composé chimique. On utilise pour cela des outils mathématiques tels que l'analyse multi-variée qui permet cette décomposition. L'analyse multi-variée est un outil statistique aussi utilisée pour résoudre des problèmes comme la décomposition d'un signal électrique provenant de votre compteur électrique en multiples courbes de signaux (chauffage, prises, appareils électroménagers) et pour les sondages, pour identifier les facteurs influant sur une courbe de satisfaction globale.
Explications spectromètre proche infrarouge
Terraillon Capteur Scio spectromètre proche infrarouge (Analog Devices)
Les problèmes évidemment sont multiples s'il y a de nombreux composés chimiques ou qu'il y a une multitude de molécules chimiques qui absorbent totalement le rayon, ou qui ont une empreinte spectrale très similaire, il devient très difficile de décomposer cette courbe globale en courbes par molécule.  Si l'aliment est très hétérogène (une ratatouille, un opéra...), c'est encore pire en fonction de la zone scannée.
Les éléments les mieux mesurés sont notamment la teneur en eau l'humidité, les protéines, les fibres brutes, les matières plastiques et des groupes carboxyle pour mesurer la teneur en matières grasses . Les agriculteurs l'utilisent aussi pour mesurer la matière organique des sols (MOS) pour déterminer sa fertilité. Il serait ainsi possible de déterminer à partir de cette technologie si un aliment est bio ou non (car les nitrates sont détectés par le SPIR), certains allergènes... A creuser...
Une autre technique décrite ci-dessous est d'avoir une base de signatures d'un grand nombre d'aliments et de les comparer avec la signature obtenue et ainsi d'en déduire ses composants. Vu la variété des produits surtout naturels, il y aura des variations potentiellement très importantes entre des signatures de pommes et la pomme qui est scannée. En revanche, pour les aliments plus homogènes et "standardisés", lait, beurre ... et les médicaments, il sera plus facile d'avoir une analyse correcte. 

 

Scio a deux fonctions, aujourd'hui séparés comme on le voit dans la vidéo ci-dessous. Il scanne un aliment, en tire une courbe (empreinte spectrale) qu'il va comparer à une base de signatures. Il va la comparer avec toutes ses courbes et va choisir la courbe la plus proche et en déduire l'aliment. Dans la deuxième vidéo réalisée par TechCrunch (11mn33), on voit qu'en scannant un M&M's, il le confond avec de l'Ibuprofene car le Scio a cherché dans sa base de "Pain relievers" (médicaments contre la douleur) la signature la plus proche du M&M's et c'est l'Ibuprofene qui est sorti. S'il avait cherché dans les fruits et légumes, il serait peut-être tombé sur un avocat ! Dans la première, il ne voit pas d'empreinte suffisamment proche du poivron et donc il indique qu'il ne la trouve pas.
La deuxième fonction est de rechercher la teneur de certains composants (glucides, "carbs" en anglais et eau) dans l'aliment. 
Comme les deux opérations nécessitent deux "scanning" distincts, il est probable que Scio ne fasse pas le même type de scanning
  • pour rechercher l'empreinte spectrale de l'aliment (par exemple en émettant un rayon intégrant une bande de fréquences "large" pour récupérer une signature la plus large possible) et
  • pour rechercher sa composition en glucides et eau (par exemple en n'émettant ici qu'un rayon sur un spectre spécifique aux glucides puis un autre rayon spécifique à l'eau).

La bataille pour avoir la base de données de signature des aliments

L'autre intérêt du capteur Scio et de l'application Terraillon est la capacité d'intégrer des nouveaux ingrédients complexes ou non identifiés dans la base (cf. Vidéo de TechCrunch 9mn34).
Par exemple, si je mange un gâteau au chocolat, je peux le scanner et associer sa signature chimique avec le terme "Gâteau au Chocolat" et savoir la valeur nutritionnelle de celui-ci. D'autre part, cette information pourrait aussi être partagée avec l'ensemble des utilisateurs de cette balance ou de capteurs Scio. Plus la base de données est importante, meilleure est la détection de l'aliment.
Après il y a une vraie question de propriété des données alimentées par l'utilisateur. Est-ce que cette base appartient au fabricant (en l'occurrence Terraillon ici), à Scio, à l'utilisateur?
Deux logiques peuvent s'opposer soit réserver les données aux propriétaires de balances Terraillon avec des capteurs Scio (avec l'accord de l'utilisateur mais qu'il donne à la première utilisation de l'appareil) soit donner accès aux données aussi bien aux utilisateurs de balances Terraillon (intégrant ou non des capteurs Scio ou concurrents) qu'aux utilisateurs d'appareils intégrant des capteurs Scio (y compris des balances concurrentes de Terraillon). Sachant que plus il y d'utilisateurs alimentant la base plus elle a de valeur, la deuxième option à long terme est préférable à la première, même si sur le plan business, cela donne l'impression de se tirer une balle dans le pied (Scio et Terraillon en l'occurrence).
 
Sachez qu'il aussi possible de scanner autre chose que des aliments, on peut scanner des médicaments notamment avec des usages comme le contrôle de médicaments ou le remplissage de piluliers sur base du scanning du médicament. Aujourd'hui, il est très fastidieux de remplir des piluliers avec des problématiques de responsabilité (cf. article CES sur Medissimo). On pourrait imaginer remplir des urnes de médicaments qui en fonction de la nature du médicament (en le scannant) rempliraient les piluliers automatiquement et sans erreur.

Les consommables, business model des objets connectés

Accessoires Terraillon pour la cuisine fouet, cuillères, rouleau à pâte ...
Dernier point concernant Terraillon est le développement d'ustensiles de cuisine qui n'est pas du tout le métier de Terraillon au départ mais qui est une très bonne stratégie sur deux plans.
Le premier est d'être plus présent dans l'univers de la cuisine avec des ustensiles qui peuvent devenir aussi des accessoires d'objets électroniques.

 

Le deuxième qui est encore plus important est de créer un modèle économique récurrent avec la vente d'articles à faible prix de fabrication et forte marge (mais avec une recherche d'innovation utile et indispensable pour se différencier)
Seb Nutricook Cusines connectée

Le problème du modèle économique des objets connectés est qu'à terme il se vendra au maximum 20% plus cher que le même produit non connecté. Pour aller plus loin, la connectivité, vue du client, est secondaire, il n'est pas prêt à payer plus pour cela. 

 

Alors qu'il y a de nombreux coûts récurrents pour maintenir l'application (hébergement, mise à jour), réaliser le support client...  comment résoudre ce casse-tête ?

 

La technique la plus courante est de mettre en avant le service apporté par la connectivité (ex: des recettes pour Nutricook, un suivi du poids pour une balance connectée mais sur lequel le client n'est pas prêt à payer un abonnement) et de les packager avec d'autres fonctionnalités non liées à la connectivité. Cela accroît la perception de qualité du produit (design, fonctions exclusivement réservées aux produits connectés...) et donc le prix. Pour résumer, vous achetez un produit haut de gamme plus cher qui, by the way, intègre de la connectivité qui donne accès à certains services.

 

Néanmoins, cela ne résout pas le problème de tout modèle économique : aligner le modèle de revenus au modèle de coûts (ici avoir des revenus récurrents pour faire face à des coûts récurrents).

 

La première solution trouvée par les fabricants de matériel (électroménager...) est de développer de plus en plus les services (Terraillon l'a fait notamment avec des conseils de nutritionniste facturé environ 150€ pour 3 mois de suivi). Le problème est que le client particulier n'est pas prêt à payer le service (conseils, accompagnement ...). 

Philips Hygiène buccale

 

La deuxième solution est de vendre des accessoires au produit avec des fortes marges et faibles coûts ce que fait Terraillon. La troisième est de devenir prescripteur de consommables (lessive pour un fabricant de machine à laver ) utilisés par ses produits voire devenir fabricant de consommables.

 

Actuellement, à de rares exceptions, les fabricants de produits électroniques ne vendent pas directement de consommables à l'exception notable de Philips qui vend une solution pour l'hygiène buccale pour rincer la bouche en plus de ses produits de soins buccaux (cf. article CES). Dans le sens inverse, P&G vend lui des consommables (dentifrices Fluocaril, Crest) et des produits électroniques après sa fusion avec Gillette (qui intègre Oral-B fabricant notamment une brosse à dents électrique et connectée). Unilever a suivi en 2013 le même chemin avec sa brosse à dents électrique Signal Sonic Pro Sensitive.

Dyson innove dans le sèche-cheveux

Dyson SuperSonic Sèche cheveux
Dyson a présenté son sèche-cheveux révolutionnaire.
Vous me direz pourquoi un sèche cheveux ? Dyson est d'abord un expert dans l'aspiration et le soufflage de l'air (aspirateurs, purificateurs d'air, humidificateurs...) mais est aussi un expert dans les moteurs miniaturisés (on lui prêterait des intentions dans la fabrication de moteurs électriques pour voiture...)
Il a combiné ses deux expertises dans un sèche-cheveux, ce qui permet au passage de rentrer dans un nouvel  univers.
Dyson SuperSonic Sèche cheveux
Cela pose une question ?
Est-ce que Dyson va développer une gamme complète dans la coiffure avec des brosses à cheveux ... ? A moins de trouver une autre manière de mettre à contribution l'effet Venturi, je ne pense pas.
La stratégie de Dyson est de résoudre des problèmes simples mais complexes à résoudre technologiquement. La miniaturisation et la vitesse des moteurs dans ce sèche-cheveux seraient paraît-il exceptionnelles, tout cela au service de deux objectifs : éviter de cramer les cheveux et de retirer la fonction haltérophilie au sèche-cheveux (ou plus simplement réduire son poids !)

Panasonic vers les services et rendre invisible la technologie

Panasonic Rasage Hommes
Panasonic Ecran transparent (Source :Journal du geek)
Panasonic Ecran transparent (Source :Journal du geek)

A l'IFA, on rase gratis ;) Eh oui, après Dyson qui proposait de vous coiffer avec son Dyson Supersonic, Panasonic proposait de vous tondre ... ou de vous raser gratis au choix ;)

 

Les dames pouvaient bénéficier de soins de peau en utilisant des appareils permettant de mieux faire pénétrer la crème (utilisant notamment des micro-courants comme le fait la startup Feeligreen) ou avec un sauna facial

 

L'intérêt pour des fabricants est de tester eux-mêmes leurs produits en condition réels avec de vrais utilisateurs.

 

Je ne pense pas que Panasonic crée une chaîne de salons de soins ou de rasage, aujourd'hui des marques s'associent avec des salons de coiffure ou de soins pour tester leurs produits de manière extensive, mais elles pourraient aller plus loin en ayant un ou deux vrais salons en propre pour tester leurs produits, pour mieux appréhender les problèmes rencontrés par les coiffeurs et utilisateurs, en combinant leurs produits avec des marques de soins, coiffure, pour mieux connaître leurs concurrents (en utilisant aussi leurs produits) ...

 

Autre innovation, ce sont les écrans transparents. Comme les hottes mobiles qui se cachent sous la table de cuisine, il y a une tendance qui grandit de cacher la technologie, de la rendre invisible pour n'apporter la fonction que lorsqu'on en a besoin.

Panasonic Ecran transparent (Source :Journal du geek)
Panasonic Ecran transparent (Source :Journal du geek)

Réalité virtuelle avec HTC Vive et XMG, sac à dos intégrant un portable

Un des problèmes des casques de réalité virtuelle est que pour avoir une synchronisation en temps réel entre nos déplacements et le retour visuel dans le casque, il est nécessaire d'avoir une très grande puissance de calcul. 

 

HTC Vive, qui est un des meilleurs casques dans ce domaine est néanmoins relié à une "béte de course" en terme d'ordinateur capable avec sa carte graphique de donner un rendu immersif et sans délai de latence perceptible.

 

Vu la taille du flux vidéo à transmettre, la bande passante du WiFi est insuffisante et donc nécessite d'avoir un cordon physique entre le casque et le PC ce qui gêne les mouvements. Le nouveau casque Sony PlayStation VR ne fait pas exception à ce problème. Le casque Oculus qui est sans fil n'a pas la même qualité d'image que le HTC Vive c'est pourquoi il est sans fil.

 

XMG a été malin et propose un ordinateur "portable" qui se porte comme un sac à dos ce qui gêne beaucoup moins dans les mouvements comme vous le verrez dans la vidéo (with myself ;).

 

Néanmoins, avec la miniaturisation et l'intégration d'une puisssance de calcul, on peut s'attendre à ce que d'ici un ou deux ans, tout soit intégré dans le casque. 


Bluetooth Smart (mesh, sécurisé...) chez Awox

Le Bluetooth Special Interest Group a sorti une nouvelle version de Bluetooth, qui est plus sécurisée, a une plus longue portée, permet d'avoir plusieurs appareils connectés entre eux (des Many to Many au lieu du One-to-One) et permet de réaliser du mesh (réseau maillé plutôt qu'en étoile ce qui permet à la connectivité Bluetooth de se propager d'un équipement Bluetooth à un autre ).
 
J'ai vu deux entreprises ayant présenté leur produit en particulier Awox qui non seulement l'a intégré mais est capable de rétrofitter une très grosse partie de son parc en ayant intégré dès le départ un firmware capable d'être mis à jour avec cette nouvelle version.

Automatismes et robotisation

Vestel a lui utilisé les robots industriels pour faire son show ... Il leur a écrit une chorégraphie d'écrans et les fait jouer sans relâche. Difficile à reproduire pour des êtres humains et sans doute bientôt trop cher ;) Lien Vidéo

De plus en plus d'appareils intègrent aussi des automatismes, la hotte (vidéo) qui se lève quand elle détecte que la table à induction est allumée.
Autre "robotisation", la porte de réfrigérateur s'ouvre si vous touchez la poignée (potentiellement pratique si vous ouvrez avec votre coude la porte les bras chargés ou surtout que la porte se ferme si elle est mal fermée). (Lien vidéo)
Entre nous, c'est un peu risqué car la mécanique est souvent très fragile et il y a des risques de nombreux SAV pour un gain aujourd'hui mineur.

 

Il y a aussi un autre type de robots qui apparaît aujourd'hui sous forme de prototype. C'est le majordome de la maison comme le mini-robot Sony (qui est surtout un écran surmonté d'une boule mécanisée !), il commande la machine à café ... ou Mykie de Bosch qui est relié à Home Connect mais l'intérêt reste limité aujourd'hui.

 

En revanche, l'idée de donner une forme de robot plutôt qu'une forme géométrique simple comme Amazon Echo ou Google Home devrait inciter à plus d'interactions avec l'homme.


Un rêve de toute personne surchargée est de se débarrasser de toutes les corvées du quotidien dont celle du linge.
Panasonic avec Seven Dreamers (;) et Datwa House sont en train de mettre au point, un robot capable de laver, trier et plier notre linge dans un seul meuble ... Ils avaient déjà présenté le concept au CES 2016.
 
La date de lancement de l'appareil capable de tout réaliser est prévue en 2019. Je doute un peu sur la capacité à vendre de manière massive ce type de produit aux particuliers en raison de la complexité du produit, du coût de fabrication, de l'espace nécessaire ... En revanche aux professionnels, cela aurait du sens pour les pressings, blanchisseries, hôpitaux comme ils l'ont revu d'ailleurs...
 
D'autre part, le défi technologique est passionnant comme le montrent les étapes simples pour un être humain mais nettement plus complexes pour un robot.

 


Les hommes à repasser !

En revanche, il ne faut pas non plus pousser le bouchon trop loin, utiliser une tablette pour commander son lave-vaisselle alors que les boutons sont accessibles facilement me semble inutile à 99,9% même pour des hommes !

 

Je ferai néanmoins une concession à ce sujet, c'est la possibilité de paramétrer ses achats de lessives avec un service type Amazon Dash Replenishment Service (cf article) ou d'avoir des données de diagnostic en cas de panne ou d'éléments en fin de vie.

D'ici là, il nous reste encore quelques années, alors remercions Laurastar, d'avoir trouvé une solution pour inciter plus d'hommes à repasser avec le premier fer à repasser connecté. Je vois bien la scène au pied du sapin de Noël, 'Mon Chéri, je t'ai offert un objet connecté pour Noël ! Génial, c'est quoi ... Regarde par toi-même ... "

 

Pour la suite, cela variera en fonction de chacun mais vu l'investissement, il a intérêt à s'y mettre et il n'a aucune excuse vu le tutorial dédié aux hommes ! 

 

Même si c'est un peu réducteur de penser que tous les hommes ne savent pas repasser ( ;-), ont besoin d'un tutoriel sur smartphone pour s'y mettre, et que je suis un peu sceptique sur le réel bénéfice de connecter son fer à repasser, si c'est un pas pour rééquilibrer les tâches ménagères entre hommes et femmes, ce sera toujours ça de gagné !

 

Bosch Lave-vaisselle connecté

Autres Innovations

Adidas Ballon Connecté

Adidas aussi présentait son ballon connecté (déjà présenté avant pour un coût de 200€) qui permet de mesurer le spin (rotation) speed (vitesse) curve (courbe) de la balle, visible directement sur son smartphone.

 

Le poids de la balle est quasi équivalent à un ballon normal (et équilibré en poids) mais il n'est pas autorisé aujourd'hui en compétition et aujourd'hui a surtout un usage dans le cadre d'entraînement pour améliorer ses tirs.

 

La batterie tient sur 2000 tirs et se recharge par la base à induction.  


Yamaha Piano connecté, Disklavier

Yamaha aussi présentait son piano connecté permettant ainsi de faire le lien entre plusieurs de ses métiers. Il enregistre la pression sur les touches, les marteaux, les pédales grâce à des capteurs optoélectroniques placés sur chacun. Par un servo-moteur (DSP Servo), il est capable de restituer la même pression sur tous ces éléments.

 

Cela signifie qu'il est possible de restituer exactement le même son (avec des touches et pédales mobiles comme sur les pianos mécaniques dans la maison hantée à Disneyland ;)

 

Ainsi récemment, Elton John avait réalisé un concert à Las Vegas avec ce piano qui a été restitué aux quatre coins du monde sur des pianos connectés.

 

Enfin, il est possible même de modifier sa partition après coup et de rejouer ce qui donne une liberté encore plus grande aux compositeurs et aux pianistes et simplifie les répétitions si le pianiste n'est pas là dans un orchestre ;)


Logitech se lance dans la voiture connectée avec ZeroTouch

Logitech fait une première incursion dans le monde de l'automobile afin de proposer une expérience avec le smartphone beaucoup plus fluide que celle existante aujourd'hui.

 

Le clin d'oeil à la 4L montre que leur technologie s"adapte aux plus vieux véhicules ;)

 

Selon Logitech, la perte d'attention pour utiliser son smartphone (quand on reçoit une notification ou un message, on change de musique ..) est de 5 sec contre 0,3 sec en utilisant leur solution. D'autant qu'aux Etats-Unis, ce serait devenu la première cause de décès pour les accidents en voiture. Leur solution est aussi adaptée en fonction du pays ( GB, Etats-Unis, Allemagne pour l'instant).

 

Le principe est le suivant : Logitech vend un clipse aimanté intégrant du NFC (et donc pas compatible iOS) qui une fois approché lance une application Logitech. Celle-ci intègre la reconnaissance vocale de Nuance et pilote naturellement le smartphone quand il lui est demandé de lire un SMS, de trouver un restaurant ... 

 

L'exemple typique est la recherche d'un restaurant qui aujourd'hui dans Google Now nécessite de toucher l'écran plusieurs fois pour qu'il affiche la navigation jusqu'à lui. Logitech au contraire propose une expérience sans toucher le smartphone et par commande vocale lance directement Google Maps.

 

S'il est vrai que c'est malin d'utiliser un clipse dans la voiture pour lancer le mode "Voiture" de Logitech, ou faciliter l'expérience client, il me semble que c'est un business à court terme car je pense que via Android Auto ou Carplay, l'intégration de la reconnaissance vocale et la simplification du parcours utilisateur devrait nettement s'améliorer d'ici un ou deux ans et la valeur de Logitech sera plus faible.


Sony et son rétroprojecteur tactile

Sony avait présenté ce rétroprojecteur tactile au CES mais c'est intéressant de le voir commercialiser avec la possibilité de l'utiliser sur une table ou un mur avec de nouveaux usages.

 

Ce sera intéressant de voir comment les usages se développent autour de cela (éducation, jeu..)  


Quelques curiosités ...

Liebherr intègre une option Shabbat ...

Liebherr intègre un mode Shabbat dans ses réfrigérateurs qui éteint l'écran et coupe l'alarme et les notifications (en cas de panne du ventilateur intérieur mais elle est transmise après le Shabbat). 
Pour rappel, le Shabbat (ou Chabbat), jour qui commence avant la tombée de la nuit vendredi  soir, est considéré par les juifs comme un jour hors du temps et des contingences matérielles, un jour durant lequel toutes les activités extérieures doivent être réduites pour se concentrer sur sa famille et son foyer. Cela implique un certain nombre de restrictions dont l'interdiction de travailler et par extension 39 activités du monde moderne sont prohibées comme produire du feu qui a été étendu à l'interdiction d'activer ou désactiver des appareils électriques.  (Source Wikipedia)
Dans le principe, personnaliser et simplifier la vie des gens est une bonne idée néanmoins le fait de personnaliser en fonction de la religion présente des dérives potentielles qui me paraissent dangereuses comme le fichage, le risque associé de fuite de données personnelles ...

D'autre part, associer des fonctionnalités à une religion me semble aussi très gênant. Pour donner un exemple, il y a des fois où je pourrais avoir envie que l'écran soit éteint et de ne pas avoir de notification, pour faire cela, par facilité, je vais appuyer sur le mode Sabbat. Le fabricant de réfrigérateur va croire que je suis juif et va me proposer des produits kacher. Ne l'étant pas, je ne vais pas commander de produits kacher et donc le fabricant va en déduire que je suis un juif qui ne respecte pas sa religion ... 
Même si la volonté de personnalisation est bonne, il y a une limite à ne pas dépasser selon moi qui diffère selon sa culture et de son pays. Aux Etats-Unis, avoir des données sur la religion ou la couleur de peau de ses clients est assez répandu. 
Il est plus adéquat de proposer un mode "Désactivé" avec la possibilité de cocher des jours de la semaine qu'un mode Shabbat, selon moi. Il est vrai qu'on pourrait facilement déduire la religion si le réfrigérateur est désactivé tous les vendredis soir mais au moins on ne demande à l'utilisateur d'indiquer sa religion quitte à ce qu'elle ne corresponde pas à la sienne.
Il est même nettement préférable de s'assurer que cette information n'est pas remontée sur une plateforme Internet pour préserver la confidentialité des données personnelles. 

Toyota et ses machines à coudre

On l'a peut-être oublié mais Toyota est un conglomérat qui a des activités qui vont bien au-delà de la voiture (aérospatiale, université, biotechnologie, robotique) au pays du Soleil Levant et notamment des machines à coudre. Cela peut paraître étonnant sous la marque Toyota et pourtant ...

 

Pour la petite histoire, l'entreprise Toyota  a tout d'abord été une usine de textile basée dans la ville de Koromo spécialisée dans la soie.  La baisse de la demande de soie brute au Japon et à l'étranger, entraina la ville dans un déclin progressif et encouragea Kiichiro Toyoda et son cousin Eiji Toyoda à chercher des alternatives industrielles à l'entreprise familiale de métiers à tisser automatiques. C'est ce qui mena à la fondation de ce qui devint plus tard Toyota Motor Corporation. (Source Wikipédia).

Potager intérieur

Pourquoi ne pas verdir les appartements en facilitant la culture des herbes ?

 

J'ai vu à l'IFA quelques appareils pour cultiver son propre potager dans son appartement. Par facilité, les fabricants ici Grundig commencent par les herbes aromatiques (car cela nécessite peu de profondeur pour les racines).

 

Vu la place que celui-ci prend et son coût, je vois mal une personne mettre cela dans son appartement, juste pour cultiver des herbes. Ca me paraît franchement singulier, cela facilite surtout la culture de l'h ... plutôt que des herbes ;)  

C'est ainsi s'achève ce tour de piste de l'IFA. Je remercie aussi le Hardware Club pour la très belle soirée #Rooftop avec une vue superbe sur Berlin !

 

Dimitri Carbonnelle - Fondateur de Livosphere - Agence Conseil en Open Innovation et Internet des Objets 

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CES Unveiled Paris avant CES Las Vegas 2017 - Startups FrenchTech, Objets connectés, IA, Reconnaissance vocale  ...

CES Unveiled Paris
CES Unveiled Paris -  5 tendances reconnaissance vocale , AI...

Le CES Unveiled est une manifestation qui est un préambule au CES Las Vegas et a lieu aussi à Prague et à New York.

 

Il a commencé par une présentation de Gary Shapiro puis Shawn DuBravac qui présente les tendances du CES qui sont au nombre de cinq :

  • la reconnaissance vocale, nouvelle interface Homme-Machine
  • la connexion et l'agrégation, traitement des données venant des objets se traduit physiquement (et plus seulement sur des écrans) 
  • la transformation du transport
  • l'intelligence artificielle s'intègre dans nos vies et entreprises 
  • la digitalisation de l'expérience client
CES Unveiled Paris -  Gary Shapiro

CES Unveiled Paris -  Palais Brogniart

Reconnaissance Vocale

CES Unveiled Paris -  reconnaissance vocale

D'ailleurs son utilisation s'étend à celui du Hub numérique de la maison avec Amazon Echo et Google Home ainsi que pour les robots qui vont se développer fortement.

La reconnaissance vocale a réalisé d'énormes progrès et sera la nouvelle interface homme machine remplaçant de nombreux écrans devenant superflus (au moins pour la saisie), notamment sur les Wearables.

CES Unveiled Paris -  Next computer interface

La connexion des objets et le traitement massif de leurs données 

Aujourd'hui, nous avons mis en place les connexions (accès Internet fixe et mobile, WiFi, Bluetooth...) et l'infrastructure (web, plateforme digitale) permettant d"avoir un large déploiement des objets connectés à l'image du déploiement de la machine à laver qui a nécessité une démocratisation et standardisation du réseau électrique et de la plomberie (et de la formation des plombiers).

 

CES Unveiled Paris -  Wearables

L'objet (hardware) et son logiciel, ses applications, sa plateforme (software) fusionnent et deviennent indissociables : "Software is eating Hardware, Hardware is eating Software".

 

Les objets en particulier les wearables fusionnent un nombre croissant de données sur nous et de l'extérieur  permettant une agrégation et un traitement massif de données qui ont un impact direct et concret sur notre environnement et vie au quotidien.

 

Au fur et à mesure, les objets deviennent autonomes et peuvent agir à notre place, ce qui a un impact énorme sur l'e-Commerce  Aujourd'hui 8% des ventes totales aux Etats-Unis, 7% en France sont réalisées en ligne, elles peuvent d'après plusieurs études monter à 15% sans nouveau canal de vente.

 

 

CES Unveiled Paris -  Smart Life
CES Unveiled Paris -  Big Data IA

En revanche, en intégrant les objets connectés comme canal de vente cela pourrait monter à 30 à 40%.

 

L'exemple typique est la machine à laver intégrant un bouton Achat qui commande votre lessive voire même qui le commande automatiquement en fonction de la réserve restante (pour info, au CES on voyait des machines avec des réservoirs des capacités de 5 à 10 litres) (cf. article détaillé sur Amazon Dash Button) .

 

 


La Transformation des transports

Le CES devient le salon de la nouvelle voiture car elle réunit tous les acteurs de la chaîne de valeur : SIlicon, Middleware, hardware, fournisseurs de services, OEMs ... avec les technologies d'assistance à la conduite et les voitures autonomes


L'intelligence artificielle s'intègre dans nos vies et entreprises

L'intelligence artificielle devient "pervasive", ubiquitaire dans tous les objets. On verra des assistants intégrés dans un grand nombre d'appareils au CES avec qui nous chatterons (grâce aux chatbots qui s'intégreront directement dans les produits).

 

Pour avoir une vision de ce que pourrait être notre vie avec des agents intelligents, j'ai écrit un article prospectiviste il y a quelques années ... à ce sujet : Jamais sans mon iLad - intelligent Life Advisor ! 

 

Il y a quelques impacts sociaux majeurs comme le risque de normalisation de notre société et de réduction de créativité car nous serions assistés et on se rendrait compte que les décisions de nos agents intelligents seraient meilleures que les nôtres.  J'ai écrit aussi un article sur les risques et les solutions pour intégrer l'IA dans nos objets connectés via des chatbots (ex: imaginer les dérives du chatbot Tay de Microsoft sur la poupée Barbie récemment hackée ...).

 

La digitalisation de l'expérience client via la réalité augmentée, virtuelle

L'expérience client va devenir de plus en plus immersive en intégrant la réalité mixte qui combine réalité  augmentée (ce sont des images qui se superposent sur des images réelles filmées par caméras ou en vision directe comme pour les lunettes HoloLens de Microsoft.) et réalité virtuelle (environnement virtuel recréé complètement avec des casques comme HTC Vive, Oculus ou en utilisant votre smartphone et un casque type Homido...).

 

La réalité virtuelle et la réalité augmentée vont profondément transformer l'expérience client dans des domaines comme la vente de voyages, l'hôtellerie, la vente et location immobilière, l'achat de mobilier et décoration, mais aussi pour des marques de luxe ou ayant des identités fortes qui veulent immerger leurs clients dans l'univers de leur marque.

Quelque éléments sur le CES 2017 et la présence française

Last but not least ... en plus de grands stands attendus pour Docapost et Engie notamment déjà là l'année dernière ainsi que d'autres comme Legrand, les grands groupes français sont mis en avant lors d'une Keynote pour Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan et ...Mitsubishi et d'une "supersession" avec Stéphane Richard, PDG d'Orange

Je vous laisse lire les quelques éléments chiffrés dans la présentation. Quelques éléments remarquables sur le CES 2016 :

  • 30% des visiteurs sont étrangers dont 1% de français (5ème pays non US après Chine 2,7%, Corée du Sud, Canada et Japon !)
  • 5,4% des entreprises exposantes sont françaises (2 000) après USA et Chine (27%), 
  • 28 % des startups à Eureka Park sont françaises ( 142) après Etats-Unis ! 

Cela montre un dynamisme énorme des startups (qui se poursuit avec 202 inscrites pour Eurêka Park pour le CES 2017 )  mais aussi montre que les entreprises françaises hors startups dépassent en exposants largement les autres pays européens (France : 5,4% et Allemagne: 1% et UK,:1%). Nous sommes le 3ème pays après les Etats-Unis et la Chine !

 

Quelques photos des entreprises et startups innovantes françaises et nominées aux CES Innovation Awards : Hydrao et 3DRudder étaient déjà présentes au CES 2016, mais CT Band est un nouveau venu avec son bracelet connecté.


Session Questions & Réponses : Rendre invisible la technologie

Lors de la session de Questions / Réponses, j'ai posé la question suivante,
  • nous assistons à une fusion des différentes technologies (IoT, IA, impression 3D, Réalité augmentée...) au sein d'un même objet (ex : un objet modulaire avec des éléments imprimés en 3D connecté et utilisant l'IA pour personnaliser ses services...) 
  • or, au CES, on mett en exergue l'ensemble de ces technologies,
  • est-ce qu'ils voyaient émerger une tendance inverse pour rendre les technologies au contraire invisibles et que le consommateur ne voit plus les technologies dans n'importe quel objet "intelligent", connecté mais qu'il voit l'usage et les services apportés.

 

Gary Shapiro a répondu qu'effectivement, les utilisateurs se souciaient peu de la technologie et que les objets ont vocation à mettre en avant leurs vrais services et usagse pour le client. Les technologies n'étant qu'au service de ces services !
 
De manière plus générale, une tendance qui devrait s'affirmer en 2017 est la disparition apparente de la technologie au profit d'une interface naturelle (voix, geste...) qui ne nécessite plus d'écran spécifique d'un smartphone. L'objet connecté coupe son cordon ombilical avec le smartphone ...

Les startups de la FrenchTech au CES Unveiled

CES Unveiled Paris -  Lunii boîte à histoire pour enfants

Sur Eurêka Park, les startups peuvent venir deux années de suite, ici, je n'aborderai pas donc les startups déjà vues au CES 2016 comme 10-Vins, 3DRudder, InMotion, Bell & Wyson, Ubiant, Bixi, Digitsole, Seven Hugs... que vous pouvez retrouver dans l'article sur le CES 2016, mais je fais un retour sur les nouvelles startups et produits.

 

Tout d'abord, après le buzz des objets connectés, je vais vous parler de la vague des objets non connectés !

 

Eh oui, c'est comme les produits alimentaires sans OGM, sans gluten, sans huile de palme ... ce sont des produits sans ondes. 

 

Pour être honnête, je trouve cela très sain (je me tire une balle dans le pied car je suis en expert en objets connectés mais l'honnêteté paie ... un jour !).

 

On avait tendance à tout connecter : boîte à oeufs, biberon, fourchette, glacière et barrette de cheveux ... et on avait oublié une personne  le client et ses besoins.

 

D'une part, il est inutile de connecter des produits si la valeur apportée pour le client est faible par rapport à un produit non connecté (ou connecté via USB), d'autre part, la connectivité peut même être un frein à l'achat (peur parfois irraisonné pour des fréquences sub-giga hertz par exemple).

 

C'est l'exemple de Lunii (60€ qui d'après ce que je sais fait un carton) qui propose une boîte à histoires pour enfants et permet aux enfants de "créer" leur histoire ou pour être précis de choisir leur histoire sur base de 4 critères : le personnage, garçon ou fille, le lieu (4 possibles, océan, château...), 3 objets secondaires et deux objets ( soit au total 48 histoires =2*4*3*2 ;) )

 

Ils utilisent même la non-connectivité comme argument de vente "Sans ondes" en grand sur leur packaging ! Ils répondent ainsi à la crainte potentielle d'impact des ondes sur les enfants. Même mieux, ils ont créé un business modèle récurrent pour un produit non connecté (connecté par prise USB en fait...) avec la possibilité de racheter un pack de 18 histoires pour 9 € .. C'est très fort !

 

L'intérêt de créer un produit non connecté est multiple : vous ne risquez pas de vous faire hacker vos produits, les batteries durent plus longtemps, la conception est beaucoup plus simple, le coût de fabrication est bien plus faible, vous n'avez pas de coûts récurrents pour stocker vos données et mettre à jour votre appli, le SAV est nien moins sollicité et enfin les marges sont nettement plus élevées.

 

Le marché des objets non connectés est en pleine explosion !!!!  

CES Unveiled Paris -  Holî

Holî a lui aussi créé son premier objet non connecté !

 

C'est un galet (très agréable au toucher ! ) qui projette plusieurs lumières au plafond qui vous donne le rythme d'inspiration, expiration ... et vous fait tomber dans les bras de Morphée ou de la personne à vos côtés ;)

 

Il fait penser à Dodow qui a été pionnier en France dans ce domaine mais Holî l'intègre dans une gamme complète  de l'endormissement au réveil (avec son réveil Bonjour). 

Au départ, Holî s'était spécialisé autour des objets connectés dans la lumière, son pivot vers le monde du sommeil a beaucoup de sens avec une cohérence dans ses produits et le design de ses produits. 

 

Cela manque, selon moi, à une entreprise comme Withings qui a beaucoup étendu sa gamme de produits (balance, montre, caméra, traqueur, baby-phone, thermomètre ...) mais a perdu en cohérence et en sens pour le consommateur (périmètre très large autour du bien-être et de la santé) 

 


Rool'in, roue motrice connectée

Rool'in a présenté sa roue motrice (environ 600€) pour vélo pour transformer un velo en VAE (vélo à assistance électrique) et qui au CES sera aussi équipé de cellules photovoltaïques pour alimenter la batterie (1 journée à l'extérieur pour 10 km d'assistance).

 

Petit détail amusant, il y a une réglementation particulière pour le VAE pour le distinguer d'un cyclomoteur.  La mise en route du moteur est conditionnée uniquement par le pédalage et doit se couper dès que l'on arrête de pédaler. Il faut donc obligatoirement un capteur de pédalage (d'autre part, l'assistance doit se couper à 25 km/h, la puissance nominale du moteur doit être de 250 watts maximum)


 

Un capteur qui sert uniquement à contrôler me semble être un surcoût inutile car cela n'apporte rien à l'utilisateur sauf s'assurer qu'il respecte la réglementation VAE. La loi étant la loi, imposant cela aussi pour de très bonnes raisons (nécessité d'une plaque d'immatriculation, port d'un casque obligatoire, assurance obligatoire, brevet de sécurité routière.).

 

Une autre approche intéressante serait que Rool'in se rapproche d'entreprises comme Connected Cycle qui font des pédales connectées (avec anti-vol, géolocalisation que ne fait pas encore Rool'in) pour  que ce capteur s'intègre dans un élément ayant de la valeur pour l'utilisateur.

 

My Jomo, badge connecté

CES Unveiled Paris -  My Jomo Badge connecté

Autre innovation intéressante, My Jomo qui présente un badge connecté. La cible est principalement événementielle où un badge en plastique coûterait en coût unitaire tout compris 10€ (avec le logiciel, gestion des badges en plus de la fabrication et des appareils pour les réaliser sur place, cela me semble un peu cher néanmoins). Ils louent leur badge connecté pour 19,99€ par jour pour deux jours mais descendent à 2€ sur de plus longues périodes. Il se porte avec un aimant derrière le vêtement.

 

Comme la cible est l'événementiel, cela ne me choque pas (pour les hôtes et hôtesses en particulier) et cela permet de réduire la fabrication inutile de badges, néanmoins vu le prix, ce n'est pas destiné aux visiteurs de salons car le prix unitaire du badge plastique ou papier devrait être nettement inférieur à 10€ ! L'intérêt est d'animer le badge (100 images stockées) et de faire tourner des GIF.

 

Potentiellement, ils pourraient le vendre (300€ a priori) ce qui me semble exorbitant sauf si c'est à des intermédiaires qui le louent.

Seven Hugs, CT Band, MyOeno, Leka

Autre startup : Leka qui réalise un robot pour les enfants autistes était déjà présente au CES 2016.

CES Unveiled Paris -  Leka Roboto pour les enfants autistes

Seven Hugs présentait ses produits et est commandable avec Amazon Echo. 

 

CT Band a lui montré son bracelet connecté qui permet de garder son cadran de montre (si ce n'est pas une Swatch ou une montre qui empêche le remplacement de bracelets ou qui a des bracelets spécifiques).

 

L'accroche au bout du bracelet permet d'alimenter la batterie avec la deuxième partie (en revanche il faut un adaptateur pour alimenter le bracelet). 

MyOeno aussi présentait son capteur de caractéristiques du vin (puissance, vivacité et tanins). La prise de mesure s'effectue sans prélèvement et sans interaction chimique pour ne pas altérer le vin..

 

La solution vise les particuliers mais me paraît plutôt destinée aux sommeliers car s'il est possible d'avoir une mesure précise de certains éléments de goût, les informations sur le vin peuvent être obtenues directement à partir de l'étiquette de vin et de sites Internet d'oenologie sans avoir à acheter MyOeno.


Sowee présentait une très belle télécommande avec des icônes, néanmoins elle est connectée en X3D (protocole propriétaire de Delta Dore). Le protocole propriétaire à moins de s'appeler Google ou Apple, ce n'est plus trop la mode ... [Modification] Je suis un féru partisan de l'interopérabilité, néanmoins comme le faisait justement remarquer Loïc, les résultats de Delta Dore (près de 50 000 boxes vendus en 2016, et anticipe une forte progression en 2017) montre que l'interopérabilité n'est pas la première préoccupation des clients, et que les deux voies peuvent coexister. D'autre part, Delta Dore a développé des partenariats qui vont dans le sens de plus d'interopérabilité entre partenaires déjà.

 

Wair, projet que j'avais découvert à Futur en Seine, est devenu réalité car il permet de mesurer la pollution atmosphérique et la filtre via son foulard. Je vois surtout son potentiel en Chine ...

 

Enfin Ondilo présentait son capteur Ico pour piscine et alerte si l'analyse de l'eau est mauvaise et donne des conseils sur son traitement.


Grands groupes et Parrot et Bewell / Visiomed

Un certain nombre de grands groupes étaient aussi présents tels qu'Air Liquide avec son iLab qui présentait une solution combinant reconnaissance d'image et  réalité augmentée pour faire des relevés de compteur de gaz.

 

Engie était aussi là avec sa  OpenInnov ainsi que Legrand qui présentait des produits sous Eliot (protocole Legrand). Enfin Confluens, qui est une couche permettant à des protocoles propriétaires de communiquer entre eux et qui réunit notamment CDVI, Delta Dore, Hager, Legrand, Schneider Electric et Somfy. C'est une STAC qui s'intègre soit dans une gateway voire potentiellement un capteur (s'il  asufft de mémoire et de processeur). 

 

Enfin Parrot et Bewell (Visiomed) étaient aussi présents mais ni Withings ou Netatmo.


C'en est fini poir les CES Unveiled Paris qui augure de bonnes surprise pour les CES 2017. Comme dit Gary Shapiro, Expect the unexpected.

 

Dimitri Carbonnelle - Livosphere - Agence Conseil en Open innovation (objets connectés, IA, startups...)

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Sécuriser l'IoT après l'attaque DDos par des objets connectés sur Twitter, Netflix, Amazon via le service DNS Dyn

Vendredi 21 octobre, une attaque massive d'objets connectés (caméras ou netcam) a paralysé les sites de Twitter, Netflix, Amazon, New York Times, CNN.

 

La technique utilisée est le DDOS (distributed denial of service attack ), une attaque de déni de service distribuée sur le serveur Dyn ( gestionnaire de zone DNS) qui redirige le trafic entre une requête d'un internaute et le serveur de du site web recherché. Ne faisant pas la distinction entre une requéte d'un être humain et d'un botnet, l'internaute est incapable d'accéder au site car il est noyé parmi des milliards de requêtes et qu'il y a un goulot d'étranglement énorme pour accéder au site recherché.

 

Dans l'interview qui suit, j'expose dans le cadre d'un interview avec Digital Security quels sont les éléments et une démarche pour sécuriser un objet connecté. Cela réduit les risques d'être utilisé comme "bot" par un hacker pour envoyer des requêtes utilisées pour un DDOS.

Ici, l'attaque utilise des objets connectés pour être précis des caméras connectées. La raison est triple :

  • la première est que de manière générale, les objets connectés sont très peu sécurisés à la différence des smartphones, ordinateurs, tablettes, notamment pour des raisons de coût nécessaire pour sécuriser et de la jeunesse des objets connectés.
  • la deuxième est que parmi les objets connectés les caméras sont les objets connectés parmi les plus vendus
  • la troisième est que ce sont des objets fixes avec une connexion continue et en haut débit (pour faire asser la vidéo !) à la différence des wearables.

Cela signifie qu'il y a peu de chances aujourd'hui qu'une balance connectée en Bluetooth ou que votre Flower Power, capteur pour plantes de Parrot participe à une attaque DDOS.

 

Voici donc mes réponses à quelques questions sur la sécurité de l'Internet des Objets :

  • l’état actuel de la sécurité des objets connectés
  • les 5 principales vulnérabilités IoT
  • comment les hackers pourraient-ils exploiter les failles de sécurité de l’Internet des objets
  • les recommandations pour améliorer la sécurité des objets connectés

Quel est l’état actuel de la sécurité des objets connectés ? Pourquoi ? 

Nous sommes aujourd'hui encore au tout début du développement de l'Internet des Objets d'abord il y a eu une phase de création d'objets connectés dans le domaine du grand public sans qu'il y ait toujours une utilité,  puis une étape où les fabricants d'objets connectés ont dû proposer des objets connectés utiles à  après les gadgets connectés du début et doivent construire un modèle économique pérenne.

 

La sécurité même si elle est cruciale est un sujet peu abordée pour des raisons de complexité et de coûts additionnels qui auraient été un frein à la rapide émergence des objets connectés dans le grand public.  Nous rentrons aujourd'hui dans une phase où il est crucial de sécuriser tous les flux de données.  Le client n’acceptera plus d’acheter des objets connectés avec une sécurité insuffisante. 

 

Le niveau de criticitë du service apporté par l’objet connecté et la sensibilité des données collectées par celui-ci ont un impact direct sur le niveau de sécurité exigée.

 

Néanmoins, on le voit avec des services comme Shodan qui montre et donne accès à tous les objets connectés non sécurisés que nous sommes encore loin du compte ...

Quelles sont pour vous les 5 principales vulnérabilités IoT ?

1. La première vulnérabilité est liée à l'objet lui-même. En désossant un objet connecté,l’analyse d’une carte sd,des mémoires,des processeurs sont autant de moyens d’une part de collecter des données sur l’objet même mais aussi sur tous les autres.En révélant une faille majeure sur la totalité des objets de même conception,il peut obliger un fabricant à rappeler ses produits s’il ne peut mettre à jour ses produits à distance. 

 

En réduisant la sécurité de l’objet on facilite aussi son rétro engineering et sa copie par des concurrents. 

 

2. La deuxième vulnérabilité est la transmission des données.C’est l’une des plus critiques, car il permet d’accéder à distance à un grand nombre d’objets connectés sans que leur utilisateur le sache.

 

3. La troisième est similaire à tous les sites Web, c’est la plateforme Internet où toutes les données sont remontées à la différence que les conséquences d’un déni de service ou d’une collecte de données en particulier sur la santé peuvent être désastreuses.Imaginez une pompe à insuline, dont la plate-forme enverrait l’ordre d’un surdosage d’insuline…

 

4. La quatrième vulnérabilité est l’application sur smartphone qui sert souvent d’écran de paramétrage et de contrôle de l’objet connecté.

 

5. La cinquième, souvent oubliée est l’utilisateur,qui peut oublier de changer le mot de passe initial,négliger de mettre à l’abri ses objets connectés des convoitises…

Selon vous, comment les hackers pourraient-ils exploiter les failles de sécurité de l’Internet des objets ?

Quels sont les scénarios à redouter ?

Aujourd’hui,dans la plupart des cas, c’est encore le Far West comme le montre le site web Shodan qui répertorie ainsi un nombre gigantesque d’objets connectés non sécurisés auxquels on peut se connecter directement par le Web et collecter les données à l’insu de l’utilisateur.

 

Les hackers peuvent donc facilement utiliser toutes les vulnérabilités précisées avant.

 

La manière la plus simple est similaire au spam, en attaquant une très grande quantité d’objets connectés. Un certain nombre seront non sécurisés,et permettent non seulement de collecter des données ou de modifier leur comportement mais aussi de diffuser des ransomware qui auraient un impact bien plus critiques que le cryptage de données.La mise hors service d’un véhicule connecté,la désactivation d’un système d’alarme combinée à un cambriolage voire le risque létale sur des objets comme des pacemakers,des dialyseurs… peuvent exercer une pression énorme auprès de victimes,s’ils ne paient pas immédiatement en Bitcoin une rançon élevée.

 

Une approche aussi particulièrement novatrice est l’utilisation de drones programmés pour quadriller un quartier résidentiel avec un sniffer en wifi et Bluetooth, qui permet de détecter rapidement les maisons ayant des serrures connectées mal sécurisées et d’y associer des personnes mal intentionnées.

Quelles recommandations formuleriez-vous pour améliorer la sécurité des objets connectés?

Tout d'abord il y a des recommandations simples telles que ne capturer que les informations dont on a besoin,  les traiter localement plutôt que de les transmettre sur Internet, transmettre des infos que sur des périodes très courtes,  plutôt que de laisser ouvert le bluetooth le wifi par exemple,  ne pas stocker de données critiques complètes localement et notamment des informations nominatives comme l’adresse,  l’ identité,  les numéros de carte de crédit…

 

L’information peut notamment être décomposée en deux une locale et une à distance tant que cela ne bloque pas l’usage local.

 

L’objet connecté doit non seulement être capable d’agir localement sans connexion internet mais aussi capable de rejeter des ordres incohérents (ex doubler la dose d’insuline) .

 

Le privacy by design comme l’illustre la  caméra de surveillance Myfox dont le clapet se ferme automatiquement quand on rentre dans la maison et s'ouvre quand on sort afin de ne capter que les informations en cas d’intrusion. 

Pour aller plus loin,  un audit de la sécurité de la chaîne complète du flux de données pour identifier l’ensemble des vulnérabilités est essentiel pour bien comprendre les risques et les solutions à mettre en place.

Ensuite,  c’est un choix stratégique à réaliser entre le coût de sécuriser, le risque d’être hacké sur cette vulnérabilité et l’impact si cela arrive pour l’utilisateur final et l’entreprise. Le FMEA (Failure mode and effects analysis) est un bon outil pour analyser ces risques. 

 

Dans certains cas,  il peut être même préférable de supprimer certaines fonctionnalités en raison des risques potentiels ou des coûts

 

Dernier point,  il est aussi essentiel d’éduquer ses clients,  qu’ils comprennent les limites de la sécurisation afin d’éviter qu’ils se reposent entièrement sur l’objet connecté même si à court terme.  Cela peut paraître peu vendeur, mais la confiance à long terme est à ce prix.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour la sécurité IoT ?

La sécurité dans l’IoT devient une question centrale, car elle a un impact qui va au-delà de l’objet et de l’utilisateur, c’est l’ effet tâche d’huile.

 

Pour donner un exemple,  une entreprise qui mettrait sur le marché un objet connecté insuffisamment sécurisé  pourrait perdre sa crédibilité sur la qualité de tous ses produits connectés ou pas et pourrait fortement ternir l’image de l’entreprise, comme l'illustre l'exemple de Hello Barbie qui a été hacké permettant aux hackeurs d'entendre les conversations des filles jouant avec leur poupée ou toute conversation aux alentours.

 

En particulier,  une entreprise établie doit être particulièrement attentive à diagnostiquer la sécurité de bout en bout si elle rachète une startup fabricant des objets connectés.

 

D’autre part,  nous assisterons comme pour Internet,  à la fois à une standardisation de la sécurité pour l’IoT et donc une réduction des coûts mais aussi à un perfectionnement des attaques.

 

C’est une course inévitable à laquelle il est nécessaire de participer en sécurisant de mieux en mieux ses produits. 

Néanmoins il faut garder à l’esprit qu’il ne faut pas que la sécurité tue le produit en terme de coûts ou d’expérience utilisateur.

 

Des solutions et principes simples,  un design bien conçu en amont intégrant la sécurité permettent de réduire nettement la facture s’ils sont bien challengés par un audit de sécurité. 

 

Dimitri Carbonnelle, Fondateur de Livosphere - Expert en IoT et technologies innovantes

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Innovation Politique - Analyse du meeting d'Emmanuel Macron - En Marche - Empower rather than take power !

En résumé - Donner du pouvoir aux acteurs locaux plutôt que les contraindre - Partir des problèmes vers les solutions et non l'inverse

Hier, j'ai assisté au meeting En Marche au Mans d'Emmanuel Macron et je souhaitais partager avec vous une analyse personnelle sur mon premier meeting politique (il était temps ;)

C'est la première fois que j'écris ici un article en dehors des startups, objets connectés, stratégie d'innovations, mais au-delà du témoignage, je souhaitais ici aborder un autre point l'innovation politique qui peut devenir un formidable levier pour toutes les autres innovations et faire évoluer notre monde face aux très nombreux bouleversements qui font face à nous dans les prochaines années.

 

En quelques mots, il propose de changer de paradigme, l'Etat "empower", donne du pouvoir aux individus d'agir à sa place, il devient facilitateur, et "cadreur", plutôt que l'empêcheur de tourner en rond avec des normes, lois, prés carrés, dogmatismes qui nous empêchent de changer quoi que ce soit.  Il a pour rôle de donner le pouvoir à chacun de résoudre de manière adaptée ses problèmes en fixant un cadre stable et sûr, et non comme aujourd'hui  pour rôle de vouloir régler vos problèmes à votre place sans les connaître en appliquant des solutions standards et éculées et qui, au final, coûte énormément et gaspille temps, argent et ressources aujourd'hui tous trois très limités.

Quand on lit les premiers retours de la presse de ce matin, on voit des titres comme "Emmanuel Macron entretient le flou sur le contenu de ses propositions" (Le Monde 12/10), "Cela ne fait pas encore un programme" (Le Figaro 12/10).

 

Je ne vais pas rentrer sur ces débats mais un travers que l'on a est souvent de juger des solutions sans connaître le problème. Proposer de créer une usine à gaz pour tuer une mouche est une habitude politique française qui faisait illusion, il y a quelque temps mais qui ne fait plus du tout recette aujourd'hui et même pire qui effraie car cela implique des coûts, des gaspillages, des impôts additionnels pour des résultats souvent nuls voire catastrophiques.  

Démarche Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer et Contôler

Ce meeting montre la voie à une autre manière de faire de la politique et est même une innovation politique (pourtant tellement évidente dans le monde de l'entreprise et appliquée depuis belle lurette ... comme quoi les voies de la politique peuvent rester longtemps impénétrables).

Elle se décompose en quatre principes de bon sens, (qu'on retrouve dans des méthodologies comme Six Sigma - DMAIC - Define Measure Analyze Improve and Control , j'étais Master Black Belt chez General Electric ;)  ou PDCA (Plan Do Check Act - roue de Deming)

  1. Définir le problème : C'est l'objectif de La Grande Marche avec le feedback du terrain, la VOC (Voice of Citizen ici plutôt que Voice of Customer)  :
  • Démarche : Je vais sur le terrain pour comprendre et définir le vrai problème.
  • Ce qu'a fait En Marche :  De nombreux adhérents sont allés sur le terrain pour faire un diagnostic réel de notre société (et non d'après ce que l'on croit que les gens pensent) grâce aux nombreux questionnaires (peu importe le nombre exact car au-delà de 1000 retours sur des populations variées, cela devient statistiquement représentatif de la France )

 

2. Mesurer et analyser le problème - C'est l'objet de trois meetings mais en particulier du Mans : le Diagnostic  

  • a) Démarche J'identifie et priorise les principaux problèmes en me mesurant et me "benchmarkant. 
  • Ce qu'a fait En Marche : ici, les principaux problèmes identifiés sont : l'Insécurité (avec la peur de perdre ce que l'on a ou de ce que l'on est) , l'Inutilité (le sentiment d'être inutile) et l'Empêchement (le sentiment que quelque soit ses efforts, on ne peut avancer, changer les choses)
  • Les exemples concretsprésentés sont l'insécurité en raison des attentats, dans les transports pour tous mais en particulier pour les femmes, l'inutilité quand on n'a pas de travail ou on ne peut en changer, impossibilité pour les personnes peu diplômées de monter l'ascenseur social (ex: en Allemagne, plus de 60% des dirigeants d'entreprise sont issus de la promotion interne contre un peu plus de 20% en France car les dirigeants issus des mêmes écoles passent d'une société du CAC 40 à une autre.)

 

  • b) Démarche:  J'identifie les causes de ces problèmes.
  • Ce qu'a fait En Marche : Un certain nombre de causes ont été identifiées sous tendues par un constat, on applique les mêmes remèdes à des problèmes qui n'ont parfois revient à voir. Par exemple, un même enseignement est appliqué pour des enfants dans des zones difficiles où les parents n'ont pas d'activité professionnelle et pour des enfants dans le 16è à Paris ou une petite ville en Province. C'est un peu comme si quel que soit votre maladie,  grippe ou typhus un médecin vous prescrivait le même médicament !

3) Améliorer - Pistes de réflexion - Démarche:  J'apporte des solutions différenciées à chaque problème au lieu d'une réponse unique à tous les problèmes 

 
Ce qu'a fait En Marche : Proposer une autre approche où à chaque problème sa solution, plutôt qu'à chaque problème la même solution et favoriser "l'empowerment", donner les ressources et la liberté à chacun de résoudre les problèmes plutôt que d'attendre que l'Etat le fasse.
 
Aujourd'hui, la plupart des politiques en campagne proposent d'apporter une même solution à tous quelque soit leur problème (il est vrai qu'en terme de communication c'est plus facile de faire passer un message simpliste et erroné qu'un message compliqué et efficace !). Cela représente un coût et un gaspillage énorme pour la société car il n'existe pas de solution miracle capable de résoudre tous les problèmes. Auparavant, c'était tenable car il y avait des problèmes similaires partagés par un grand nombre de personnes (besoin de construction immobilière, manque de main d'oeuvre, manque d'infrastructure pour se déplacer en France en voiture en train, développement d'une production de masse...) qui pouvaient être résolus par des solutions globales appliquées à tous (construction de HLM, grands programmes d'infrastructure..).
 

 

Notre société est beaucoup moins complexe qu'aujourd'hui  (depuis, nous avons une réglementation et normalisation effrénée, évolutions sociologiques: familles mono-parentales ou recomposées), moins mondialisée qu'avant (aujourd'hui, nous avons des tensions plus forte liées aux inégalités plus visibles via les médias et plus grande facilité de déplacement au sein d'un pays et entre pays avec des migrations massives ...) . Nous avions beaucoup plus de ressources (croissance des Trente Glorieuses, exploration pétrolière et des ressources minérales, révolution verte ...) et moins de besoin (plus faible population, moins de véhicules, d'avions, demande énergétique plus faible..), enfin nous n'avions pas encore vu les limites de notre système productiviste et consumériste à tout crin (raréfaction des ressources, réchauffement climatique, réduction drastique de la biodiversité (anthropocène)...)

Révolution en politique : passer du MS-Dos aux smartphones

La fête est finie, ce n'est plus possible, nous n'avons plus les moyens de continuer à agir ainsi mais la politique et les politiciens dans la majorité des cas ont gardé le même OS (système d'exploitation), ils sont sous MS-Dos ( qui date de 1981 !) alors que nous sommes à l'heure du smartphone et des objets connectés. Ils gardent les mêmes réflexes d'il y a vingt ou trente ans et il faut les comprendre c'est difficile de changer d'OS cérébral quand cela fait entre 20 et 40 ans qu'on est dans la politique et que cela a toujours fonctionné de la même manière et pour eux, plutôt bien fonctionné.

 

La seule solution est d'adapter les solutions aux problèmes ce qui évite des dépenses inutiles. Le problème est que l'Etat n'a pas la capacité de résoudre lui-même chaque problème avec une solution adaptée. Compte tenu de tous les cas particuliers, il faudrait des règles infinies, une administration beaucoup plus pléthorique pour des résultats ridicules car en plus les cas particuliers évolueraient tout le temps.

 

La seule solution est que ce soit les acteurs sur le terrain qui connaissent le problème qui résolvent le problème. L'Etat n'a alors plus le même rôle, au lieu de donner des règles inflexibles, il donne un cadre, au lieu d'obliger les acteurs à se conformer à des lignes de budget rigides, il doit donner une enveloppe avec des objectifs clairs. Il ne doit plus contraindre mais encourager les initiatives, donner les moyens aux acteurs d'agir plutôt qu'agir à leur place. Il ne doit plus supprimer les libertés de chacun pour assurer une sécurité digne d'un Etat policier mais donner les moyens à chacun d'avoir la possibilité de choisir sa vie, de lui donner du sens et de partager avec les autres.  

 

La répression totale sans discernement qui est une tendance dangereuse et préconisée par de plus en plus de politiques (en France, aux Etats-Unis et ailleurs) est un pis-aller alors que favoriser le développement de la coopération entre individus,  entreprises, acteurs publics ... en leur donnant les moyens, la liberté de coopérer, en permettant que les meilleures initiatives se propagent sans avoir le couperet de l'Etat tuant dans l'oeuf toutes les bonnes initiatives dès lors qu'elles ne rentrent pas dans le rang est une voie qui nous permettra de pouvoir mieux surmonter les nombreux obstacles face à nous (climat, terrorisme, raréfaction des ressources, migrations...). Cela signifie que l'Etat sache accepter de lâcher son pouvoir central colbertiste et avoir confiance dans les acteurs locaux et leur donner le pouvoir d'agir.  

 

La régionalisation notamment va dans ce sens, mais les "pistes de réflexion" d'Emmanuel Macron vont toutes dans ce sens, plus de flexibilité donnée aux enseignants pour l'Education plutôt qu'un programme rigide dressé par le Ministère de l'Education Nationale, des accords entreprises plutôt que des accords nationaux inflexibles, des associations entre médecins et hôpitaux dans des zones rurales plutôt que des combats corporatistes et nationaux entre hôpitaux et ordre des médecins ...

 

Pour l'individu, le message derrière Choisir plutôt que Subir, c'est de donner à tous la capacité de choisir dans leur éducation, leur travail, leur santé. Après soit ils choisissent de faire des efforts et sont récompensés, soit ils choisissent de ne pas en faire mais c'est leur responsabilité et non plus celle de l'Etat (hormis un filet de sécurité pour les plus démunis ou sur des périodes transitoires le temps de rebondir). Car aujourd'hui, nous sommes dans un monde où pour beaucoup de personnes, quel que soit ses efforts, on reste à la même place en fonction de là où on est né, de ses origines de son éducation.

Last but not least - Contrôler 

 

  • Démarche : Mettre en place les indicateurs à l'aune desquels on pourra vérifier qu'on a atteint notre objectif fixé et communiqué au départ  

 

  • Ce que doit faire En Marche : C'est sur ce point que ce sera jugé Emmanuel Macron s'il arrive aux plus hautes fonctions de l'Etat. Cela signifie qu'il doit dès le départ afficher des indicateurs mesurables pour voir l'impact de ces mesures, sinon il ne sera qu'un feu de paille qui aura fait illusion, un président décevant comme l'a été Obama en particulier lors de son second mandat. Actuellement, c'est sans doute trop tôt pour en parler mais cela doit être fait rapidement s'il devient candidat.

Pour tous les acteurs publics, les régions, les administrations, les départements, les communes, ils devraient tous avoir leurs principaux indicateurs (enseignement, transport, criminalité ..) sur lesquels ils sont missionnés par leurs électeurs visibles en sur leur home page avec la possibilité de voir leur évolution dans le temps en intégrant le nom des élus et les dates auxquelles ils l'ont été afin de voir leur vrai impact.

L'essentiel n'est pas dans le détail des propositions

Oui, cette vision semble utopique, oui ça prendra du temps, mais si l'Etat montre l'exemple avec quelqu'un au sommet de l'Etat qui l'applique (on sera tous extrêmement attentif à cela) et qui s'y tient, on a plus de chances d'y arriver. C'est cet espoir, cette volonté  que j'ai retenu de ce meeting  et qui sont, je pense, partagés par beaucoup de personnes qui entrent dans ce mouvement.
 
Si je voulais faire un parallèle avec mon métier, détricoter l'ensemble des propositions d'Emmanuel Macron et les comparer aux autres candidats, c'est comme énumérer et comparer les fonctionnalités du premier iPhone avec les Nokia, Blackberry, Alcatel et consorts et donc vous êtes vraiment passés à côté de quelque chose ;)
 

 

Bien sûr Emmanuel Macron est loin d'être parfait et peut donner l'impression d'être le premier de la classe qui veut devenir directeur d'école. En tout cas, il propose une démarche pragmatique, fondé sur le terrain avec des solutions qui deviennent de plus en plus concrètes et surtout adaptées aux problèmes actuels.
C'est ce qu'on fait depuis des lustres dans les entreprises et qu'il applique en politique !  Aujourd'hui, on a tendance en particulier à  l'approche des élections à proposer des solutions qui pourraient recueillir le plus de voix mais dont on a aucune idée de l'impact sur le problème ni même si ça résout un problème.
Pour le mouvement En Marche, on part des problèmes en recueillant la voix des citoyens, on l'analyse, et on donne à ceux qui sont le terrain de pouvoir les résoudre dans un cadre stable et sûr. Du bon sens en somme !
NB Quelques infos sur le rédacteur ! J'ai croisé un certain nombre de fois Emmanuel Macron, dans le cadre de Livosphere, faisant partie de la FrenchTech ( Plan Objets intelligents) et étant souvent dans des événements liés à l'innovation (CES Las Vegas, FrenchTech...).  
La fois la plus marquante est lorsque j'ai organisé le déjeuner avec lui et Axelle Lemaire (ce qui m'a valu un selfie inédit ;) sur les objets connectés avec des tartups comme Lima, Withings, Holî , des grands groupes comme L'Oréal, La Poste, Samsung .. (article) C'était le mardi 6 janvier 2015 au CES Las Vegas, un jour avant le terrible attentat de Charlie, qui le lendemain a d'ailleurs créé une forte solidarité au sein de la communauté française et même internationale.
Enfin, vous aurez deviné facilement que je suis aussi adhérent ;)
Dimitri Carbonnelle - A titre personnel ;)

 

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Comment l'IA - Intelligence artificielle change nos comportements  ? Aldebaran, IBM Watson, Craft.AI, Singularity University

La keynote de clôture du Sido (Salon Internet des Objets à Lyon) était sur l'intelligence artificielle et sur comment elle va modifier notre comportement vis-à-vis des objets du quotidien et même modifier nos comportements.

 

La première partie est une présentation de Nell Watson sur l'intelligence artificielle, qui a été à la Singularity University et qui y enseigne aujourd'hui.

Conférence audio disponible ici : 

 

La deuxième partie est un panel que j'anime avec Alexandra Ruez d'IBM Watson, Julien Seret d'Aldebaran (créateur de Nao et de Pepper racheté par SoftBank), de Clodéric Mars de Craft.AI (IA en B2B)  et Nell Watson. La panel est disponible sous format audio ici : 

 

Avant de commencer le panel, j'ai fait une petite introduction sur l'intelligence artificielle qui couvre les principaux points que nous verrons lors du débat : Rôle de l'IA pour simplifier les usages, l'embarqué Vs le cloud, IA spécialisée Vs généraliste et évolution de l'IA qui risque plus de parler avec nos enfants que nous et donc vont jouer un rôle dans leur éducation...

 

 Un petit duo initié avec Pepper, nous a permis de nous mettre en jambe ! 

Introduction :
D'une part, il y a de plus en plus d'objets connectés qui peuvent nous compliquer la vie quand il faut les connecter à son smartphone ou WiFi, comprendre leur application. D'autre part,  les personnes ont besoins de plus en plus de simplicité dans l'usage.
 
L'intelligence artificielle est une des clés car elle permet de faire le pont entre les deux en rendant simple ce qui est compliqué.
 
Pour donner un exemple, une télécommande avec de multiples boutons devient ingérable pour commander sa maison alors en la rendant contextuelle avec l'intelligence artificielle comme la Smart remote de Seven Hugs, il est possible d'ouvrir ses volets en pointant sa télécommande dans leur direction ou monter le son en pointant la télécommande en direction de sa télé, ou d'allumer sa lumière, si on dirige la télécommande dans sa direction.
 
D'autres questions se posent, comme faut-il embarquer l'intelligence artificielle ou la déporter dans le cloud,  ou une plateforme ou est-ce que les deux peuvent être complémentaires ?
 
Vaut-il mieux spécialiser une intelligence artificielle ou la rendre généraliste, où en  sommes-nous aujourd'hui enfin quel est l'intérêt d'incarner l'IA dans un robot ou un objet plutôt que la laisser dématérialisée ?
 
Mais allons plus loin, si vous avez une petite fille, elle va voir des discussions imaginaires avec sa poupée
 
Hello Barbie de MATTEL commence à avoir des conversations simples (cf vidéo) avec elles (en collaboration avec Pullstring, qui a créé ToyTalk qui crée facilement des conversations automatisées).
 
On peut tout à fait imaginer que dans peu de temps, sa fille puisse avoir de vraies discussions avec sa Barbie et luii demander comment on fait des bébés, à quoi ça sert de travailler si on part tôt le matin et revient fatigué le soir, quel métier dois-je faire plus tard, ou des questions plus graves comme pourquoi il y a la guerre ? 
 
Les enfants vont certainement passer plus de temps à parler avec leurs Barbie, oursons , et tous les objets du quotidien qu'avec nous. A ce titre, plusieurs associations s'en inquiètent qui préconisent de laisser ces jouets au placard. 

 

Ces Barbies, robots, objets vont jouer un rôle dans l'éducation des enfants, sachant qu'il y a des dérives possibles comme ça a eu lieu avec le chatbot Tay de Microsoft.

 

Il a été confronté à des adolescents et des groupes de pression qui ont facilement réussi à le détourner et ce qu'il tweet des thèses conspirationnistes notamment .... cf. article dans Le Monde

 

 L'arrivée de l'IA est inéluctable comme l'a été l'électricité, l'informatique, Internet, le smartphone  auparavant. Pour éviter ces dérapages qui peuvent être dramatiques, peut-être faudra-t-il se mettre éduquer ses agents intelligents comme pour les enfants et les mettre à la crèche pour qu'ils fassent la différence entre le bien et le mal !

 

 

Mais comme l'a dit récemment Yann LeCun à la tête du labo d'intelligence artificielle de Facebook, avant d'avoir un IA capable de répondre de manière générale à toutes nos questions, il faudra encore du temps ...

 

 

Conférence complète est ici

 

Dimitri Carbonnelle 

Fondateur de Livosphere

 

Agence IoT, Internet of Things

Recherche de solutions innovantes et startups (conseil, accompagnement dans la conception et le déploiement de votre stratégie Internet des Objets, transformation digitale) et Conférencier

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Retour du CES Las Vegas 2016 et MWC Barcelone - reconnaissance visuelle, gestuelle, IA, voiture connectée...

Le CES Las Vegas est passé il y a deux mois et le MWC s’est achevé récemment. C’est ici l’occasion de présenter les principaux produits et évolutions que j'ai remarqués dans ces deux salons.

 

En bref, concernant le CES, j’ai vu l’évolution des startups et l’arrivée de grands groupes qui adoptent soit des stratégies de startups (notamment le prototype fonctionnel présenté au CES à l’image d’Eram et La Poste) soit les accueillent (La Poste et Engie). Les startups ont mûries, les plus anciennes Withings, Netatmo, Parrot sont « plus sages » et commencent à être rejointes par de nouvelles (Giroptic, Hexo+) dont certaines tout juste sorties d’Eurêka Park (Lima).

 

Enfin, les tendances de fonds au CES sont 

  • Le développement de l'interface naturelle dans l’Internet des Objets en particulier la reconnaissance vocale et gestuelle qui vont enfin les rendre indépendants des smartphones (car il n’y a plus besoin de leur écran)
  • Les débuts de l’intelligence artificielle
  • Des produits modulaires favorisant leur réparation et évolutivité et potentiellement un nouveau modèle économique (à l’image des In-App)
  • L’apparition d’objets connectés robotisés (au-delà de la serrure connectée existant déjà).
  • Un focus sur la voiture connectée et autonome qui concentre l'ensemble de ces technologies (et qui fera l'objet d'une étude spécifique que je finalise avec Les Echos).

MWC - Mobile World Congress Barcelone

S’agissant souvent de technologies sous-jacentes au mobile et objets connectés, le MWC est moins spectaculaire (hormis les smartphones) que le CES en revanche, il permet d’anticiper sur les technologies qui seront largement répandues dans les prochaines années au CES et dans les produits.

 

Pour le MWC, les principales tendances que j’ai identifiées sont :

  • L’omniprésence de la 5G avec une promesse : la réduction du délai de latence (plus que l’augmentation du débit) qui n’arrive malgré tout qu’en 2020 au plus tôt (et vers 2023 pour IoT)
  • L’arrivée de nombreuses technologies intermédiaires (NB-LTE, NB-IoT, LTE-M…) en plus de Sigfox et Lora
  • La réalité virtuelle mise à toutes les sauces en combinaison avec des smartphones (cf Samsung et LG qui intègre un peu de modularité) ou sans smartphone (HTC Vive)
  • L’arrivée en force de Huawei avec la moitié d’un Hall qui présente des produits et solutions couvrant un champ très large autour des réseaux telcos, IoT, cloud...    

Quelques autres points :

  • L’arrivée de l'eSim, la percée de la biométrie
  • « Le quasi abandon d’AllJoyn » par Qualcomm qui rejoint OIC (Open Internet Consortium) pardon OCF (Open Connectivity Forum) !

CES Las Vegas et la FrenchTech 

CES FrenchTech

La France était particulièrement bien représentée avec ses start-ups qui représentaient près de 30 % des start-ups (128 dans l’Eurêka Park contre 32 % pour les Américains).

 

Il y avait de très nombreuses nouvelles start-ups donc Sensorwake, un réveil olfactif,  Romy (machine capable de concevoir des crèmes personnalisées en fonction de ses habitudes… et données remontées par les objets connectés de l'utilisatrice (montre et bracelet connecté, par exemple), B-sensory (sextoy connecté à des lectures érotiques), 10-Vins ( machine permettant de carafer le vin en quelques minutes), Oliba (tracker pour ne pas perdre le doudou), Bubbles ( Bulles de rechargement intégrant des beacons en B2B mais aussi en B2C  avec le PSG notamment)

Le nouveau  modèle économique : le consommable

 

La plupart des startups ont tiré la leçon de l’un des affres liés aux objets connectés, leur modèle économique.

 

L’effet ciseaux peut être fatal entre la baisse des prix des produits et la hausse des coûts des services liés aux objets connectés (support, hébergement, sécurisation…) qui ne peut être compensé par des ventes de services qu’un nombre marginal de consommateurs sont prêts à payer. La seule solution en B2C (hors B2B comme marque blanche, OEM, co-branding..) est la vente de consommables qui a été la vache à lait de fabricants comme HP pour les imprimantes ou Nespresso.

 

Sensorwake vend des capsules de parfum créées par Givaudan, société suisse, leader mondial de l’industrie de la parfumerie et des arômes, 10-Vins vend des flacons de vin spécifiques à D-Vine (la machine) et authentifiés par NFC (un flacon par verre), Romy vend ses dosettes de cosmétiques, B-Sensory vend les livres électroniques. Bubbles a lui un modèle économique fondé sur le B2B soit la location à des CHR Cafés Hotels Restaurants, magasins soit des partenariats avec des marques qui peuvent proposer leurs produits via des notifications push (ex : produits L’Oréal chez des coiffeurs ou des produits licenciés du PSG pour des Bubbles vendus au grand public), Breazit devenu Lumière pour le diffuseur connecté d’huiles essentielles.

 

Prynt (Polaroid pour smartphones) et encore avant Kolibree (avec ses brossettes) avaient initié le mouvement (cf debrief du CES 2015)

Les startups deviennent des scale-ups.

 

L’Eurêka  Park, Mecque de l’innovation n’accueille les startups normalement que deux ans de suite ce qui présente un double intérêt : un prix pour un stand nu d’environ 1000 USD  et la certitude d’avoir tous les médias, politiques, distributeurs passer près de votre stand.

 

L'année d'après il est possible d'aller à l’Eureka Park Next, plus cher environ 6000 USD mais moins couru (Holî y était après quelques années sur Eurêka Park ;)

 

Le grand saut, ce sont les autres Halls, pour beaucoup South Hall où sont notamment  les Parrot, Withings, Netatmo et consorts …  Giroptic (Caméra 360¨) et Hexo+ (drone suiveur avec caméra) étaient déjà en dehors de l’Eurêka Park l’année dernière. En revanche, c'était une première pour Lima (NAS / stockage de données) et le coût supérieur (10 000 USD pour le stand nu aux alentours de 30 000 USD pour l’installation …)

 

L’année prochaine ce sera très intéressant de voir les startups françaises qui ont réussi à rentrer dans le grand bain sachant qu’en 2014, il y avait une trentaine de startups de la FrenchTech à Eurêka Park, en 2015, 67 et 128 en 2016.

 

En reprenant le debrief que j’avais fait du CES 2014, j’ai retrouvé parmi les nouvelles startups Kolibree (brosse à dents), Mother de Sen.se (racheté), Medissimo (chez La Poste) dans les grands halls du CES 2016.

 

Ceux qui n’étaient pas au CES sont Okidokeys (racheté par Somfy), Cityzen Science, ISKN (stylo), Meg (pot de fleurs), BodyCap (thermomètre sous forme de pilule à ingérer). Signée (boîte aux lettres connectée) n’était pas lui à Eurêka.

 

Il y aura certainement un gros taux de chute l’année prochaine ce qui est normal pour des startups mais aussi beaucoup de scale-ups.

Les Usual Suspects : Parrot, Withings, Netatmo (ci-contre photo des produits CES 2015)

 

Les Usual Suspects des objets connectés au CES sont Parrot, Withings et Netatmo et ils ont été nettement plus sages que l’année dernière

 

L’année dernière, les Withings et Netatmo avaient fait feu de tout bois en matière d’innovation en lançant chacun une caméra Home et Welcome en même temps que Myfox et Awox. Cela constituait une vraie rupture en ouvrant une nouvelle catégorie de produits pour eux sur un marché, il est vrai, en très forte croissance mais très concurrentiel (cf Nest Cam ex DropCam, Logitech, Xiaomi…). Withings a en plus lancé sa montre connectée Activité et Pop, aussi un nouveau marché pour Withings.

 

Pour Withings, cette course à l’innovation qui s’est traduite en multiplication de produits et catégorie de produits a dû représenter un vrai challenge. Cela s’est sans doute répercuté sur les produits qui ont eu pas mal de défauts de jeunesse (Aura, Pop et Home) et sur un risque de brouiller l’image de la marque centrée sur le bien-être et la santé et qui s’étend sur le « lifestyle » avec sa montre Activité et la sécurité (caméra qui intégrait un capteur de CO2 …)

 

Netatmo créait aussi une nouvelle catégorie avec sa caméra Welcome en intégrant une fonction de reconnaissance faciale embarquée (et non dans le cloud).

 

Parrot l’année dernière lui avait lancé H2O, son pot de fleurs connecté (plus une version avec bouteille d’eau après son Flower Power du CES 2014) et ses mini-drones Bebop. (cf Article sur mes prédictions sur Parrot en 2016)

En 2016, restons sages

 

Cette année, tout le monde a été plus sage. Netatmo a décliné sa caméra intérieure en une version extérieure capable de reconnaître si un animal, un véhicule ou une personne est passé devant. C’est une bonne extension de gamme tout en gardant une cohérence dans les produits (avec la reconnaissance visuelle)

 

Withings revient à ses premières amours le bien-être et la santé avec des produits nettement plus simples que les années précédentes : un thermomètre connecté et un tracker d'activité utilisant l(e-Ink pour accroître fortement l’autonomie.

 

Parrot a lui choisi de développer Disco, une aile volante, première du genre mais dans la continuité de ses drones (avec des sensations différentes comme un planeur versus un hélicoptère).  

Même si Mother de Sen.se n’est au CES que depuis 2 ans et a été racheté, de par sa figure emblématique, Rafi, il est intéressant de voir son évolution.

 

J’avais été très sceptique sur le succès de Mother à son lancement où je disais que vendre Mother était un peu comme vouloir grimper l’Annapurna par la face Nord et que Rafi était le Michel Herzog des objets connectés (ce qui rétrospectivement a du vrai)  (cf CES 2014). Il est très difficile de vendre un produit générique quand un marché commence à décoller. C‘est un peu comme vendre un couteau-suisse à quelqu’un qui n’a jamais vu de couteaux et de miser sur le fait que le marché des couteaux suisses dépassera celui des couteaux normaux.

 

Cette année, Sen.se a fait deux pivots majeurs, il a créé des Peanuts (ex Motion cookies en couleur) spécifiques à des usages et il a permis d’utiliser le Peanut sans passer par la Mother (communication en 868 Mhz propriétaire avant, remplacé sur le Peanut par une connexion Bluetooth).

 

Il a aussi créé une catégorie d’usages pour les seniors avec la Silver Mother. Je devine que la prochaine version intégrera du Sigfox pour se débarrasser complètement du fil à la patte du smartphone afin de savoir si Mamie a bien pris ses médicaments sans qu’elle ait nécessairement le Bluetooth activé sur son iPhone 6s ou Samsung G7 !

 

On verra si cela sera suffisant pour attirer les clients...

Les grands groupes et marques

 Accueil des startups

 

De nombreux groupes et marques ont fait leur premier pas au CES avec différentes stratégies.

 

Au préalable, saluons La Poste qui était déjà fortement présente l’année dernière et a fait coup double en présentant Domino, son premier objet connecté et en invitant startups ( dont Medissimo, Netwyse Labs avec le Gablys, Sensing Labs…) et groupes (Atol, Malakoff Médéric, Legrand) et en créant des scénarios et applications combinant les différentes solutions de chaque entreprise via son Hub domotique.

 

 

 

 En plus de leurs solutions, Engie accueillait aussi de nombreuses start-ups (installé à l'Eurêka Park ! ce qui était assez inhabituel),

 

Dassault Systèmes a fait son premier CES ainsi que Airbus qui, vu son stand ressemble à une jeune startup inexpérimentée qui n'a pas réussie à se caser à Eurêka Park (c'est une des divisions allemande qui y